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L’année 2016 marque le 20e anniversaire de l’adhésion de la Corée à l’OCDE. Au cours de cette période, le pays a continué de se développer, en termes quantitatifs aussi bien que qualitatifs, avec des résultats remarquables correspondant à ce qui est attendu d’un pays membre. La croissance de la Corée est l’une des plus impressionnantes des pays de l’OCDE, et son poids économique a triplé depuis son adhésion. Aujourd’hui, le pays se classe fièrement au 8e rang des pays de l’OCDE en termes économiques.

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Cette année marque le 20e anniversaire de l’adhésion de la Corée à l’OCDE. Devenue membre de l’OCDE en 1996, après son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce en 1995 dans le cadre de ses efforts d’ouverture à la mondialisation, la Corée s’est hissée au rang de véritable puissance moyenne, apportant activement sa contribution à la communauté internationale.

©Marco Illuminati/OCDE

Le seuil des 20 ans marque souvent l’entrée dans l’âge adulte. Les rituels de passage qui la marquent varient selon les cultures, mais toutes s’accordent sur un point : être adulte, c’est devenir un membre mature et responsable de la société.

©Michael Dean/L'Observateur de l'OCDE

La transformation de la Corée, l’un des pays les plus pauvres du monde au début des années 1960 et aujourd’hui 11e économie mondiale et 6e exportateur, n’a pas d’équivalent.

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Si les politiques publiques et l’adhésion à l’OCDE expliquent pour beaucoup les réussites coréennes des vingt dernières années, les grandes entreprises ont également joué un rôle important. La Corée est même systématiquement associée à plusieurs grandes marques. C’est la forte demande de produits comme les télévisions incurvées Samsung, les voitures hybrides Hyundai ou les titres à succès comme Gangnam Style qui a fait bondir le Pays du Matin calme au 6e rang des exportateurs mondiaux. Mais si la productivité de nombreux grands fabricants a permis à la Corée de figurer parmi les dix plus grands producteurs de voitures, navires, téléphones portables et DVD, elle est contrebalancée par celle des entreprises plus petites et du secteur des services : la productivité globale est moitié moins élevée que dans les pays de l’OCDE les plus avancés.

©Thomas Peter/Reuters

Depuis les années 1970, la croissance économique coréenne a été largement insufflée par de grandes entreprises telles que Samsung, Hyundai et LG. Ces chaebols ont connu une réussite remarquable, mais ont dominé l’économie sans guère laisser de place à l’essor des petites et moyennes entreprises (PME).

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Vu les prouesses de la Corée en matière de services numériques, il n’est pas surprenant que le pays soit le chef de file de la gouvernance électronique. Son avance, notamment dans le domaine des données ouvertes, doit beaucoup aux efforts des pouvoirs publics et aux investissements dans les infrastructures et les systèmes liés à la gouvernance électronique depuis les années 1990. En 2014, plus de 70 % des Coréens ont déclaré avoir utilisé internet au moins une fois au cours des 12 derniers mois pour interagir avec les autorités, que ce soit pour obtenir des informations sur un site du gouvernement ou télécharger et remplir un formulaire. C’est bien plus que la moyenne de l’OCDE qui s’élève à 55 %.

©Jo Yong-hak/Reuters. L'Observateur de l'OCDE n° 297 T4 2013

La transformation de la Corée en une grande puissance économique en seulement 20 ans tient principalement à ce qu’on considère souvent comme sa seule ressource naturelle : sa population. Les sommes considérables investies dans l’enseignement et la formation ont dopé la productivité et la croissance, faisant du pays un acteur international doté d’une économie florissante axée sur les nouvelles technologies et l’exportation.

©Charlotte Moreau

L’île de Jeju se situe dans le détroit de Corée. Souvent décrite comme « l’Hawaï de Corée », elle est également le joyau tropical de la stratégie d’économie verte du pays.

Alors que la plupart des toits de chaume ont été remplacés par des tuiles, plus modernes, pendant le Mouvement du nouveau village (Saemaul Undong) des années 1970, certains de ceux qui étaient en bon état ont été préservés, comme dans le village de Yangdong, qui fait maintenant partie du Patrimoine mondial recensé par l’Unesco. ©Robert Harding/Alamy Stock Photo

Les villes sont à la mode aujourd’hui parmi les décideurs car partout dans le monde, les pays estiment que les zones urbaines sont des pôles d’innovation et de croissance. Qu’en est-il des campagnes ? Le développement économique tiré par un exode rural ininterrompu, l’augmentation du niveau de vie et les possibilités qui s’offrent dans les zones urbaines, sans parler de l’industrialisation, contribuent à aggraver les disparités entre zones rurales et urbaines. L’expérience de la Corée montre qu’une croissance durable et socialement inclusive exige l’intégration des zones rurales dans la réussite économique. La transition rapide de la Corée, pays essentiellement agricole et bénéficiaire de l’aide alimentaire, devenu l’une des économies les plus dynamiques de l’OCDE, a été rendue possible par une transformation structurelle associant zones urbaines et rurales.

©OCDE/Nguyen Tien

Alors que j’étais secrétaire général de l’OCDE, peu de choses m’ont fait plus plaisir qu’accueillir la Corée au sein de l’Organisation à l’automne 1996.

