Voir aussi le n° 254 sur l'eau, mars 2006. Les sommaires de tous les numéros sont disponibles sur www.oecd.org/observateur

Selon le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, « les progrès qui pourront être accomplis pour résoudre [le problème de l’eau] nous aideront à avancer sur la voie de la réalisation de la plupart des objectifs du Millénaire pour le développement »
(éditorial, n° 256, juillet 2006). Nous sommes d’accord, et voudrions attirer votre attention sur le programme Working for Water (WfW) en Afrique du Sud.
Chaque jeudi à midi le Tribunal de las aguas (tribunal de l’eau) se réunit devant la cathédrale de Valence, sur la côte méditerranéenne de l’Espagne. On dit que depuis plus de mille ans, ce tribunal règle les différends concernant l’irrigation des huertas, terres arables plantées de citronniers, d’orangers et d’autres cultures qui donnent à cette région ses parfums et ses saveurs caractéristiques, et font vivre bon nombre de ses habitants.Il n’y a pas de vie sans eau : elle est indispensable à la santé, à l’agriculture, à l’industrie et au maintien des écosystèmes. La gestion des ressources en eau et l’accès à ces ressources sont devenus des problèmes planétaires qui influent sur les relations sociales et politiques dans de nombreuses régions du globe.

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On pense souvent que les pays développés sont riches en eau, et que les agriculteurs s’y préoccupent peu de questions de gestion ou de qualité de l’eau. Si seulement cela pouvait être vrai ! Partout, l’accroissement de cultures et d’élevages exigeants en eau appauvrit les ressources en eau, y compris dans les pays les plus riches.

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En signant la Déclaration du millénaire des Nations unies, en 2000, les dirigeants de la planète se sont fixé des objectifs ambitieux de réduction de la pauvreté dans le monde, réitérés en 2002 au Sommet mondial sur le développement durable : les Objectifs du millénaire pour le développement. L’un d’entre eux est de « réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et à des services d’assainissement de base ». Ce but se révèle plus difficile à atteindre que beaucoup le croyaient.

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Il y a trois ans, à la veille du troisième Forum mondial de l’eau à Kyoto, nous écrivions qu’il était possible de réaliser l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) de réduire de moitié la population dépourvue d’accès à l’eau potable d’ici à 2015, quoique difficile, surtout dans un contexte marqué par la stabilisation voire le recul de l’aide bilatérale au développement de la part des pays de l’OCDE. La situation s’est-elle améliorée depuis ? Il y a des signes encourageants, mais pas là où ils auraient été le plus nécessaires.

©André Faber

Bordeaux est bien connue pour ses vins, certes chers, mais de grande qualité. Mais que dire de son eau ? Selon une récente étude de l’Union fédérale des consommateurs sur le prix de l’eau en France, la boisson que commandent discrètement les clients distingués au restaurant sous l’appellation « château de la pompe » est elle aussi devenue fort onéreuse. À 3,20 € le m3 (moins de 0,05 centime le litre), la facture d’eau moyenne des ménages y est supérieure à Paris, où elle est de 2,35 €/m3. Certaines autorités de l’eau facturent moins de 2 € le m3, mais d’autres facturent davantage. La taxe sur la valeur ajoutée représentant seulement 5,5% du prix de l’eau, les auteurs se demandent si ces prix reflètent les profits réalisés par les opérateurs privés. Comme l’indique l’enquête, la réponse n’est pas si simple.

Tout le monde connaît l’histoire du jeune Néerlandais qui a sauvé son pays en mettant son doigt dans la fuite d’une digue, en attendant les secours. Pour les Néerlandais, cette histoire s’est bien terminée, mais des millions de gens qui vivent en bord de mer à travers le monde n’ont pas eu cette chance l’an dernier.

Les océans couvrant trois quarts de la surface terrestre, on a évidemment tendance à les voir comme une source potentielle d’eau douce. Cela signifie qu’il faudrait dessaler l’eau pour la rendre propre à un usage agricole, ou même potable. Comment faire ? La distillation est l’option la moins chère, et la plus utilisée. Cependant, un nouveau procédé utilisant des membranes filtrantes, l’osmose inversée, représente maintenant presque la moitié de la capacité mondiale de dessalement d’eau de mer.
Le secteur privé de l’eau est plus grand qu’on ne le croit, avec des milliers d’entreprises qui travaillent chaque jour, principalement pour exécuter des politiques publiques. Ces entreprises en font-elles assez ? Peuvent-elles faire plus ?

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Le comté du Kent, joliment surnommé le « jardin de l’Angleterre », a connu une sécheresse hivernale sans précédent depuis les années 20. L’Agence britannique de l’Environnement a réagi en annonçant en février 2006 que, sans mesures de restriction d’ici le mois d’avril, le comté verrait dans quelques mois ses habitants privés d’eau courante et contraints de faire la queue pour s’en procurer.

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Les pays arides doivent-ils se cantonner à la culture des produits faiblement consommateurs d’eau et importer les autres ? Puisque tous les produits ont besoin d’eau, exporter des produits agricoles revient à exporter de l’eau, bien que sous une forme virtuelle.
Au Mexique, 80 % de la population vit dans des zones relativement chaudes et arides, et les ressources souterraines s’épuisent lentement. L’accès à l’eau devient un problème dans les parties les plus actives et développées du pays. Selon l’Examen de l’OCDE de la réforme de la réglementation au Mexique de 2005, la rapide croissance démographique et le développement industriel ont fait augmenter la demande totale d’eau.

Données économiques

PIB +0,43% T1 2017
Échanges exp +3,0% ; imp +4,0% T1 2017
Inflation annuelle 2,4% avril 2017
Chômage 6,008% mars 2017
Mise à jour: 22 juin 2017

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