La région MENA investit fortement dans l'éducation. Cependant, pour satisfaire la demande d'études supérieures d'une génération de baby-boomers, les gouvernements de la région devront trouver de nouvelles sources de financement.

Un système de réserve de céréales à trois niveaux pourrait protéger les pays pauvres contre l'instabilité et les flambées des prix alimentaires, et aiderait à répondre aux crises alimentaires.

La région MENA recèle un immense potentiel de croissance économique et de développement. L'amélioration des politiques et des pratiques favorables à l'investissement aidera grandement à concrétiser ce potentiel.

Renforcer le secteur public est essentiel pour l'investissement et le développement, mais c'est un défi de taille. Mohammed Abbou, Ministre de la Modernisation des secteurs publics du Maroc, explique comment y contribuer.

©Jo Yong-hak/Reuters

Chute record du PIB ; Économie ; Verbatim ; Matières sexuées ? ; Discipline fiscale ; Comité d'aide au développement ; Chômage des jeunes ; Aide irlandaise ; Best of...

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Des systèmes fiscaux plus solides et plus sains favoriseraient le développement, mais il y a beaucoup à faire.

©Zohra Bensemra/Reuters

L'Afrique n'est pas à l'origine de la crise économique, mais elle en subira les conséquences. Quelles sont les perspectives pour le continent ?

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Il ne reste plus que six ans avant que les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) fixés par la communauté internationale n'arrivent à échéance. Or, selon plusieurs rapports, aucun des pays d'Afrique subsaharienne n'atteindra ces objectifs en 2015.

L'aide au développement a atteint un nouveau record en 2008. En temps de crise, c'est une bonne nouvelle, mais comment maintenir cette tendance ?

©STR New/Reuters

La cohérence des politiques à l’intérieur des pays et entre eux est une condition essentielle pour regagner le chemin de la croissance et du développement.

La cohérence au service du développement

La cohérence des politiques à l’intérieur des pays et entre eux est une condition essentielle pour regagner le chemin de la croissance et du développement.

Le cadmium est un métal lourd très toxique pour l’homme. Son ingestion ou une exposition prolongée à cette substance peut entraîner fièvre, frissons, douleurs musculaires, et, dans le pire des cas, causer des lésions rénales irréversibles. Ainsi, lorsque la Commission européenne a décidé, en 2002, de fixer à 0,05 mg/kg le niveau maximal de cadmium autorisé dans l’espadon, peu de monde trouva à y redire.

Sauf aux Seychelles, exportateur d’espadon vers le marché européen. Pourquoi, se sont demandé les pêcheurs, l’UE a-t-elle interdit, mi-2003, les importations d’espadon en provenance des Seychelles, alors que celles de crustacés, d’huîtres et de foie de bovins pouvant contenir jusqu’à 1,0 mg/kg de cadmium, soit 20 fois plus que pour l’espadon, restaient autorisées ? La décision aurait pu passer pour une erreur si les pêcheurs des Seychelles ne s’étaient avisés qu’au même moment, les bateaux européens pouvaient continuer à pêcher l’espadon dans les mêmes eaux.

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L’ensemble de l’économie mondiale est touchée par la crise financière, poussant les gouvernements à voler au secours des systèmes financiers et à prendre des mesures pour relancer la croissance. La politique budgétaire en sort gagnante, même si elle nécessite une mise en oeuvre audacieuse.

Les conférences internationales sont bien connues pour leurs promesses et leurs engagements, mais à Accra, donneurs et bénéficiaires de l’aide se sont peut-être enfin décidés à passer des paroles aux actes.

