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C'est un grand honneur et une chance exceptionnelle pour le Chili de présider la Réunion du Conseil au niveau des ministres de 2016. Cette occasion de célébrer le cinquième anniversaire de l'adhésion du pays à l'OCDE est aussi une preuve supplémentaire de la montée en puissance des économies émergentes et en développement, qui représentent aujourd'hui plus de la moitié du PIB mondial. C'est également un moyen d'agir sur le programme de travail de l'OCDE et d’apporter la perspective d'un groupe de pays prospères bien que toujours inégalitaires.

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Pris ensemble, les secteurs de l’édition, des télécommunications et de la diffusion audiovisuelle sont une source importante de croissance de la valeur ajoutée dans l’OCDE, bien qu’ils représentent moins de 4 % de l’emploi total. Ce secteur de l’information couvre une vaste gamme d’activités, de la fabrication d’ordinateurs et d’articles optiques aux services de communication. 

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Cette année, la Réunion du Conseil au niveau des ministres (RCM), que préside le Chili, est consacrée à la productivité. Les ministres débattront de ce que les États, les entreprises et les individus peuvent faire pour améliorer la productivité afin de soutenir une croissance inclusive. Leurs avis seront sans aucun doute nourris par les discussions publiques du Forum de l’OCDE, qui précède la RCM. Le renforcement de la productivité devrait servir à accélérer la croissance et à la rendre plus intelligente, tout en réduisant les inégalités et en permettant à chacun de prendre part au système productif. L’objectif final est d’améliorer le bien-être de nos citoyens, et de leur donner les moyens de répondre aux exigences du marché du travail et de réaliser pleinement leur potentiel. C’est l’un des grands défis de notre époque, à l’heure où le capital intellectuel s’impose comme l’un des principaux moteurs de la croissance et du bien-être.

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L'innovation numérique est une opportunité pour les pouvoirs publics, les entreprises, les citoyens transformant les rapports qu’ils entretiennent entre eux. Les nouveaux outils numériques bouleversent les relations institutionnelles et le fonctionnement de la société, au bénéfice du « pouvoir d’agir » de chacun, de sa capacité à participer et à contribuer à la décision et à la production. Les exemples sont nombreux, de l’utilisation des réseaux sociaux dans l’émergence de mouvements démocratiques à la mise en commun des ressources dans les domaines du logement ou de la mobilité, en passant par l’association des citoyens à la décision publique sur un budget municipal ou un projet de loi.

La croissance de la productivité ralentit depuis la crise, alors que l’inégalité des chances et des revenus s’accroît. Ces deux phénomènes sont-ils liés ?

La vague d'Aileen ©George Karbus Photography/AFP

La récession irlandaise a été longue et profonde, mais suivie d’une reprise marquée. Comment expliquer un tel essor ?

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Nous savons combien la situation des inégalités patrimoniales dans le monde est affligeante, mais que savons-nous de ceux qui en sont responsables ? Selon Oxfam, 1 % de la population mondiale détient plus que les autres 99 %. On peut donc se demander qui, ou ce qui, enrichit tant les riches et appauvrit tant les pauvres

Le Forum de l’OCDE coïncide cette année avec le 20e anniversaire de la Déclaration de Beijing, qui marque une étape importante en faveur de l’égalité entre hommes et femmes dans le monde. De nombreux progrès ont été accomplis depuis 1995, mais il reste malheureusement beaucoup à faire pour réduire les discriminations et accroître la participation économique et sociale des femmes.

Un rôle de composition : l’actrice Judy Davis dans le film tiré de Ma brillante carrière en 1979 AFP/Kobal/The Picture Desk

L’une des priorités du G20 consiste à accroître le taux d’emploi des femmes. L’OCDE, l’OIT et d’autres organisations ont recensé plusieurs moyens pour surmonter les obstacles liés aux inégalités entre hommes et femmes.

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Dans un atlas ou sur un globe, l’Irlande est une petite île verte proche de la côte atlantique de l'Europe. En fait, son territoire est presque aussi grand que celui de l’Allemagne, et majoritairement bleu.

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Dans tous les pays, il est difficile de concilier activité professionnelle et vie de famille, mais cela est d’autant plus vrai au Japon. Encore plus qu’ailleurs dans l’OCDE, les Japonais et les Japonaises doivent choisir entre famille et travail. Les hommes choisissent le travail, les femmes moins, mais dans l’ensemble, les naissances sont rares et l’emploi des femmes est trop faible. Ces défaillances sont de plus en plus importantes et doivent être redressées.

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L’Irlande possède des entreprises renommées, comme Guinness pour les bières et boissons, Ryanair pour les transports aériens, les papeteries Smurfit Kappa, sans parler des laiteries, des élevages bovins et de la pêche. Cependant, l’Irlande, pourtant devenue un pôle florissant pour les produits pharmaceutiques et les technologies de l’information, ne possède guère de marques d’envergure mondiale dans ces domaines, alors que la Suède a par exemple Ericsson et la Finlande, Nokia. Il y a bien Airtricity, mais cette société innovante spécialisée dans l’éolien appartient désormais à une entreprise étrangère.

