Ammar Awad

Le secteur du tourisme a montré ces dernières années une remarquable résilience, en dépit de l’instabilité politique, des guerres, des catastrophes naturelles et de la crise financière mondiale. Le Japon en est un bon exemple : le nombre de touristes s’est effondré après le séisme et l’accident nucléaire de Fukushima en 2011. Mais en 2013, le pays a enregistré le chiffre record de plus de 9 millions de visiteurs. 

©Jackie Naegelen/ReutersJ

L’automobile a été fort malmenée depuis le début de la récession en 2008. Même avant la crise, on percevait l’émergence de nouveaux modèles appelés à remodeler durablement tout le secteur. 

Toru Hanai/Reuters

Des événements majeurs comme le séisme au Japon ou la crise de l’euro peuvent avoir des effets bien au-delà de la zone immédiatement concernée. Plus récemment, la crise du budget aux États-Unis a entraîné la fermeture de larges pans de l’administration et des services publics et fait craindre un défaut de paiement qui aurait été le premier dans l’histoire du pays. 

©Eric Piermont/AFP

L’Irlande a assuré la présidence de l’Union européenne pendant la première moitié de 2013. Des progrès importants ont été accomplis dans des domaines clés, tels que l’union bancaire et la gouvernance économique, mais il reste beaucoup à faire pour rétablir la confiance envers l’Union européenne, en particulier celle des citoyens.

L’Irlande sort aujourd’hui du plan d’aide de trois ans de l’UE et du FMI. La croissance est là, les finances publiques sont stabilisées et le chômage recule. Notre stratégie fonctionne et les Irlandais retrouvent le chemin du travail.

La crise économique de 2008 a redessiné la carte des flux financiers dirigés vers l’Afrique et souligné deux tendances majeures : une forte progression de l’investissement direct étranger (IDE) et une augmentation parallèle des envois de fonds des travailleurs émigrés. Ces envois ont dépassé les apports d’aide et les flux d’IDE, avec un taux de croissance moyen de 7,7 % pour la décennie écoulée. 

Environ 21 % des travailleurs sont surqualifiés pour leur emploi. C’est l’une des principales conclusions de la première édition des Perspectives de l’OCDE sur les compétences, qui présente les résultats d’une enquête sur les compétences menée auprès de 157 000 adultes dans 24 pays et régions.

Un monde exempt d’extrême pauvreté n’est pas une utopie mais un objectif réalisable. Pour y parvenir, nous devons d’urgence relever certains défis, notamment celui de revoir nos objectifs de développement. 

Si la Chine domine les échanges et l’investissement sur le continent africain, l’Inde et la Corée lui opposent une concurrence de plus en plus vive. Comment les pays africains peuvent-ils bénéficier de cette évolution ? Et quel rôle pour les partenaires traditionnels de la zone OCDE ?

Depuis quelques années, les matières premières sont l’un des principaux moteurs de la croissance africaine. Pourtant, curieusement, la contribution des ressources naturelles à la croissance du PIB de l’Afrique (+5 % en moyenne sur la dernière décennie) a été bien moins forte qu’elle n’aurait pu l’être. 

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Des études de cas sur des produits spécifiques, notamment électroniques, montrent une tendance à une inégale répartition de la création de valeur entre les activités d’une chaîne de valeur. Les activités en amont (développement de nouveaux concepts, R-D, fabrication de composants clés) sortent gagnantes, mais les activités en aval (marketing, stratégie de marque, services aux clients) ne sont pas en reste.

© BAD

L’économie africaine a connu une forte expansion ces dernières années. Êtes-vous confiant pour l’avenir ? 

Michael Dean/OCDE

Sunday Ogungbesan, du Service fiscal fédéral du Nigeria, signe la Convention modifiée concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale, en présence du Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurría, en mai 2013.

©Mischa Keijser/AFP

Depuis 1997, les Pays-Bas disposent d’un mécanisme de déduction fi scale pour encourager les investissements dans les technologies d’économie d’énergie et la production durable d’énergie. Ce dispositif (Energy Investment Tax Allowance, ou EIA) permet de réduire l’investissement initial des entreprises dans les technologies les plus récentes d’économie d’énergie et d’énergie durable.

La Grande récession − la crise fi nancière, économique et sociale qui a éclaté fi n 2007 – a été l’une des plus longues et des plus profondes des cinquante dernières années. Rien de surprenant, donc, à ce que l’annonce d’une reprise ait été accueillie avec un tel enthousiasme. Mais cette reprise sera-t-elle assez solide pour permettre aux économies de l’OCDE de retrouver toute leur puissance ?

« Une carrière politique ne vous prépare pas à gouverner », déclarait l’un des personnages de Yes Minister, une série télévisée satirique britannique des années 70. Il avait raison ! Pour tout politicien fraîchement élu, l’État apparaît comme un entrelacs difficile et complexe où se prennent (voire se bloquent) des décisions et où s’appliquent des politiques.

Les efforts de développement sont souvent freinés par le manque de données. Il faut faire bien plus pour améliorer les statistiques officielles des pays en développement, particulièrement en vue des nouveaux objectifs de développement pour l’après-2015. 

