Les conférences internationales sont bien connues pour leurs promesses et leurs engagements, mais à Accra, donneurs et bénéficiaires de l’aide se sont peut-être enfin décidés à passer des paroles aux actes.

Plusieurs pays du Sahel et d’Afrique de l’Ouest ont subi une hausse des prix des produits agricoles depuis septembre 2007 et jusqu’au premier trimestre 2008, comparé à 2006. Ceci donne lieu à des tensions, notamment au Burkina Faso, au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.
Saviez-vous qu’au cours des dix dernières années, les deux principaux donneurs bilatéraux vis-à-vis de l’Afrique (remises de dettes non comprises) ont été les États-Unis et la France ? Les États-Unis ont concentré leurs efforts sur l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan tandis que les principaux destinataires de l’aide française ont été le Maroc, Mayotte et le Sénégal.

©Reuters/Sphiwe Sibeko

Alors que l’économie mondiale s’enlise, en proie aux effets de la crise des subprimes, de la flambée des prix du pétrole et de l’instabilité des marchés financiers, il peut paraître surprenant que pour la quatrième année consécutive, le continent africain affiche une croissance économique sans précédent.

©Reuters/Atef Hassan

L’eau représente un enjeu de plus en plus important dans tous les pays. Une approche originale et cohérente est aujourd’hui nécessaire.

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L’aide au développement inclut l’assistance humanitaire aux victimes de famines, conflits et catastrophes naturelles. Ce type d’aide a augmenté depuis 2000, atteignant 6 à 7 % de l’aide publique au développement bilatérale totale en 2005, soit quelque 7,1 milliards de dollars (prix constants de 2005). Le premier flux massif d’aide humanitaire a eu lieu en réponse à la famine de 1985 en Ethiopie.
Il y a du nouveau en Afrique. Naguère, investir sur ce continent passait pour de l’idéalisme. Aujourd’hui, les investisseurs tournent leurs regards – et leurs fonds – vers ce qui apparaît comme un nouveau monde pour l’investissement. Cette euphorie durera-t-elle ?

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Le Mexique a connu de grandes avancées économiques ces dix dernières années, et la croissance de sa production devrait s’établir entre 3,5 et 4 % en 2007-08. Néanmoins, selon la dernière Étude économique sur le Mexique, seuls de nouveaux efforts de réforme permettront au pays d’augmenter sa croissance et de rattraper les pays les plus riches de l’OCDE.

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L’Amérique latine regarde vers la Chine et l’Asie – et celles-ci lui rendent ses regards. Pour la première fois de son histoire, l’Amérique latine peut profiter non pas d’un seul, mais de trois moteurs de la croissance mondiale.

Le ministre de l'Investissement égyptien Mahmoud Mohieldin (à gauche) avec Angel Gurría Michael Sawyer/OECD

L’Égypte va être le premier pays arabe et africain à signer la Déclaration de l’OCDE sur l’investissement international et les entreprises multinationales. Ces dernières années, l’Égypte a accompli des progrès remarquables dans la réforme de sa politique d’investissement – l’investissement industriel étranger a été totalement libéralisé, par exemple, à l’exception des industries liées à la défense – mais les entreprises tant étrangères que nationales restent confrontées à de sérieux obstacles.
Vos chiffres sur la baisse spectaculaire de la part de l’aide consacrée aux infrastructures économiques et à l’agriculture dans l’APD bilatérale totale entre 1995-1996 et 2002-2003 donnent à réfléchir (nº 260, mai 2007). Les organismes de développement privilégient davantage ces deux domaines, mais il sera important de voir si les engagements seront tenus – notamment pour l’aide et les investissements concernant l’agriculture. Mais les membres du NEPAD ne se sont-ils pas engagés, à Maputo, à investir 10 % de leur PIB dans l’agriculture, et non pas à accroître leurs investissements de 10 % ?
Le boom économique chinois a été comme un tremblement de terre, envoyant des ondes de choc à travers l’Amérique latine. La Chine est sur toutes les lèvres. Des événements internationaux majeurs ont été consacrés à la remarquable émergence du pays, comme le Forum économique mondial ou le Colloque Risque Pays annuel de la Coface, qui se sont tous les deux déroulés au printemps dernier.
Le 22 mars 2007, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, 21 ONG environnementales chinoises ont lancé une initiative commune, sur le thème du « choix écologique », en direction de l’immense population de consommateurs que compte le pays. Tous les Chinois sont invités à prendre en considération les performances environnementales des entreprises dans leurs décisions d’achat quotidiennes. Trop souvent, les produits de marque dissimulent des pratiques polluantes illicites. Il appartient aux consommateurs de faire preuve de discernement et d’utiliser leur pouvoir d’achat individuel pour inciter ces entreprises hors-la-loi à revoir leurs pratiques écologiquement préjudiciables.

