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Accord de Paris sur le climat marque la fin des vieilles habitudes pour les entreprises énergétiques. Pour la première fois dans l’histoire, plus de 150 pays développés et en développement se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais à quel point ces engagements sont-ils contraignants ? Et stimulent-ils l’action locale en Afrique ?

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Accord de Paris est un succès sans précédent dans la lutte contre le changement climatique. Un nombre record de pays se sont réunis, d’abord dans la capitale française pour la COP21* en novembre-décembre 2015, puis pour la signature officielle de l’accord à l’ONU le 22 avril 2016, afin d’assurer aux générations futures un monde stable, sain et habitable. Cet accord nous place sur une trajectoire permettant de contenir la hausse des températures mondiales par la réduction des émissions.

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Il devient de plus en plus évident que l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre n’est pas seulement l’affaire de nouvelles politiques climatiques. Il faut aussi s’assurer que les mesures et réglementations en place ne contredisent pas les objectifs visés : à cet égard, les subventions aux combustibles fossiles sont le meilleur exemple. 

Selon les articles 4 et 12 de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, les pays faisant partie de cette Convention doivent soumettre des inventaires nationaux de gaz à effet de serre au Secrétariat du changement climatique. Les mesures sont agrégées en équivalent de CO2

Est-il possible de remplacer les combustibles fossiles par des sources renouvelables comme le solaire et l’éolien ? La route est encore longue, et devra notamment passer par une utilisation différente de l’énergie.

©REUTERS/Paul Darrow

Pour atteindre l’objectif de 2oC, il faut passer à une économie sobre en carbone en réduisant l’investissement dans les options très carbonées pour privilégier les actifs infrastructurels et les technologies bas carbone, résilients au changement climatique. Plus de 90 000 milliards USD seront nécessaires dans les 15 prochaines années pour répondre aux besoins mondiaux d’infrastructures de réseaux de transport, d’énergie et d’eau, indépendamment du changement climatique, selon la Commission mondiale sur l’économie et le climat. Celle-ci estime cependant que « décarboner » ces investissements ne coûtera que 4,5 % de plus que la poursuite des politiques actuelles, et procurera des avantages tels qu’une réduction de la pollution atmosphérique locale, l’amélioration de la sécurité énergétique et moins d’encombrements. 

Quel rôle l’énergie nucléaire peut-elle jouer dans la lutte contre le changement climatique ? Pour l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE, ce rôle est tout à fait central. 

Phil Noble/Reuters

Au moment de la création de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en 1974, on commençait à peine à se soucier du changement climatique. Si l’effet de serre était un phénomène connu, il n’était pas encore largement admis, et le débat sur les impacts à long terme des émissions de CO2 restait circonscrit à la communauté scientifique.

L’un des objectifs majeurs de la rénovation du premier étage de la tour Eiffel, propriété de la Ville de Paris, était de répondre à une volonté forte de réduction de son empreinte écologique dans le cadre du Plan Climat de la Ville.

©Charlotte Moreau

Le chantier de la rue Saint-Charles (XVe arrondissement) a été la première opération de réhabilitation conduite par la RIVP dans le cadre du Plan Climat de la Ville de Paris. Retour sur cette opération qui s’est révélée complexe mais aussi exemplaire, tant sur le plan de la mise en œuvre que sur le plan humain.

Vectuel-Studiosezz-PBA

À Paris, l’ambition environnementale inédite du grand projet d’aménagement urbain du quartier Clichy-Batignolles ouvre des pistes pour une meilleure intégration des questions énergétiques et climatiques dans l’édification de la ville contemporaine.

Jackie Naegelen/Reuters

Confrontée à des problèmes de pollution et de congestion automobile, la capitale a fait de la mobilité électrique son cheval de bataille pour la reconquête d’une bonne qualité de l’air. Sa politique incitative sur tous les modes de transport a de quoi inspirer de nombreuses villes du monde entier.

Un bénéficiare inattendu ©AFP/Biosphoto/Minden Pictures/Fotonatura/Ingo Arndt

Dans Rule of Experts: Egypt, Techno-Politics, Modernity, Timothy Mitchell raconte comment une épidémie de paludisme s’est déclenchée en Égypte en 1942 à la suite d’une cascade exceptionnelle d’interactions entre fleuves, barrages, engrais et réseaux trophiques, et des influences de la Seconde Guerre mondiale. 

©REUTERS/Kyodo Kyodo

Cinq ans jour pour jour, un violent tremblement de terre d’une magnitude 9 sur l’échelle de Richter frappait l’est du Japon, avec pour conséquence une crise humanitaire et environnementale de grande ampleur. Le tsunami provoqué par ce phénomène sismique a dévasté l’intérieur des terres sur une dizaine de kilomètres et provoqué un accident nucléaire à la centrale de Fukushima. 

