Thomas J. Vilsack, ministre de l’agriculture, États-Unis, et Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, France M Thomas J Vilsack et M Stéphane Le Foll; ©DR

La réunion 2016 des ministres de l’agriculture de l’OCDE, que nous avons l’honneur de coprésider, a pour thème « Des politiques meilleures pour un système alimentaire productif, durable et résilient » et vient à point nommé. 

Les dirigeants mondiaux présents à la Conférence des Nations Unies sur le climat à Paris savent qu’ils ont une occasion unique de forger un nouvel accord international pour combattre le changement climatique et tracer la voie vers un monde décarboné. Tous les acteurs devront relever leurs ambitions pour éviter que le réchauffement global ne dépasse 2°C, seuil convenu au-delà duquel le changement climatique serait catastrophique. Au-delà de cet objectif, un avenir sobre en carbone présente aussi d’autres avantages, en termes de santé, de coût et de développement durable.

©Larry Downing/Reuters

Alors que les États-Unis sortent de la récession la plus profonde qu’ils aient connue depuis la Grande dépression, il est indispensable de prendre les mesures qui conduiront non seulement à la reprise, mais aussi à une croissance économique plus solide, accompagnée d’une progression de l’emploi et de gains de revenu largement partagés.

« Être au chômage, c’est frustrant, dévalorisant et, à ce stade, effrayant. » Pour qui doute des effets dévastateurs du chômage, les témoignages recueillis par une enquête récente du John J. Heldrich Center for Workforce Development, de l’Université Rutgers aux États-Unis, seront éclairants.

©Reuters/Andrew Kelly

New York investit pour un avenir plus vert et plus propre.

La crise a-t-elle eu un impact sur les transferts financiers des immigrés vers leurs pays d’origine ? Une étude a révélé que les immigrés latino-américains aux États-Unis continuent d’envoyer de l’argent à leurs familles, même s’ils doivent pour cela réduire leurs dépenses, cumuler plusieurs emplois, travailler plus longtemps, ou, lorsqu’ils ont perdu leur emploi, puiser dans leurs économies.

L’économie sort progressivement d’une grave récession. Le recul de la production semble s’être interrompu depuis l’été, même si des problèmes considérables demeurent en souffrance. Le risque de nouvelles faillites d’envergure parmi les établissements bancaires s’est atténué, mais leurs capitaux propres devront être renforcés pour compenser leurs pertes financières. Le secteur du logement connaît également une correction sensible, marquée par une forte réduction de l’endettement et une reconstitution des actifs. La vaste relance macroéconomique et l’assouplissement des conditions financières soutiendront la croissance, qui sera néanmoins un peu plus faible qu’au cours des reprises antérieures. Le chômage refluera lentement.

La Réserve fédérale et le gouvernement doivent commencer à démanteler les dispositifs de soutien de l’activité économique, à mesure que la croissance devient autonome. Il ne sera pas simple de déterminer le moment opportun pour procéder à ce retrait, mais une relance prolongée risque de compromettre l’ancrage des anticipations infl ationnistes et de déstabiliser les marchés d’actifs. Il est certes souhaitable que les autorités fassent preuve de la souplesse requise face à l’évolution des conditions économiques, mais les stratégies de sortie devraient être clairement expliquées.


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010

En 2007, les États-Unis ont consacré 16 % de leur PIB aux dépenses de santé. Cette part, de loin la plus élevée des pays de l’OCDE, est supérieure de plus de sept points de pourcentage à la moyenne de l’OCDE (8,9 %). Même la France, la Suisse et l’Allemagne, pays qui consacrent la plus forte proportion du PIB à la santé après les États-Unis, connaissent un écart de plus de cinq points de pourcentage avec ceux-ci : respectivement 11 %, 10,8 % et 10,4 %.

L'économie américaine traverse une phase de récession grave et prolongée qui devrait parvenir à son terme au second semestre, lorsque les mesures de soutien budgétaires et monétaires produiront leurs effets et que le cycle du logement s'inversera.

Malgré les progrès réels des politiques et des législations vertes, les pays de l'OCDE auront du mal à tenir leurs grands engagements et objectifs environnementaux. Plusieurs raisons expliquent cet écart entre les intentions et les faits. Le respect des exigences environnementales est rarement - sinon jamais - absolu. Fixer le degré d'exigence souhaitable peut être difficile, et en déceler les manquements, puis les sanctionner, s'avérer complexe et coûteux. De plus, les institutions qui veillent au respect des réglementations environnementales doivent être indépendantes et capables de résister aux pressions politiques et à la corruption.

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La productivité avait commencé à chuter dans les pays de l'OCDE quelques années avant l'éclatement de la crise financière. Selon des statistiques récentes de l'OCDE, ce recul révèle plusieurs choses.

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Tandis que le changement climatique oblige les gouvernements à s'intéresser de nouveau à l'énergie nucléaire, la plupart des pays ont réduit leurs financements dans la recherchedéveloppement nucléaire.

Mari Kiviniemi, Ministre finlandaise des collectivités publiques et des collectivités locales ©Gouvernement finlandais

La crise économique touche des familles et des communautés dans le monde entier. Les régions étant les premières concernées, les politiques régionales peuvent jouer un grand rôle dans la recherche de solutions.

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