David Rooney

Plus de deux milliards d’habitants des pays en développement dépendent de l’agriculture pour leur alimentation de base et leur subsistance. Si la communauté du développement admet depuis longtemps l’importance des investissements dans l’agriculture pour nourrir la croissance économique, les stratégies employées jusqu’ici ont été incohérentes, parfois mal orientées et souvent inefficaces. En conséquence, les avantages qu’un secteur agricole dynamique aurait pu apporter aux populations pauvres ne se sont pas concrétisés.
Les pays développés se sont rencontrés à Paris début mars pour décider du montant de leur contribution aux prêts préférentiels de la Banque mondiale pour les trois années à venir. Au même moment, plus de 60 ONG, dont ActionAid, ont lancé une campagne pour convaincre les membres de l’OCDE de saisir cette opportunité pour promouvoir des réformes fondamentales au sein de la Banque.

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L’économie est une discipline connue pour ses courants de pensée divergents, ses querelles universitaires et ses tendances. L’économie du développement ne fait pas exception. Les postures irréconciliables des défenseurs de la croissance économique et des tenants d’une politique explicite de lutte contre la pauvreté en sont un exemple.
Les palmarès de compétitivité permettent de comparer les performances économiques des pays, mais ils laissent sans réponse des questions de fond. Pourquoi les pays « pauvres » sont-ils quatre fois moins productifs que les « riches » ? Pourquoi certains pays riches sont-ils deux fois plus productifs que d’autres ? Et que révèlent ces classements sur les rôles du capital humain, des marchés financiers ou de l’infrastructure ? 
La Chine a-t-elle durci sa position vis-à-vis de l’investissement étranger ? Les nouvelles règles de 2006 applicables aux fusions et acquisitions étrangères tendraient à le prouver, même si elles sont aussi porteuses d’améliorations notables.

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Les dernières Perspectives économiques de l’OCDE présentent pour la première fois une évaluation des perspectives économiques à court terme de l’Inde, qui s’ajoute à celles d’autres pays non membres incontournables, le Brésil, la Chine et la Fédération de Russie. L’Inde a connu l’une des plus fortes croissances au monde au cours des cinq dernières années. Toutefois, avec une population légèrement moins nombreuse que celle de la Chine et des revenus moyens sensiblement inférieurs, la puissance économique indienne reste inférieure de moitié à celle de la Chine, même si elle est deux fois plus importante que celles du Brésil ou de la Russie.
Jannat Bibi, qui vit dans un village au sud du Pakistan, a été fiancée à trois ans. Son histoire aurait dû s’arrêter là. Mais à 16 ans, Jannat a participé au Girl Child Project, une initiative de l’UNICEF et de la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC), dont les travailleurs l’ont encouragée à ne pas se révolter contre sa famille, mais à la convaincre de soutenir ses choix personnels.
Imaginez qu’il existe une noix qui puisse sauver des milliers d’habitants des pays pauvres de la famine. Imaginez que cette noix permette de nourrir un enfant pendant un mois pour une vingtaine de dollars, à peu près comme le lait thérapeutique, mais qu’à la différence des autres aliments thérapeutiques, celui-ci ne nécessite pas de préparation, soit emballé, se conserve une fois ouvert, se transporte facilement et puisse être distribué directement aux familles.
Il semble très difficile de concilier la préservation de l’environnement et les impératifs du développement dans un pays en développement comme le mien. Nous savons que l’homme tire son bien-être de la biosphère, et pour nous développer nous sommes obligés d’utiliser nos ressources, notamment naturelles.

