Une politique économique ne peut être opérante que si ses concepteurs – et les électeurs auxquels ils sont redevables – savent comment va l’économie. Pour appréhender l’économie dans sa globalité, on se base sur les statistiques disponibles. 

©David Rooney

Pour rester parmi les plus modernes et productives du monde, les industries japonaises ont besoin d’accéder aux connaissances, à la technologie, aux compétences et aux ressources d’autres pays.

Carlos Ghosn, patron de Nissan ©Reuters

Des dirigeants étrangers commencent à marquer de leur empreinte quelques grandes entreprises japonaises, mais le reste du pays suivra-t-il ? Le changement pourrait passer par l’éducation.

©Reuters

Dès 1984, le film Ghostbusters annonçait la fin du livre papier avec cette réplique culte : « Gutenberg est mort, vous savez ? ».

©Grigory Dukor/Reuters

Si l’on croit sans doute davantage aujourd’hui aux chances d’une reprise, la crise mondiale a laissé des traces profondes et soumis toutes les économies à rude épreuve. Assurer une croissance à long terme inclusive est un objectif majeur des pays de l’OCDE et une préoccupation centrale de la présidence russe du G20. Des réformes sont indispensables pour atteindre cet objectif, mais d’autres mesures, budgétaires par exemple, peuvent également être utiles.

Lors de la 11e table ronde de L’Observateur de l’OCDE, nous avons posé aux ministres des Finances russe, finlandais, sud-africain et britannique la question suivante :

« Quelles mesures budgétaires adoptez-vous pour assurer une croissance durable, tout en améliorant l’équité et en équilibrant vos finances publiques ? »

©TUAC

Les derniers mois ont été marqués par une modeste embellie économique, avec des signes de reprise dans l’UE en particulier. Mais des problèmes subsistent. John Evans, Secrétaire général de la Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE (TUAC), reste prudent. Il explique pourquoi à L’Observateur de l’OCDE.

©REUTERS/Ueslei Marcelino

Considéré jusqu’à présent comme un modèle en termes de réduction de la pauvreté et des inégalités, le Brésil a récemment affronté la colère de centaines de milliers de protestataires de tous horizons, en révolte contre l’inflation et exigeant un meilleur accès aux soins de santé, à l’éducation et aux autres services publics. Les explications de Horacio Levy, analyste à l’OCDE.

D’autres voies sont possibles ©Christopher Furlong/Getty Images/AFP

De plus en plus de décideurs s’intéressent à l’apprentissage comme moyen de renforcer le marché du travail et d’améliorer les perspectives d’emploi des jeunes. Mais toutes les formes d’apprentissage ne se valent pas.

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Il y a vingt ans, les économistes applaudissaient l’Espagne, nouvelle étoile montante. Cependant, en termes de productivité, ce pays n’a jamais vraiment réalisé son potentiel. Pourquoi ?

La qualité des informations et leur  communication ont toujours été  indispensables pour bien conseiller les  gouvernants. S’il existe aujourd’hui une  multitude d’outils pour produire et diffuser  des avis fondés sur des éléments factuels,  il existe également de très nombreux  messages et messagers concurrents. En  voici deux exemples. 

Depuis quelques années, les matières premières sont l’un des principaux moteurs de la croissance africaine. Pourtant, curieusement, la contribution des ressources naturelles à la croissance du PIB de l’Afrique (+5 % en moyenne sur la dernière décennie) a été bien moins forte qu’elle n’aurait pu l’être. 

©Gouvernement du Canada

L’Observateur de l’OCDE : Au moment où le monde sort d’une crise prolongée, comment caractériseriez-vous l’état actuel de l’économie canadienne ?

©André Faber

La crise de l’UE est autant une question  de leadership et de solidarité que de  budgets et de dettes publiques. Il est  temps d’en finir avec les caricatures  et d’écrire le prochain chapitre de  l’histoire de l’Union. Pour cela, nous  aurons besoin de données précises et  transparentes. 

©BIS

Pourquoi certaines entreprises, organisations, économies et même nations parviennent-elles à atteindre leurs objectifs et d’autres pas ? Un angle intéressant est de considérer chacune de ces entités comme un système adaptatif complexe, soumis aux mêmes processus d’évolution que les organismes vivants.

Internet est bien  plus qu’une branche  de l’économie pesant plusieurs milliards de dollars.  Aujourd’hui,  l’économie  mondiale dépend  presque toute entière de ce gigantesque nuage, ou cloud. Il est loin le temps où la toile n’était qu’un moyen de connecter plusieurs ordinateurs par un réseau téléphonique. 