Adhésion de la Corée : le ministre des Affaires étrangères coréen, Gong Ro-myung, serre la main du Secrétaire général de l’OCDE Donald Johnston après avoir signé l’invitation à rejoindre l’Organisation, le 25 octobre 1996 ©OCDE

La Corée célèbre en 2016 ses 20 ans à l’OCDE. Au début des années 1980, après une période de croissance économique exceptionnelle, le pays a entamé un programme de libéralisation financière suivi, dès 1993, d’une réforme plus générale de l’économie et de la réglementation. Ces changements étaient principalement motivés par trois facteurs : l’influence internationale croissante du marché, la pression grandissante des acteurs nationaux et internationaux en faveur de la suppression des obstacles aux échanges, notamment avec la création de l’OMC à la suite du cycle d’Uruguay, et la demande de libéralisation par les chaebols, de puissants groupes industriels, notamment concernant la levée des plafonds de propriété des actions bancaires et du crédit agrégé ainsi qu’une plus grande liberté par rapport aux emprunts étrangers.

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En Corée, les hommes sont traditionnellement plus instruits que les femmes, avec un décalage particulièrement notable dans le supérieur : 34 % seulement des titulaires d’un doctorat ou équivalent sont des femmes, soit l’une des proportions les plus faibles des pays du G7 et de l'OCDE. Cependant, l’éducation des Coréennes a considérablement progressé pendant la dernière décennie.

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S’il y a un domaine dans lequel la Corée s’est hissée dans le peloton de tête des pays de l'OCDE en 20 ans, c’est l’éducation. Selon le Programme PISA de l'OCDE, qui évalue les compétences des élèves de 15 ans dans le monde entier, les jeunes coréens ont de meilleurs résultats scolaires que la plupart de leurs pairs dans les autres pays de l'OCDE. À la dernière évaluation de 2012, la Corée se classait première en mathématiques et deuxième en compréhension de l’écrit derrière le Japon, et figurait parmi les sept meilleurs pays en sciences, sur un total de 64 pays et économies participants. Le pays se classait déjà parmi les meilleurs en 2009.

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Les échanges entre la Corée et l’Afrique ont plus que quadruplé depuis la fin des années 1990. Avec un total d’importations et d’exportations de 26,5 milliards USD en 2014, la Corée est l’un des partenaires commerciaux du continent qui s’est imposé le plus vite au cours des dix dernières années. 

De toutes les ressources mises à la dispositions de l’humanité, quelle est la plus sous-utilisée ? Les femmes, assurément !

Les combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon), qui représentent encore environ 80 % des dépenses énergétiques mondiales, sont à l’origine de la grande majorité des polluants, gaz ou particules. Ils sont notamment utilisés pour le transport, l’industrie, le chauffage et se concentrent donc en toute logique dans les agglomérations urbaines.

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L’innovation scientifique n’est plus l’apanage d’un cercle restreint de pays à revenus élevés. La recherche et l’innovation se sont considérablement démocratisées : ainsi, les économies émergentes asiatiques s’imposent de plus en plus comme nouveaux pôles mondiaux de la recherche scientifique. 

La gastronomie serait-elle la recette miracle pour sortir du marasme économique ? Food and the Tourism Experience ne va pas jusqu’à l’affirmer, mais elle montre qu’il s’agit d’un ingrédient important du dynamisme économique. Les articles de ce recueil avaient été réunis pour un atelier organisé en Corée en décembre 2010 : en guise d’amuse-bouche, deux chapitres évoquent la contribution de la gastronomie au tourisme et à la croissance ; ils sont suivis d’un buffet de chapitres sur l’Amérique latine, l’Autriche, la Corée, l’Espagne, la France, l’Italie, le Japon et les pays nordiques.

© Crack Palinggi/Reuters

La continuité de nos sociétés et la durabilité de notre planète ne seront assurées que si nous parvenons, collectivement, à résoudre les multiples difficultés majeures engendrées par les changements dus à la Révolution industrielle. 

Après la sévère contraction de l’activité observée à la fin de 2008, la Corée connaît l’une des plus précoces et plus fortes reprises dans la zone OCDE, tirée par les exportations et une politique budgétaire expansionniste. Alors que l’impact de la relance budgétaire se dissipera en 2010, un redressement durable des exportations contribuera sans doute à porter la croissance de la production à 4-4,5 % en 2010 et 2011, avec un rebond de la demande intérieure et un net recul du chômage. À mesure que la reprise se confirmera, il faudra freiner l’augmentation des dépenses publiques afin de rétablir l’équilibre du budget, conformément au plan de gestion budgétaire à moyen terme. D’autres mesures exceptionnelles de stabilisation de l’économie, comme l’aide accrue aux petites et moyennes entreprises, devront être supprimées progressivement. Des réformes structurelles visant à améliorer la productivité, notamment dans le secteur non manufacturier, sont nécessaires pour soutenir la croissance sur le moyen terme.

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La Corée a été l'un des pays de l'OCDE les plus durement touchés par la crise mondiale, alors même que son secteur financier était relativement sain. La crise a frappé de plein fouet une économie qui était devenue ces dernières années l'une des plus performantes du monde développé, l'instabilité des marchés de capitaux et la chute brutale du taux de change rappelant la crise asiatique de 1998.

Avec l'urgence accrue de barrer la route au changement climatique, l'encouragement des populations à utiliser les transports publics se répand partout dans le monde. Une stratégie globale incitant à délaisser voitures et camions au profit du train et des tramways électriques peut vraiment contribuer à réduire la pollution, les embouteillages et les émissions de gaz à effet de serre.

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