Malgré les avertissements répétés concernant ses effets sur le changement climatique ainsi que l’épuisement des gisements, les dernières estimations du World Energy Outlook 2009 montrent que le charbon restera la principale source d’énergie dans les prochaines décennies. Son utilisation devrait même doubler à l’horizon 2030, ce qui représente 5 % de plus par rapport aux estimations précédentes. Cet ajustement prend en compte une augmentation de 10 % prévue dans les pays d’Asie non-membres de l’OCDE, ainsi qu’une diminution de 8 % dans la zone OCDE. Aujourd’hui, une capacité additionnelle de 217 GW d’énergie à base de charbon est produite à travers le monde, dont 80 % hors zone OCDE, principalement en Chine.

L’efficacité de la combustion du charbon continue à s’améliorer, ce qui encouragera probablement son utilisation. Les technologies dites supercritiques ou ultrasupercritiques devraient faire augmenter les taux d’efficacité de la combustion de 35 % en 2007 à 40 % d’ici 2030. Cette amélioration entraînera une diminution relative des émissions de CO2. Et comme la gazéification et la liquéfaction du charbon pourraient être des sources alternatives de carburant, le charbon en devient une source d’énergie d’autant plus attractive.

Toutefois, bien que le caractère polluant du charbon soit susceptible de s’atténuer, le problème de fond demeure : les réserves de charbon accessibles, y compris en termes de coûts, s’amenuisent. D’après British Petroleum, si le taux d’exploitation actuel se maintient, les réserves mondiales pourraient être épuisées dans un peu plus d’un siècle. Si l’efficacité et l’utilisation du charbon augmentent encore, ce déclin pourrait s’accélérer.


World Energy Outlook 2009 est disponible sur www.oecd.org/librairie, ISBN 978-92-64-06130-9


©L'Observateur de l'OCDE N° 278 mars 2010

Radovan Stoklasa/Reuters

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est, dans de nombreux pays, un objectif crucial des politiques énergétiques. Comme la consommation d’énergie continuera de croître à moyen et à long terme, même si la récente crise financière pourrait la freiner momentanément, tous conviennent de la nécessité de favoriser le développement et l’exploitation de toutes les solutions alternatives au carbone envisageables. Quel rôle peut jouer l’énergie nucléaire?

Kimberly White/Reuters

Alors que les ministres de l’énergie de plus de 50 pays se réunissent fin mars à l’occasion du Forum international de l’énergie à Cancún (Mexique), la nécessité – et la possibilité – du dialogue entre producteurs et consommateurs s’impose plus que jamais.

Sukree Sukplang/Reuters

L’aquaculture peut-elle contribuer à assurer l’approvisionnement alimentaire à l’avenir ? Oui, mais certaines difficultés doivent être surmontées.

Fayaz Kabli/Reuters

L’agriculture mondiale doit relever un formidable défi dans les 40 prochaines années : produire 50 % d’aliments en plus d’ici 2030 et le double d’ici 2050. Avec des pressions croissantes issues de l’urbanisation, de l’industrialisation et du changement climatique, une bonne gestion de l’eau sera vitale.

Cheryl Ravelo/Reuters

Salués il y a peu comme successeurs imminents des combustibles fossiles, les biocarburants traversent une passe difficile. Le temps de freiner est-il venu ?

JP Moczulski/Reuters

L’agriculture ne fait pas que contribuer au changement climatique et en subir les effets. Elle peut aussi faire partie de la solution.

L’agriculture et les systèmes agroalimentaires mondiaux pourront-ils subvenir aux besoins des neuf milliards d’individus qui devraient peupler la planète en 2050 ? Les prédictions de famine mondiale ne sont pas nouvelles, mais les revers récents de la lutte contre la faim ont replacé l’agriculture au centre des discussions internationales.

Les informations fiscales pays par pays peuvent‑elles contribuer à accroître les recettes au service du développement ? La réponse n’est pas si simple.

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La biotechnologie, en constante évolution, est devenue un moteur potentiel de production écologiquement viable et une source avérée d’innovations diverses dans l’agriculture, l’industrie et la médecine. Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle bioéconomie ? La réponse dépendra des politiques publiques.

L’usage des technologies de l’information et des communications est moins courant dans la santé que dans beaucoup d’autres secteurs, malgré ses avantages, notamment en matière de coûts. Les responsables politiques peuvent aider à combler ce retard.

Plus que jamais, les énergies renouvelables restent à l’ordre du jour malgré les résultats mitigés du sommet de Copenhague. Comment optimiser leur installation, favoriser leur extension et améliorer leur rendement énergétique ? Piste récemment privilégiée des chercheurs : les villes.

Malthus est mort, mais la prospérité générale ne garantit ni le bonheur ni la paix. Tel est le message principal de La prospérité du vice : Une introduction (inquiète) à l’économie, le nouveau livre de Daniel Cohen. Professeur à l’École normale supérieure et directeur adjoint de l’École d’économie de Paris, l’auteur passe en revue les quatre derniers siècles et, dans le sillage de grands économistes, historiens et sociologues, aboutit à ce constat : la prospérité ne suffit pas à garantir la paix et le bonheur. Si le ton de l’ouvrage est assez pessimiste, le talent pédagogique de Cohen le rend néanmoins stimulant et instructif.