Plusieurs pays du Sahel et d’Afrique de l’Ouest ont subi une hausse des prix des produits agricoles depuis septembre 2007 et jusqu’au premier trimestre 2008, comparé à 2006. Ceci donne lieu à des tensions, notamment au Burkina Faso, au Cameroun, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.
Saviez-vous qu’au cours des dix dernières années, les deux principaux donneurs bilatéraux vis-à-vis de l’Afrique (remises de dettes non comprises) ont été les États-Unis et la France ? Les États-Unis ont concentré leurs efforts sur l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan tandis que les principaux destinataires de l’aide française ont été le Maroc, Mayotte et le Sénégal.

©Reuters/Sphiwe Sibeko

Alors que l’économie mondiale s’enlise, en proie aux effets de la crise des subprimes, de la flambée des prix du pétrole et de l’instabilité des marchés financiers, il peut paraître surprenant que pour la quatrième année consécutive, le continent africain affiche une croissance économique sans précédent.

©Reuters/Atef Hassan

L’eau représente un enjeu de plus en plus important dans tous les pays. Une approche originale et cohérente est aujourd’hui nécessaire.

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L’aide au développement inclut l’assistance humanitaire aux victimes de famines, conflits et catastrophes naturelles. Ce type d’aide a augmenté depuis 2000, atteignant 6 à 7 % de l’aide publique au développement bilatérale totale en 2005, soit quelque 7,1 milliards de dollars (prix constants de 2005). Le premier flux massif d’aide humanitaire a eu lieu en réponse à la famine de 1985 en Ethiopie.
Il y a du nouveau en Afrique. Naguère, investir sur ce continent passait pour de l’idéalisme. Aujourd’hui, les investisseurs tournent leurs regards – et leurs fonds – vers ce qui apparaît comme un nouveau monde pour l’investissement. Cette euphorie durera-t-elle ?

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Le Mexique a connu de grandes avancées économiques ces dix dernières années, et la croissance de sa production devrait s’établir entre 3,5 et 4 % en 2007-08. Néanmoins, selon la dernière Étude économique sur le Mexique, seuls de nouveaux efforts de réforme permettront au pays d’augmenter sa croissance et de rattraper les pays les plus riches de l’OCDE.

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L’Amérique latine regarde vers la Chine et l’Asie – et celles-ci lui rendent ses regards. Pour la première fois de son histoire, l’Amérique latine peut profiter non pas d’un seul, mais de trois moteurs de la croissance mondiale.

Le ministre de l'Investissement égyptien Mahmoud Mohieldin (à gauche) avec Angel Gurría Michael Sawyer/OECD

L’Égypte va être le premier pays arabe et africain à signer la Déclaration de l’OCDE sur l’investissement international et les entreprises multinationales. Ces dernières années, l’Égypte a accompli des progrès remarquables dans la réforme de sa politique d’investissement – l’investissement industriel étranger a été totalement libéralisé, par exemple, à l’exception des industries liées à la défense – mais les entreprises tant étrangères que nationales restent confrontées à de sérieux obstacles.
Vos chiffres sur la baisse spectaculaire de la part de l’aide consacrée aux infrastructures économiques et à l’agriculture dans l’APD bilatérale totale entre 1995-1996 et 2002-2003 donnent à réfléchir (nº 260, mai 2007). Les organismes de développement privilégient davantage ces deux domaines, mais il sera important de voir si les engagements seront tenus – notamment pour l’aide et les investissements concernant l’agriculture. Mais les membres du NEPAD ne se sont-ils pas engagés, à Maputo, à investir 10 % de leur PIB dans l’agriculture, et non pas à accroître leurs investissements de 10 % ?
Le boom économique chinois a été comme un tremblement de terre, envoyant des ondes de choc à travers l’Amérique latine. La Chine est sur toutes les lèvres. Des événements internationaux majeurs ont été consacrés à la remarquable émergence du pays, comme le Forum économique mondial ou le Colloque Risque Pays annuel de la Coface, qui se sont tous les deux déroulés au printemps dernier.
Le 22 mars 2007, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, 21 ONG environnementales chinoises ont lancé une initiative commune, sur le thème du « choix écologique », en direction de l’immense population de consommateurs que compte le pays. Tous les Chinois sont invités à prendre en considération les performances environnementales des entreprises dans leurs décisions d’achat quotidiennes. Trop souvent, les produits de marque dissimulent des pratiques polluantes illicites. Il appartient aux consommateurs de faire preuve de discernement et d’utiliser leur pouvoir d’achat individuel pour inciter ces entreprises hors-la-loi à revoir leurs pratiques écologiquement préjudiciables.