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La combustion d’un litre de gazole dégage environ 10 % de plus d’énergie que celle d’un litre d’essence mais produit 18 % de plus de CO2.

AdStock RF. Licence accordée à Shutterstock.com

En juillet 2008, la province canadienne de Colombie britannique a créé, pour la première fois en Amérique du Nord, une taxe sur le carbone sans incidence sur les recettes. « The Political Economy of British Columbia’s Carbon Tax », document de travail de l’OCDE sur l’environnement rédigé par Kathryn Harrison, est consacré à cette taxe, de ses origines à ses perspectives d’évolution en passant par le rejet dont elle a un temps fait l’objet. 

Le Brésil est en passe de devenir l’un des premiers producteurs mondiaux de pétrole. Toutefois, l’enthousiasme suscité par la découverte de deux immenses champs pétroliers est tempéré par des difficultés d’accès et un coût d’extraction élevé. Pourtant, grâce à ces découvertes, le Brésil est désormais en bonne place dans la course mondiale à l’énergie. 

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Toujours sensible, la question stratégique de l’énergie deviendrait-elle brûlante ? Les écarts de prix importants et persistants observés entre les régions, auxquels il faut ajouter le maintien du prix du baril à son plus haut niveau – une tendance inédite sur les marchés – ne sont pas pour rassurer les pouvoirs publics. 

Mazzzur. Licence accordée à Shutterstock.com

Le dioxyde de carbone (CO2) est un gaz à longue durée de vie. Près de la moitié du CO2 émis en 2013 sera encore présent dans l’atmosphère dans un siècle, de sorte que sa concentration – donc son potentiel de réchauffement – augmentera au fil du temps. 

©Jackie Naegelen/ReutersJ

L’automobile a été fort malmenée depuis le début de la récession en 2008. Même avant la crise, on percevait l’émergence de nouveaux modèles appelés à remodeler durablement tout le secteur. 

©Mischa Keijser/AFP

Depuis 1997, les Pays-Bas disposent d’un mécanisme de déduction fi scale pour encourager les investissements dans les technologies d’économie d’énergie et la production durable d’énergie. Ce dispositif (Energy Investment Tax Allowance, ou EIA) permet de réduire l’investissement initial des entreprises dans les technologies les plus récentes d’économie d’énergie et d’énergie durable.

Philip Noble/Reuters

Pour les pays du G20, certaines questions énergétiques sont très préoccupantes. Quatre, pourtant, appellent une attention particulière. 

Pour une [r]évolution énergétique

Cessons d’abriter derrière des termes comme « inclusive » et « verte » une économie dont la croissance est la seule finalité. Nous devons radicalement changer notre manière de réfléchir à la croissance – et ne pas laisser des intérêts particuliers entraver la création d’une économie juste, équitable et durable où l’énergie propre soit accessible à tous.

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© Reuters / Enny Nuraheni

Le changement climatique n’attendra pas

Les difficultés économiques actuelles de l’Union européenne ne sauraient être prétexte à retarder la création d’une économie fondée sur une utilisation efficace des ressources et un développement à faible émission de carbone. Réduction des émissions de gaz à effet de serre, meilleure utilisation de l’énergie et des ressources, progression, stimulation de la croissance et de l’innovation : les avantages pourraient être considérables.

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©REUTERS/Kyodo Kyodo

Le 11 mars 2011, un séisme d’une magnitude de 9 frappait l’est du Japon, suivi d’un gigantesque tsunami et d’un accident nucléaire. Ces événements conjugués provoquaient une catastrophe sans précédent, causant la mort ou la disparition de plus de 19 000 personnes et des dégâts matériels considérables.

©OECD/IEA 2008

Les perspectives mondiales de l’énergie (World Energy Outlook 2012) de l’AIE sont parues en novembre. Malgré des prix pétroliers plus élevés que jamais, l’avenir de l’énergie est prometteur, à condition que les politiques appropriées soient mises en place.

Si l’heure est à la protection de  l’environnement et aux stratégies de  croissance « verte », les décideurs publics  seraient bien inspirés de mettre aussi le cap  sur l’économie bleue.

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Aujourd’hui, les gouvernements reconnaissent le rôle des énergies renouvelables, non seulement pour promouvoir le développement durable et combattre le changement climatique, mais aussi en tant que source potentielle d’innovation et de croissance économique.

L’affirmation de Thomas Edison, qui considérait que le génie est fait « de 1 % d’inspiration et de 99 % de transpiration » trouve un écho particulier dans le secteur de l’énergie solaire.

Maria van der Hoeven ©OCDE

En 2012, les marchés de l’énergie, comme l’économie en général, sont caractérisés par une grande incertitude. Les problèmes macroéconomiques mondiaux de 2011 ont détourné l’attention de la politique énergétique, et il pourrait en aller de même cette année.

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