Une adhésion qui marque un tournant; Alléger la pression fiscale; Économie; Haïti; Investissement; Aide et climat; Verbatim; Nouvel Économiste en chef

La reprise qui s’est amorcée il y a quelques mois dans plusieurs économies nonmembres a désormais gagné l’ensemble des pays de la zone OCDE. Cependant, dans la plupart des pays de l’OCDE, la croissance fluctuera vraisemblablement autour d’un taux tendanciel peu élevé dans la période à venir. Elle est encore freinée en effet par de forts vents contraires, à l’heure où les ménages, les institutions financières, les entreprises non financières et, en fin de compte, les États doivent reconstituer leurs bilans. Dans ces conditions, le chômage devrait progresser et l’inflation, déjà faible, sera encore soumise à des pressions à la baisse. Il faudra attendre quelque temps avant que la reprise ne soit suffisamment forte pour commencer à réduire le chômage.

Selon les estimations de l’OCDE, la demande mondiale d’électricité a diminué en 2009 pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. La demande d’électricité a augmenté tout au long de la seconde moitié du XXème siècle, et a été à peine ralentie par les crises pétrolières des années 1970, le krach d’octobre 1987 et l’éclatement de la bulle Internet en 2000. Mais la crise de 2008 l’a fait baisser de 1,6 %, selon les chiffres de l’OCDE dérivés des dernières prévisions du FMI sur la croissance du PIB en 2009.

La façade du bâtiment de l’Internal Revenue Service à Washington DC arbore une citation du poète, auteur et juge américain, Oliver Wendell Holmes : « Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée ». C’est la perspective d’améliorer la gouvernance par le biais des recettes publiques qui est importante pour la société civile, et chacun a son rôle à jouer.

Aujourd’hui, la plupart des débats sur la fiscalité et les pays en développement portent sur la fuite des recettes fiscales vers les paradis fiscaux offshore. Mais les pays en développement doivent aussi être attentifs à la question des prix de transfert. Ils éviteraient ainsi des pertes fiscales au niveau des transactions transnationales effectuées par les multinationales. Explication.

Un certain nombre de grandes entreprises commencent à considérer la discipline fiscale comme partie intégrante de leurs responsabilités sociales. D’autres devraient suivre leur exemple.

Une femme sur neuf est atteinte par le cancer du sein au cours de sa vie, et une femme sur trente en meurt. Les taux de survie augmentent, grâce à une meilleure information, des diagnostics plus rapides, de nouveaux médicaments et des traitements améliorés. Mais il existe de grandes disparités entre pays de l’OCDE en matière de dépistage. Par exemple, près de 90 % des femmes entre 50 et 69 ans se font dépister chaque année aux Pays-Bas et en Finlande, mais seulement 20 % en République slovaque et au Japon. Certains pays dont les taux de dépistage étaient bas en 2000, comme la République tchèque et la République slovaque, ont bien redressé la barre en 2006. Mais des pays actifs en la matière, comme les États-Unis, la Finlande ou la Norvège, ont perdu du terrain.

Les dernières estimations montrent que les fusions-acquisitions internationales ont diminué de 56 % en 2009 par rapport à 2008. C’est la plus forte baisse de ces dernières années. Une grande partie de cette diminution a été causée par la chute de 60 % des fusions-acquisitions d’entreprises basées dans la zone OCDE, passant de plus de 1 billion de dollars à 454 milliards de dollars.

Réformer les systèmes fiscaux peut favoriser le développement en renforçant l’autonomie des gouvernements. Cela peut aussi susciter des réformes plus vastes.

Les entreprises européennes ont été déçues par l’accord de Copenhague sur le changement climatique. Propositions pour aller de l’avant.

À Copenhague, les dirigeants de la planète ont avancé ensemble sur le dossier du changement climatique. Cette année, il faudra faire davantage.

Alors que la tempête financière se calme quelque peu, l’heure est à l’évaluation complète des dégâts. Selon Tendances des marchés de capitaux, entre le début de la crise et octobre 2009, les gouvernements et les banques centrales des États-Unis et d’Europe ont apporté plus de 11 billions de dollars d’aide aux banques et autres entreprises financières, sous forme d’injections de capitaux, d’achats d’actifs, de garanties et facilités d’emprunt etc. Ce chiffre ne tient pas compte des coûts économiques et sociaux plus généraux, comme les pertes d’entreprises, les suppressions d’emplois et les autres retombées de la crise. Il représente néanmoins, selon un journaliste du Dow Jones, un coût de plus 1 600 dollars par personne dans le monde.

Alors que les régulateurs et les décideurs politiques continuent à réfléchir à de nouvelles règles sur les services financiers, les marchés boursiers sont en pleine expansion et les banques recommencent à verser des bonus. 2010 sera-telle l’année des bonnes résolutions ou se dirige-t-on au contraire, faute de mesures correctives, vers une nouvelle crise financière dans les mois ou les années qui viennent ?