©REUTERS/Chris Wattie

Certaines entreprises de hautes technologies bien connues siègent au Canada. Mais le pays innove-t-il suffisamment ? Le tableau est contrasté, une certaine autosatisfaction figurant parmi les défis à relever.

La reprise économique a déjà commencé en Norvège, l’important programme de relance budgétaire et monétaire dopant la consommation et soutenant l’emploi. Le rebond des prix de l’immobilier montre que cette relance encourage les ménages à dépenser plutôt qu’à assainir leurs bilans. L’investissement privé augmentera l’an prochain, une fois que la progression de la consommation sera bien établie, et que les marchés du crédit reviendront à la normale. Le chômage n’a que très légèrement augmenté, grâce en partie à des mesures spécifiques de l’État, mais aussi en raison d’une inversion des flux migratoires, dont l’ampleur reste à déterminer.

Compte tenu de l’important écart observé par rapport à la « règle des 4 % » en 2009 et 2010, un resserrement budgétaire important et soutenu dans le temps est souhaitable, à la fois pour des raisons de gestion macroéconomique et pour assurer la viabilité budgétaire à moyen terme. Le resserrement de la politique monétaire a déjà commencé et devrait se poursuivre pendant quelque temps, à mesure que l’économie se redresse, que le marché du travail se tend, et que les anticipations d’inflation dérivent à la hausse. Les politiques visant à améliorer l’effi cacité des dépenses publiques devraient être poursuivies, contribuant à l’assainissement budgétaire dans les années à venir.


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010

Les décideurs, chefs d’entreprise et autres acteurs font souvent l’éloge de la croissance verte, mais les actions concrètes restent rares. On peut d’ailleurs s’étonner que, même dans l’agriculture, la plupart des pays de l’OCDE n’aient pas encore de stratégie sérieuse. Cependant, d’après l’ouvrage Moyens d’action au service de la croissance verte en agriculture, l’infi niment petit pourrait venir à la rescousse.

Après une décennie euphorique, des réformes s’imposent pour consolider les acquis récents et affronter les défi s à venir. 

La Nouvelle-Zélande voit finalement le bout d’une récession longue de cinq trimestres, bénéfi ciant de vigoureuses mesures de relance budgétaire aux niveaux national et mondial. Les indicateurs récents, notamment l’amélioration des anticipations de production dans les entreprises et des ventes au détail, donnent à penser que le troisième trimestre devrait être marqué par une croissance légèrement positive. Mais la reprise pourrait être compromise par un endettement excessif du secteur privé, la contraction continue du crédit, la vigueur récente de la monnaie et l’aggravation du chômage. Le chômage augmente sensiblement et, en tant qu’indicateur retardé, se maintiendra sur cette tendance à la hausse. Ce facteur pourrait peser sur les revenus et, conjointement avec la nécessité d’alléger la charge de la dette des ménages, pourrait augmenter la propension à épargner.

Compte tenu de la faiblesse et de la fragilité de la demande privée, il convient que les politiques monétaire et budgétaire restent expansionnistes pour le moment. Cependant, si la reprise s’installe comme prévu, l’action de relance devrait commencer à être retirée au milieu de 2010, afin de favoriser la restructuration des bilans et, conjointement avec les réformes structurelles, d’orienter l’activité vers la production échangeable, et non vers l’investissement dans le logement, en tant que principale source de revenu et de richesse.


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010

©Jackie Naegelen/ReutersJ

L’automobile a été fort malmenée depuis le début de la récession en 2008. Même avant la crise, on percevait l’émergence de nouveaux modèles appelés à remodeler durablement tout le secteur. 

John Kolesidis

Ces dernières années, l’économie grecque a souvent fait la une des journaux, mais toujours pour de mauvaises raisons. La période d’essor économique qui a suivi l’organisation des Jeux olympiques de 2004 a été stoppée de façon spectaculaire en 2010, lorsque la Grèce, incapable de rembourser sa dette, a failli quitter la zone euro. 

©Gouvernement d'Israël

Plus de deux ans après qu’Israël a rejoint  l’OCDE, Sharon Kedmi, Directeur général au  ministère de l’Industrie, du Commerce et du  Travail, a mené une délégation à la réunion du  comité de l’Emploi, du Travail et des Affaires  sociales de l’OCDE, tenue le 26 octobre. Il a  répondu aux questions de L’Observateur de  l’OCDE. 

