Comment les compétences actuelles des travailleurs pourront-elles répondre aux besoins des nouveaux métiers de l’économie verte ? Jusqu’ici, seuls quelques pays ont mis en place de réels programmes pour répondre à cette question, pourtant le décalage entre compétences et besoins pourrait être important. Sauriez-vous qui appeler si votre système géothermique tombe en panne ? Les ouvriers du bâtiment doivent-ils se former à la rénovation ?

©DR/www.JoanBurton.ie

Le marché du travail irlandais s’est considérablement amélioré, notamment grâce à de solides mesures en faveur des nouvelles compétences susceptibles de répondre à l’évolution de la demande, et au soutien accordé aux demandeurs d’emploi. 

©REUTERS/Paul Darrow

Pour atteindre l’objectif de 2oC, il faut passer à une économie sobre en carbone en réduisant l’investissement dans les options très carbonées pour privilégier les actifs infrastructurels et les technologies bas carbone, résilients au changement climatique. Plus de 90 000 milliards USD seront nécessaires dans les 15 prochaines années pour répondre aux besoins mondiaux d’infrastructures de réseaux de transport, d’énergie et d’eau, indépendamment du changement climatique, selon la Commission mondiale sur l’économie et le climat. Celle-ci estime cependant que « décarboner » ces investissements ne coûtera que 4,5 % de plus que la poursuite des politiques actuelles, et procurera des avantages tels qu’une réduction de la pollution atmosphérique locale, l’amélioration de la sécurité énergétique et moins d’encombrements. 

L’évolution structurelle vers une économie bas carbone créera des emplois mais en supprimera aussi, et les premiers touchés ne sont pas ceux auxquels on pense en premier. Une transition énergétique juste devra être opérée, mais de quelle façon ? 

Les responsables politiques doivent faire davantage pour encourager les fonds de pensions et autres investisseurs institutionnels à investir leurs actifs considérables dans des infrastructures d’énergies renouvelables. Les gains seraient significatifs. Reste à savoir comment faire.

Les crises financières imposent des coûts énormes, mais elles ont aussi des répercussions plus vastes et insidieuses. Ainsi, la préservation des biens publics mondiaux représente un défi de taille, compte tenu de l’intégration planétaire. Et nous ne pouvons le résoudre qu’en surmontant d’abord l’héritage de la crise. En outre, cette situation intervient dans un contexte de transition, en termes de puissance mondiale et de responsabilité, d’un monde dominé par les puissances occidentales à un monde où surgissent de nouvelles puissances.

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En octobre  2014, nous écrivions que les risques déflationnistes avaient augmenté dans la zone euro, et mettions en garde contre les dangers de la déflation pour l’économie.  Où en sommes-nous aujourd’hui ? La déflation a-t-elle été évitée, ou commence-t-elle à sévir ? 

©Orelie Grimaldi

L’économie circulaire est née au Danemark dans les années 1970. Elle désigne un concept économique qui prône la production de biens et services en limitant au maximum la consommation de matières premières, en recyclant les déchets et en utilisant des sources d’énergie renouvelables. Ce modèle met notamment l’accent sur de nouveaux modes de conception, de production et de consommation, le prolongement de la durée d’usage des produits, l’usage plutôt que la possession de bien, la réutilisation et le recyclage des composants.

Problème culturel? ©REUTERS/Kai Pfaffenbach

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Si vous avez suivi le débat sur les inégalités de revenus, vous savez que cette question a été vivement débattue. Voilà encore quelques années, l’opinion dominante était probablement que ces inégalités étaient « bonnes pour la croissance ». Certes, elles pouvaient laisser un goût amer, mais cela en valait la peine s’il y avait à la clé une économie vigoureuse. 

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Pascal Le Segretain/Getty Images

« Quelle semaine extraordinaire. […] Je fais de mon mieux pour redescendre sur terre et me remettre au travail. » C’est ainsi, en moins de 140 caractères, que le Français Jean Tirole (@ JeanTirole) a exprimé sur Twitter son enthousiasme après avoir appris qu’il avait remporté le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel. 

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Globalement, l’économie mondiale continue de tourner au ralenti. À 3 % depuis sept ans, la croissance du PIB mondial est inférieure de plus d’un point de pourcentage à son rythme de 2000- 2007, et d’environ trois quarts de point à la moyenne des 15 années qui ont précédé la crise financière. L’expansion du commerce mondial reste elle aussi en deçà de sa tendance de moyen terme et l’investissement productif n’est guère plus dynamique. Rien que dans la zone OCDE, on compte aujourd’hui 11 millions de chômeurs de plus qu’en 2007. De nouvelles données montrent une demande mondiale atone, malgré le stimulus lié à la chute récente du prix du pétrole. 