Depuis la fin des années 1990, les questions de stabilité financière font l’objet d’une attention croissante. La crise asiatique de 1997, la faillite du fonds d’investissement Long-Term Capital Management (LTCM) en 1998 et la récession mondiale de la fin des années 1990 ont toutes été marquées par une spéculation dangereusement élevée et une mise en péril du fonctionnement des marchés financiers. En conséquence, de nombreuses banques centrales ont mis en place des services spécifiquement chargés de la stabilité financière, les rapports sur ce sujet se sont multipliés, et le Forum de stabilité financière a connu un regain d’intérêt.

Malgré la crise mondiale, la consommation de viande devrait augmenter dans les 10 prochaines années, parallèlement à la croissance de la population et du pouvoir d'achat dans la plupart des régions du monde. En 2018, nous consommerons plus de 320 millions de tonnes de viande par an, environ 20 % de plus qu'en 2006-2008. Dans les pays en développement, la consommation de viande par habitant augmentera de 16 %. Elle devrait passer de 24 kg par habitant et par an à 27 kg en 2018, une croissance plus rapide que celle de la population. Le type de viande consommée varie selon les régions et les modes de vie. Par exemple, selon l'importance de la production nationale de boeuf, comme en Afrique de l'Est, ou selon l'existence ou non d'interdits religieux, comme celui de manger du porc au Moyen- Orient et en Afrique du Nord. De plus, une augmentation des revenus pourrait mener à un accroissement des importations de boeuf, comme en Asie du Sud-Est.

Un système de réserve de céréales à trois niveaux pourrait protéger les pays pauvres contre l'instabilité et les flambées des prix alimentaires, et aiderait à répondre aux crises alimentaires.

La série de catastrophes naturelles qui a frappé les régions du Pacifique et de l'Océan indien ces dernières semaines a laissé un lourd bilan humain et écologique. Des milliers d'hommes et de femmes ont péri, des vies et des communautés entières ont été dévastées. Aurait-on pu éviter ou atténuer cela ? Nous avons déjà connu une situation similaire, notamment après le tsunami qui a frappé l'Asie du Sud et la côte orientale de l'Afrique en 2004. Les derniers tsunamis, typhons et tremblement de terre nous ont tragiquement rappelé la vulnérabilité de certains habitats, et soulignent l'importance d'intégrer le risque de catastrophe naturelle dans les pratiques liées au développement.

Tandis que se déploient les actions d'assistance, il est utile de tirer les leçons des catastrophes passées. Nombre des ces enseignements ont été regroupés sur le site de la direction de la Coopération pour le Développement (www.oecd.org/cad). Les auteurs indiquent que les dégâts causés par les catastrophes naturelles peuvent anéantir des années d'aide au développement, et que même une aide humanitaire bien intentionnée peut venir gâcher certaines avancées. Quelques principes clés peuvent aider à éviter certains chausses-trappes.

Ainsi, il faut recenser les besoins réels, notamment en donnant la priorité aux questions considérées comme urgentes par les « bénéficiaires de l'aide » eux-mêmes, plutôt que par les organismes d'aide.

De même, le pouvoir de l'information est crucial : « L'information sur l'aide et les programmes de développement est le point de départ qui permet aux gens de décider par eux-mêmes de la manière dont ils veulent mener leur vie. »

La prévention est également essentielle, comme le savent les professionnels de l'aide. Les tsunamis et les tremblement de terre sont inévitables, mais la réduction des risques et une préparation adéquate peuvent permettre aux communautés et aux pays de mieux faire face aux futures catastrophes et de mieux gérer leurs suites. Répondre à l'urgence est nécessaire, mais l'objectif final doit être que les rescapés retrouvent une vie normale, voire si possible qu'ils améliorent leurs conditions de vie.

Autre exigence fondamentale, pour améliorer l'aide humanitaire et l'aide au développement, il faut continuer à apprendre.

Bien entendu, certaines leçons sont récurrentes. Comme l'a écrit Richard Manning, ancien président du Comité d'aide au développement de l'OCDE, « le séisme à l'origine du tsunami a été très court, mais il nous a transformé à jamais. Il nous a beaucoup appris sur notre condition de mortels, le développement, l'environnement, mais aussi sur l'aide, la solidarité et la coopération entre les continents. »

Voir aussi « Le tsunami : quelques réflexions », L'Observateur de l'OCDE n° 246/247, décembre 2004-janvier 2005, et « Réflexions sur le tsunami : concrétiser les engagements », n° 249, mai 2005.

Le 7 septembre 2009, un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a dénoncé le rôle important de la « domination du dollar » dans les déséquilibres globaux récents, notamment des balances commerciales et des comptes des opérations courantes, qui ont contribué à la crise économique mondiale.

Données économiques

PIB +0,43% T1 2017
Échanges exp +3,0% ; imp +4,0% T1 2017
Inflation annuelle 2,4% avril 2017
Chômage 6,008% mars 2017
Mise à jour: 22 juin 2017

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