©Charlotte Moreau

Avec les Objectifs de développement durable, le monde s’est fixé des objectifs ambitieux pour les 15 prochaines années, une ambition dont nous devrons également faire preuve pour recueillir et traiter les données nécessaires au suivi des Objectifs. Forte d’une expérience de plus d’un demi-siècle, l’OCDE est bien placée pour soutenir ce projet mondial.

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L'adoption des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030 marque un engagement résolu à placer le monde sur la voie d’un avenir plus juste, prospère et durable, dans lequel les enfants pourront réaliser pleinement leur potentiel. Le défi du développement durable est intergénérationnel : une action efficace dès maintenant améliorera la vie des enfants d’aujourd’hui et créera un avenir meilleur pour ceux de demain.

Il n’existe aucun endroit sur terre où les femmes ont autant d’opportunités – économiques, sociales ou politiques – que les hommes. Pour que nos engagements au titre des Objectifs de développement durable comptent, nous devons commencer par là.

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La croissance du PIB réel a ralenti dans la plupart des économies émergentes d’Asie en 2014 et est restée modeste en 2015, selon Economic Outlook for Southeast Asia, China and India 2016. En fait, la plupart des pays de la région ont enregistré une croissance plus lente en 2015 qu’en 2014, sauf le Brunei Darussalam, la Thaïlande, le Viet Nam et l’Inde. La Chine et la région de l’ASEAN ont connu leur plus faible croissance depuis le début de la crise financière mondiale.

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Nouvelle révolution technologique, vieillissement massif de la population mondiale, raréfaction des ressources naturelles, urbanisation galopante... Dans un monde en mutation accélérée, la valeur se déplace et questionne en permanence les business model des entreprises. Hier, délocaliser tout ou partie de son activité permettait de regagner en compétitivité. Aujourd'hui, cette logique a vécu, et s'implanter sur un territoire apparaît désormais comme le fruit d'arbitrages bien différents, alliés à une vision plus durable.

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Le 25 septembre 2015, les 193 pays représentés à l’Assemblée générale des Nations Unies ont adopté les Objectifs de développement durable (ODD), vaste programme de développement destiné à « éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous ». Chacun des 17 ODD comporte des cibles précises à atteindre d’ici à 2030. Intégrant l’éducation, la santé, la pauvreté, le changement climatique et la fracture entre les sexes, ils jettent une lumière crue sur certains des problèmes apparemment insolubles que connaît le monde.

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Pour faire du développement durable une réalité, il faut prendre en compte l’interdépendance entre les problèmes environnementaux et sociaux. Les gouvernements, les organisations internationales, les institutions de financement du développement et les donneurs reconnaissent qu’il faut faire tomber les barrières entre aide, commerce, investissement et gestion des ressources naturelles, dans les pays développés comme en développement. Le double objectif de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté ne peut être atteint sans changer les pratiques commerciales qui nuisent au capital environnemental et social.

« Comme manger sa soupe avec un couteau » : Peter O’Toole campe TE Lawrence, avec Omar Sharif, dans le film de 1962 Lawrence d’Arabie ©Kobal/The Picture Desk/AFP

L’insurrection est une cause de sous-développement dans de vastes régions d’Afrique de l’Ouest et freine les progrès sociaux et économiques.

Une usine géothermique en Indonésie Reuters/ Beawiharta Beawiharta

Le changement climatique est le plus grand défi de notre temps. Il faut mobiliser des financements pour l’atténuer et s’adapter à ses conséquences. 

©Reuters/Thomas Mukoya

Consommatrices, créatrices et dirigeantes d’entreprises, agricultrices, salariées : les femmes dépendent des mécanismes du marché et doivent avoir accès aux financements nécessaires à leurs activités.

©Photosensitive/Reuters

Les Objectifs de développement durable des Nations Unies pourraient réellement changer la donne pour les femmes, car ils intègrent des avancées dans des domaines sensibles comme les droits reproductifs. Il faut s’attendre à des obstacles et à des résistances dans les années à venir.

La Conférence sur le changement climatique tenue à Paris en novembre et décembre marque le point d’orgue d’une année où plusieurs jalons ont été posés pour assurer un meilleur avenir à tous. La prise en charge du changement climatique occupe une place déterminante dans les 17 objectifs de développement durable (ODD) convenus à New York en septembre 2015 ; la signature d’un accord à Paris pourrait non seulement appuyer les efforts qui ont conduit à ces ODD historiques, mais aussi redonner espoir à tous les habitants de la planète, surtout les plus vulnérables.

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L’économie florissante de l’Asie du Sud-Est représente un défi majeur pour l’environnement : durant les dernières décennies, son modèle de croissance a reposé sur une exploitation intensive des ressources. Son capital naturel représente plus de 20 % de sa richesse totale, contre 2 % en moyenne pour les pays de l’OCDE.

Le paysage financier en Afrique a considérablement évolué depuis 2000. Les apports privés extérieurs que sont les investissements et les transferts des migrants sont désormais les moteurs de la hausse des financements extérieurs, selon les Perspectives économiques en Afrique 2015

« Quasiment tous nos problèmes sont financiers. L’argent, c’est toujours un problème. Je dois encore m’occuper de mes parents qui ne travaillent pas et m’assurer qu’ils ont de quoi manger ; c’est moi qui paie leur assurance car ils n’en ont plus les moyens. Je ne gagne pas assez pour tout cela. » 

L’investissement privé, en particulier dans les infrastructures, va probablement devenir une composante essentielle du financement du développement. 