David Rooney

Plus de deux milliards d’habitants des pays en développement dépendent de l’agriculture pour leur alimentation de base et leur subsistance. Si la communauté du développement admet depuis longtemps l’importance des investissements dans l’agriculture pour nourrir la croissance économique, les stratégies employées jusqu’ici ont été incohérentes, parfois mal orientées et souvent inefficaces. En conséquence, les avantages qu’un secteur agricole dynamique aurait pu apporter aux populations pauvres ne se sont pas concrétisés.
Les pays développés se sont rencontrés à Paris début mars pour décider du montant de leur contribution aux prêts préférentiels de la Banque mondiale pour les trois années à venir. Au même moment, plus de 60 ONG, dont ActionAid, ont lancé une campagne pour convaincre les membres de l’OCDE de saisir cette opportunité pour promouvoir des réformes fondamentales au sein de la Banque.

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L’économie est une discipline connue pour ses courants de pensée divergents, ses querelles universitaires et ses tendances. L’économie du développement ne fait pas exception. Les postures irréconciliables des défenseurs de la croissance économique et des tenants d’une politique explicite de lutte contre la pauvreté en sont un exemple.
Les palmarès de compétitivité permettent de comparer les performances économiques des pays, mais ils laissent sans réponse des questions de fond. Pourquoi les pays « pauvres » sont-ils quatre fois moins productifs que les « riches » ? Pourquoi certains pays riches sont-ils deux fois plus productifs que d’autres ? Et que révèlent ces classements sur les rôles du capital humain, des marchés financiers ou de l’infrastructure ? 
La Chine a-t-elle durci sa position vis-à-vis de l’investissement étranger ? Les nouvelles règles de 2006 applicables aux fusions et acquisitions étrangères tendraient à le prouver, même si elles sont aussi porteuses d’améliorations notables.

Données économiques

PIB +0.5% T3 2018
Échanges exp +2.7% ; imp +3.0% T4 2017
Inflation annuelle 2,9% sept 2018
Chômage 5.2% sept 2018
Mise à jour: 22 nov 2018

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  • "D’ordinaire, il faut des livres ou des discours pour changer notre regard. Cette fois, c’est un site Internet qui vient révolutionner notre vision de l’Afrique urbaine. Lancé jeudi 22 novembre dans le cadre du huitième sommet Africités, à Marrackech, Africapolis.org arrive comme un outil majeur pour comprendre la ville africaine de 2018 et anticiper celle de 2050." Lisez l'entretien du journal "Le Monde" avec Laurent Bossard, Directeur du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest de l’OCDE, ici.
  • Le Secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría, avec le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, à la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, à New York.
  • Regarder la conférence de presse finale de la réunion ministérielle de l'OCDE 2018.
  • Coopération internationale, croissance inclusive et transformation digitale sont les thèmes clés du Forum de l’OCDE, les 29 et 30 mai, sous la bannière « Ce qui nous rapproche ». La Réunion du Conseil au niveau des Ministres se tiendra les 30 et 31 mai : présidée cette année par la France, elle explorera notamment la question du multilatéralisme.
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  • Le 24 janvier, la Barbade, la République de Côte d’Ivoire, la Jamaïque, la Malaisie, le Panama et la Tunisie ont signé la Convention multilatérale BEPS, portant à 78 le nombre de signataires. Cette Convention renforce les conventions fiscales existantes et restreint les possibilités d’évasion fiscale par des entreprises multinationales.
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