BlaBlaCar

Les technologies internet et mobiles intelligentes favorisent l’émergence rapide de nouvelles plateformes dynamiques qui changent la donne sur les marchés des services immobiliers, des transports et autres. Des entreprises comme Airbnb (aide à la location de logements) et TaskRabbit (aide pour les tâches du quotidien : courses, promenade du chien…) ont fait la une non seulement en raison de leur nouveau modèle économique, mais aussi parce qu’elles bouleversent des marchés et services établis. Pour ses défenseurs, cette « économie du partage » donne plus de choix et de pouvoir aux clients, pour ses détracteurs, elle est synonyme de concurrence déloyale. Pour les gouvernements, la question est de savoir dans quelle mesure elle est équitable et si elle oblige à réécrire certaines règles. Nous avons demandé à Frédéric Mazzella comment BlaBlaCar, l’entreprise de covoiturage qu’il a fondée, est devenue un exemple emblématique de cette économie. 

Bill Gates, soutien de l'Alliance Better than Cash ©Bernd Von Jutrczenka / DPA Picture-Alliance/AFP

L’accès au financement peut être un vecteur de développement social et économique inclusif. Quel rôle pour les transactions numériques ? 

©Rights reserved

Les entrepreneurs sociaux et les pouvoirs publics ne parlent pas la même langue. Leur compréhension mutuelle est pourtant essentielle pour que les entreprises que nous faisons naître et prospérer permettent de mener une vie de qualité.

« Ni les économistes, ni les participants au marché, ni même les gouvernements n’avaient prévu une crise financière du type et de l’ampleur de celle que nous connaissons aujourd’hui. L’effondrement de la confiance et le gel du crédit consécutifs à la faillite de Lehman Brothers ont été un choc. »

Il y a un peu plus d’un an, l’OCDE et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont présenté une nouvelle base de données sur les échanges mesurés en valeur ajoutée (ÉVA). Les observations faites grâce à ÉVA révolutionnent notre connaissance des échanges, de l’investissement et de la production dans le monde. Prenons par exemple les chaînes de valeur mondiales (CVM), qui occupent maintenant une place prépondérante dans l’économie mondiale. Un article produit dans l’Union européenne et exporté vers les États-Unis peut englober des matières premières venues de Chine et de Malaisie et des services fournis au Japon ou en Inde. Les biens et services ne sont plus produits par une entreprise dans un pays donné et vendus aux consommateurs d’un autre pays ; la production est fragmentée, les composants franchissent de multiples frontières, tandis que la valeur ajoutée du produit s’accroît à chaque étape.

La faiblesse des cours du pétrole et l’assouplissement monétaire dopent la croissance dans les grandes économies du monde, mais le rythme à court terme de l’expansion reste modeste, sur fond de taux d’inflation et de taux d’intérêt anormalement bas qui révèlent l’existence de risques d’instabilité financière, selon la dernière Évaluation économique intermédiaire de l'OCDE parue le 8 mars 2015.

Cliquez sur le graphique.

Depuis la Grande Récession, la reprise a été lente et ardue,  et a menacé de dérailler à plusieurs occasions.      

©Sodexo

La profonde mutation dans laquelle le monde est engagé nécessite de repenser les modèles de croissance traditionnels. La question posée aux économies comme aux entreprises est en réalité la même : existe-t-il des ressources nouvelles pour une croissance plus harmonieuse et plus humaine ? En tant que dirigeant de Sodexo, j'ai toutes les raisons d'y croire. Cela fait 50 ans que notre groupe grandit en plaçant l’être humain au cœur de son modèle économique, de son organisation et de ses relations avec la société.

Dennis George

Économie émergente au parcours hors norme, l’Afrique du Sud se retrouve depuis peu en proie à des difficultés économiques. Nous avons interrogé Dennis George, Secrétaire général de la FEDUSA, au sujet de leurs conséquences et des dispositions que le G20 et le gouvernement sud-africain devraient prendre pour que le pays renoue avec une croissance vigoureuse.

L’année 2010 a commencé avec un tremblement de terre dévastateur en Haïti qui a tué plus de 100 000 personnes et a pratiquement détruit le pays. Nous tenons à exprimer notre sentiment de solidarité envers le peuple haïtien. Cette tragédie ravive le triste souvenir du tsunami, survenu juste avant la nouvelle année 2004. Rien ne peut remplacer la perte d’êtres chers.

Après une année éprouvante marquée par le pessimisme, nous entrevoyons les premiers signes d'une reprise économique. Les mesures économiques et financières résolues prises par les gouvernements tout au long de l'année commencent à produire leurs effets.

Alors que l'OCDE était chargée d'élaborer une Stratégie pour une croissance verte en juin dernier, certains ministres ont clairement évoqué les « emplois verts » que pourrait générer une telle stratégie. Qu'est-ce qu'un « emploi vert », au juste ?

©Aladin Abdel Naby/Reuters

De nombreux programmes de relance prévoient des investissements en faveur de l'environnement. Des politiques appropriées pourraient ainsi stimuler la croissance tout en ménageant la planète.

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