U Chit Po a 49 ans et tient une épicerie au Myanmar. Il a une épouse et deux enfants à charge. Il a récemment connu un grave ennui de santé et souhaiterait prendre prochainement sa retraite. Or, il n’a pas de couverture maladie car il n’y a pas de licence pour le marché de l’assurance santé au Myanmar. Ses revenus sont constitués des bénéfices de son petit commerce et des intérêts sur les sommes qu’il prête au taux de 20 % par jour. Il n’a jamais épargné dans un établissement bancaire officiel, mais ses connaissances sur la valeur et les complexités de l’épargne sont de très haut niveau. Il trouve la bureaucratie bancaire trop pesante, en particulier pour les retraits à très bref délai, et estime que les taux d’intérêt proposés par les banques n’en valent pas le coup.

©Issei Kato/REUTERS

La division du monde entre pays riches et bien éduqués d’une part et pays pauvres et peu instruits d’autre part appartient au passé.

Les Nations Unies œuvrent depuis trois ans à l’élaboration d’un programme mondial de développement durable pour succéder aux huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui expirent en 2015. Ce programme majeur, qui compte 17 objectifs de développement durable (ODD) et 169 cibles, devrait être adopté au Sommet des Nations Unies en septembre à New York. 

Les leaders mondiaux viennent d’adopter 17 Objectifs de développement durables (ODD), divisés en 169 cibles. Avant d’espérer les concrétiser, il faudra atteindre un autre objectif : l’amélioration de la qualité des données. 

©Guiziou Franck/HEMIS.FR

À Etatara (Mozambique), Joacquim pratique une agriculture de subsistance. Ce paysan de 46 ans doit subvenir seul aux besoins de sa famille, composée de son épouse et de ses trois petits-enfants orphelins. Il vit dans une maison traditionnelle, qu’il ne peut utiliser pour garantir un emprunt, et cultive maïs, sorgho, manioc et haricots, qui sont consommés en grande partie par la famille, le reste étant vendu. Il gagne entre 300 et 500 USD par mois, selon les saisons et sa production.

©David Rooney

Relever les défis budgétaires est partout une gageure. Y adjoindre le défi de sortir du sous-développement un exploit. Pourtant, partout sur la planète, l’État et les collectivités locales ont la responsabilité de fournir des services publics et des services sociaux dignes de leurs citoyens, des infrastructures propres à attirer les investisseurs. Les recettes fiscales jouent un rôle crucial pour atteindre ces objectifs. Un cadre budgétaire stable et prévisible favorise la croissance et, à plus long terme, réduit la dépendance envers les financements extérieurs, publics comme privés. La fiscalité est un levier de « bonne gouvernance » et un moteur pour des réformes plus vastes.

Le commerce international est un levier indispensable du développement. Mais ses coûts élevés empêchent les pays en développement de tirer pleinement profit des possibilités de développement, de croissance et de création d’emploi qu’offre le marché mondial.

©REUTERS/Joe Penney

Nombreux sont les pays qui sortent d’un conflit. Pourquoi s’intéresser au Mali ? 

Alors que les négociations sur les Objectifs de développement durable (ODD) sont sur le point de se conclure, les pays précisent les moyens nécessaires à leur mise en œuvre. On compte actuellement 17 objectifs, et lors du Sommet des Nations Unies de septembre où seront lancés les ODD, la nature « transformative » des objectifs, largement soulignée, pourrait gagner en importance, de même que l’appel à « revitaliser le partenariat mondial pour le développement durable » figurant dans l’Objectif 17.

Malala Yousafzai au Sommet de l’ONU ©Jemal Countess/Getty Images North America/AFP

Le Programme de développement pour l’après-2015, adopté lors du Sommet de l’ONU sur le développement durable organisé à New York du 25 au 27 septembre, influera fortement sur les travaux de l’OCDE concernant le développement durant la prochaine décennie et au-delà. 

Charlotte Moreau/L'Observateur de l'OCDE

En 2014, l’aide publique au développement (APD) a atteint le montant inédit de 135,2 milliards USD. Cependant, tous les pays en développement n’en bénéficient pas à même enseigne, et pour certain elle peut sembler négligeable par rapport à d’autres flux financiers internationaux. Pour les pays les moins avancés, elle représente tout de même plus de 70 % du financement extérieur disponible, et plus d’un tiers des recettes et dépenses publiques totales. D’où l’importance de l’objectif fixé en 1970 par les Nations Unies, à savoir affecter à l’APD 0,7 % du revenu national brut (RNB) des donneurs.

David Rooney/L'Observateur de l'OCDE

Si la plupart des contribuables s’arrachent les cheveux au moment de remplir leur déclaration, ces difficultés sont sans commune mesure avec celles que doivent affronter les services fiscaux, notamment sur les dossiers des entreprises multinationales. 

De quoi se nourriront la croissance et le développement économiques de l’Afrique ? Les centres urbains en seront-ils le moteur ? Les zones agricoles stimuleront-elles la productivité ? Réponse : les deux.

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