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Le marché du travail irlandais s’est considérablement amélioré, notamment grâce à de solides mesures en faveur des nouvelles compétences susceptibles de répondre à l’évolution de la demande, et au soutien accordé aux demandeurs d’emploi. 

Le 30% Club est un groupe de présidents, présidentes et PDG dont l’objectif est d’obtenir, par des actions volontaires, un meilleur équilibre entre hommes et femmes à tous les niveaux de leurs entreprises.

Depuis l’effondrement économique de 2008, créer son entreprise est devenu de plus en plus courant, surtout en Europe. Les jeunes y sont particulièrement disposés : 45 % des 15-24 ans préfèreraient le statut d’indépendant au salariat. 

©REUTERS/Paul Darrow

Pour atteindre l’objectif de 2oC, il faut passer à une économie sobre en carbone en réduisant l’investissement dans les options très carbonées pour privilégier les actifs infrastructurels et les technologies bas carbone, résilients au changement climatique. Plus de 90 000 milliards USD seront nécessaires dans les 15 prochaines années pour répondre aux besoins mondiaux d’infrastructures de réseaux de transport, d’énergie et d’eau, indépendamment du changement climatique, selon la Commission mondiale sur l’économie et le climat. Celle-ci estime cependant que « décarboner » ces investissements ne coûtera que 4,5 % de plus que la poursuite des politiques actuelles, et procurera des avantages tels qu’une réduction de la pollution atmosphérique locale, l’amélioration de la sécurité énergétique et moins d’encombrements. 

Comment les compétences actuelles des travailleurs pourront-elles répondre aux besoins des nouveaux métiers de l’économie verte ? Jusqu’ici, seuls quelques pays ont mis en place de réels programmes pour répondre à cette question, pourtant le décalage entre compétences et besoins pourrait être important. Sauriez-vous qui appeler si votre système géothermique tombe en panne ? Les ouvriers du bâtiment doivent-ils se former à la rénovation ?

L’évolution structurelle vers une économie bas carbone créera des emplois mais en supprimera aussi, et les premiers touchés ne sont pas ceux auxquels on pense en premier. Une transition énergétique juste devra être opérée, mais de quelle façon ? 

Les responsables politiques doivent faire davantage pour encourager les fonds de pensions et autres investisseurs institutionnels à investir leurs actifs considérables dans des infrastructures d’énergies renouvelables. Les gains seraient significatifs. Reste à savoir comment faire.

Les crises financières imposent des coûts énormes, mais elles ont aussi des répercussions plus vastes et insidieuses. Ainsi, la préservation des biens publics mondiaux représente un défi de taille, compte tenu de l’intégration planétaire. Et nous ne pouvons le résoudre qu’en surmontant d’abord l’héritage de la crise. En outre, cette situation intervient dans un contexte de transition, en termes de puissance mondiale et de responsabilité, d’un monde dominé par les puissances occidentales à un monde où surgissent de nouvelles puissances.

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En octobre  2014, nous écrivions que les risques déflationnistes avaient augmenté dans la zone euro, et mettions en garde contre les dangers de la déflation pour l’économie.  Où en sommes-nous aujourd’hui ? La déflation a-t-elle été évitée, ou commence-t-elle à sévir ? 

©Orelie Grimaldi

L’économie circulaire est née au Danemark dans les années 1970. Elle désigne un concept économique qui prône la production de biens et services en limitant au maximum la consommation de matières premières, en recyclant les déchets et en utilisant des sources d’énergie renouvelables. Ce modèle met notamment l’accent sur de nouveaux modes de conception, de production et de consommation, le prolongement de la durée d’usage des produits, l’usage plutôt que la possession de bien, la réutilisation et le recyclage des composants.

Problème culturel? ©REUTERS/Kai Pfaffenbach

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Si vous avez suivi le débat sur les inégalités de revenus, vous savez que cette question a été vivement débattue. Voilà encore quelques années, l’opinion dominante était probablement que ces inégalités étaient « bonnes pour la croissance ». Certes, elles pouvaient laisser un goût amer, mais cela en valait la peine s’il y avait à la clé une économie vigoureuse. 

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Pascal Le Segretain/Getty Images

« Quelle semaine extraordinaire. […] Je fais de mon mieux pour redescendre sur terre et me remettre au travail. » C’est ainsi, en moins de 140 caractères, que le Français Jean Tirole (@ JeanTirole) a exprimé sur Twitter son enthousiasme après avoir appris qu’il avait remporté le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel. 

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Globalement, l’économie mondiale continue de tourner au ralenti. À 3 % depuis sept ans, la croissance du PIB mondial est inférieure de plus d’un point de pourcentage à son rythme de 2000- 2007, et d’environ trois quarts de point à la moyenne des 15 années qui ont précédé la crise financière. L’expansion du commerce mondial reste elle aussi en deçà de sa tendance de moyen terme et l’investissement productif n’est guère plus dynamique. Rien que dans la zone OCDE, on compte aujourd’hui 11 millions de chômeurs de plus qu’en 2007. De nouvelles données montrent une demande mondiale atone, malgré le stimulus lié à la chute récente du prix du pétrole. 

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