Pour rendre le cadre d’imposition  internationale plus efficace, une plus grande  transparence entre les juridictions sera  indispensable. Une plateforme d’échanges  automatique, renforçant d’autres mesures  destinées à empêcher les fraudeurs de  se cacher derrière les frontières, est en  préparation.

On s’intéresse toujours de près à la manière dont les multinationales et leurs entreprises associées valorisent leurs transactions internes à des fins fiscales, et plus encore depuis le début de la crise. La méthode largement acceptée consiste à comparer la valeur de ces transactions avec des transactions analogues sur le marché libre. Cette approche dite de pleine concurrence a ses détracteurs et ses méthodes rivales. En voici les avantages et les inconvénients. 

Les budgets publics ont été mis à rude épreuve par la crise économique mondiale, avec les renflouements d’entreprises puis la nécessité de répondre aux hausses massives du chômage. Les décideurs n’ont eu d’autre choix que de réduire les services publics et d’augmenter les impôts sur le revenu et la consommation. Il n’était donc guère étonnant de constater la colère des hommes politiques et des citoyens apprenant que de grandes entreprises, dont certaines icônes de la nouvelle économie, ne payaient que très peu ou pas d’impôts, y compris dans des pays où elles réalisaient des bénéfices considérables.

©Thomas Mukoya/Reuters

Une ONG locale appuie le développement rural dans la Province Orientale, au Nord-Est de la République Démocratique du Congo (RDC). ACIAR* (Appui à la communication interculturelle et à l'auto-promotion rurale) vise à relancer la filière café en Ituri à travers une réponse intégrée aux dégâts sociaux et économiques causés par un conflit d’une rare violence entre 1998 et 2004. Malgré l’intérêt des bailleurs de fonds internationaux, du marché et des autorités congolaises pour le café, il est difficile pour une ONG de terrain, dans une zone aussi abîmée et reculée, de connecter les producteurs de café à l’ensemble des acteurs de la filière.

À en juger par les gros titres des médias, l’heure est à l’afro-optimisme. Assistons-nous au décollage économique de l’Afrique ? Le projet Perspectives économiques en Afrique, fruit d’un  partenariat de plus de dix ans entre le Centre de développement, la Banque africaine de développement, le PNUD et la Commission économique pour l’Afrique, propose une analyse contrastée de son « émergence ».

L’OIT estime qu’au moins 2,45 millions de personnes dans le monde sont actuellement victimes d’exploitation au travail, et qu’en outre 1,2 million font l’objet d’un trafi c d’êtres humains chaque année, tant au niveau international que dans leur propre pays. Parmi elles, 80 % sont des femmes et des fi lles, selon l’ONU. 

L’OCDE s’est muée en guide pour les politiques publiques – nationales, régionales et locales – les plus diverses, avec l’objectif affiché de promouvoir le progrès humain. Mais, dans son évolution actuelle, prend-elle une voie nouvelle ou reste-t-elle captive de son passé ?

Régulation laxiste, gouvernance floue, cupidité ou simple malchance : au tribunal de la crise, les banques font figure d’accusées. Les gouvernements ont planché sur des réformes pour remettre de l’ordre dans le secteur financier et améliorer sa gouvernance, mais beaucoup reste à faire. Pour cela, quelques principes de l’OCDE pourraient s’avérer utiles.

D. Hurst/Alamy

Les transports sont non seulement un moteur essentiel de l’activité économique, mais aussi un secteur d’activité majeur. Si les transports ont souffert de la crise économique, conséquence du ralentissement des échanges et de l’activité en général, ils peuvent également être une source de reprise. Nous avons demandé à José Viegas de nous l’expliquer.

Shutterstock.com

Le ralentissement de la croissance en Chine est-il un phénomène appelé à durer ? Que signifie-t-il pour le reste du monde ?  La reprise graduelle aux États-Unis n’est pas encore suffisamment solide pour tirer le reste de l’économie mondiale. La magie de l’Abenomics n’a pas encore opéré au Japon, si toutefois elle le fait un jour. Quant à l’Europe, elle est manifestement groggy. La Chine peut-elle alors être le nouveau moteur de l’économie mondiale ?

La nouvelle base de données sur les échanges en valeur ajoutée, développée par l’OCDE et l’OMC, améliore tant la manière de mesurer ce domaine que l’approche des décideurs politiques. Cette initiative renouvelle notre vision des échanges et les hisse parmi les priorités de la Présidence britannique du G8.

Est-on entrés dans le siècle de l’Asie ? La croissance et le progrès social y ont connu un essor enthousiasmant. Selon toutes les prévisions, ce dynamisme devrait se poursuivre au cours de cinq années à venir. Cependant, le Southeast Asian Economic Outlook 2013 fait apparaître une ombre au tableau : le continent doit s’attaquer à la pauvreté et à d’importants écarts de développement.

Les petites et moyennes entreprises comptent au maximum 250 salariés, mais représentent quelque 90 % de l’emploi dans la zone de l’OCDE. Pour relancer l’économie, il faudrait donc privilégier ces moteurs de l’activité.

Données économiques

PIB +0.6% T4 2017
Échanges exp +2.7% ; imp +3.0% T4 2017
Inflation annuelle 2,8% juin 2018
Chômage 5.2% mai 2018
Mise à jour: 02 août 2018

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