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La croissance et une stabilité sans précédent se sont installées dans quelques grands pays d’Amérique latine. Les raisons en sont plus originales qu’il n’y paraît.
Selon la cinquième édition des Perspectives économiques en Afrique du Centre de développement de l’OCDE, qui porte sur 29 pays, l’activité économique du continent a progressé de 5 % en 2005, dans le contexte de la flambée des marchés du pétrole et des minerais. Selon le rapport, l’activité économique globale du continent devrait se maintenir en 2006 et 2007, à respectivement 5,8 et 5,5 %. Mais ces chiffres cachent en réalité des disparités profondes, notamment selon les ressources naturelles des pays.
Avec un si grand nombre de personnes vivant dans la pauvreté, pourquoi les pays en développement devraient-ils se soucier de l’environnement ? L’environnement est-il plus important pour les pays pauvres que pour les pays riches ? Les principales interactions entre la pauvreté, le développement et l’environnement ne sont pas toujours évidentes. Les neuf questions-réponses qui suivent montrent clairement que, dans la lutte contre la pauvreté, la préservation de l’environnement compte.

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La responsabilité budgétaire n’est plus un sujet tabou en Amérique latine. Le Mexique, par exemple, autrefois en proie à des déficits budgétaires explosifs, est devenu un acteur économique stable sur la scène mondiale. Mais ce pays membre de l’OCDE n’est pas un cas unique. Les gouvernements nouvellement élus au Brésil et au Chili promettent la rigueur budgétaire.

©Jacques Brinon/OCDE

La semaine dernière, les dirigeants du monde entier se sont retrouvés au siège des Nations unies à New York. Les déclarations se sont succédées et, après maintes difficultés et contestations, un communiqué a été approuvé. Le cynisme gagne à l’égard des sommets internationaux. Que peuvent malgré tout tirer de celui-ci ceux qui désirent mettre un terme à la pauvreté dans le monde ?
L’Afrique prend-elle réellement un nouveau départ (n°249, mai 2005) ? Vous évoquez les conflits, mais comment pouvons-nous contribuer à empêcher les désastres humanitaires annoncés, comme celui qui semble inévitable au Darfour?

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Le sommet mondial des Nations unies de 2005 représente une remarquable avancée dans le domaine du développement.
Les villes portuaires peuvent mettre à profit le tourisme de croisière pour stimuler leur économie, tout en évitant certains pièges et en protégeant l’environnement.

Données économiques

PIB +0,43% T1 2017
Échanges exp +3,0% ; imp +4,0% T1 2017
Inflation annuelle 2,4% avril 2017
Chômage 6,008% mars 2017
Mise à jour: 22 juin 2017

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  • Bien que la pauvreté relative n'ait cessé de reculer depuis trente ans, il y a beaucoup plus d'inégalités entre les riches et les moins riches. Ana Llena Nozal, OCDE, participe à la discussion sur la question (RFI).
  • Le logement abordable, un defi pour l'Europe : un article du Monde sur la hausse des inégalités liée au renchérissement de l'immobilier.
  • Les besoins en matière de logement sont souvent insatisfaits : un nombre important de personnes dans l'ensemble de l'OCDE sont sans abri et un grand nombre de ménages font face à des coûts de logement qu'ils ne peuvent pas assumer. Une nouvelle base de données a été conçue par l’OCDE pour aider les pays à évaluer l'accès à des logements abordables.

  • Jean-Christophe Dumont - Forum "Migrants, la... par liberation
  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)

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