Plongée dans une profonde récession, l’économie semble montrer des signes de reprise, grâce à un redressement des échanges mondiaux, à une action de relance budgétaire et à un assouplissement des conditions monétaires. Cependant, la croissance sera trop faible pour empêcher de nouvelles augmentations du taux de chômage, l’un des plus bas de l’OCDE jusqu’à la fin de 2010. Devant restaurer leur rentabilité, les entreprises continueront de diminuer leur effectif en 2010. L’amélioration de la rentabilité devrait préparer le terrain à un regain de croissance de l’investissement et, partant, à une reprise plus durable en 2011.

La relance budgétaire a contribué à un déficit d’environ 4,5 % du PIB en 2009. Pour rétablir la viabilité budgétaire, les autorités devraient maintenir les objectifs d’assainissement qu’elles ont fixés pour 2011. Le relèvement en deux étapes prévu de l’âge de la retraite facilitera le retour à l’équilibre, mais serait plus efficace avec une période de mise en place. L’octroi d’une plus grande priorité aux politiques actives du marché du travail et à l’assouplissement de la législation de la protection du travail stimulerait la croissance de l’emploi.

L’Irlande sort aujourd’hui du plan d’aide de trois ans de l’UE et du FMI. La croissance est là, les finances publiques sont stabilisées et le chômage recule. Notre stratégie fonctionne et les Irlandais retrouvent le chemin du travail. 

©REUTERS/Lucas Jackson

Suite aux avanies environnementales et économiques subies par le secteur de la pêche, le Canada met en oeuvre d’importantes réformes. Une renaissance s’annonce, mais certains défis demeurent.

Malgré la profonde récession touchant l’ensemble de la zone OCDE, l’économie polonaise a continué de croître en 2009 sous l’effet de plusieurs facteurs, notamment un assouplissement monétaire, une dépréciation du taux de change, une dépendance relativement limitée par rapport aux échanges internationaux, un solide secteur bancaire et un secteur privé peu endetté, des baisses d’impôts ainsi que d’autres mesures fiscales, et les investissements en infrastructure liés aux transferts de l’Union européenne et au championnat de football de 2012. L’activité devrait se redresser, grâce essentiellement à l’investissement, mais la croissance restera bien inférieure à son potentiel pendant quelque temps. Si l’inflation globale a été jusqu’à récemment supérieure à l’objectif officiel, elle devrait diminuer régulièrement à mesure que la sous-utilisation des ressources économiques s’accentuera.

Le déficit des administrations publiques devrait atteindre des niveaux sans précédent depuis le début du processus de transition. Cependant, aucune mesure d’assainissement budgétaire n’a été annoncée pour 2010 par les autorités. Le risque de non-respect de la limite d’endettement public, fixée par la constitution à 60 % du PIB, est essentiellement géré via un programme de privatisation ambitieux. Ce programme ne fera néanmoins que retarder jusqu’en 2011 l’assainissement nécessaire des finances publiques. Les autorités monétaires devraient s’abstenir de toute modification des taux d’intérêt, sauf si les circonstances changent.

La campagne mondiale pour améliorer les règles fiscales internationales, dont beaucoup ont été conçues il y a plus d’un siècle, et les adapter à l’ère de la mondialisation et des nouvelles technologies se poursuivra en 2014. 

Ammar Awad

Le secteur du tourisme a montré ces dernières années une remarquable résilience, en dépit de l’instabilité politique, des guerres, des catastrophes naturelles et de la crise financière mondiale. Le Japon en est un bon exemple : le nombre de touristes s’est effondré après le séisme et l’accident nucléaire de Fukushima en 2011. Mais en 2013, le pays a enregistré le chiffre record de plus de 9 millions de visiteurs. 

©Larry Downing/Reuters

L’Observateur de l’OCDE fête son cinquantenaire : l’occasion idéale de nous interroger sur la pertinence de l’information elle-même. Pour cette édition spéciale, portons un regard, non pas sur la société de l’information en tant que telle ou sur la nouvelle application dernier cri. Prenons un peu de recul et  considérons les promesses, les défis et les risques que représente pour nous la révolution de l’information, dans notre travail et notre vie. Nous produisons toujours plus d’informations et de données, mais sommes-nous pour autant mieux informés et mieux armés pour mener notre vie?

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