Brice Lalonde

Entretien avec Brice Lalonde, Président de la Table ronde sur le développement durable. «On ne peut gérer l’environnement sans une économie forte.»

Sukree Sukplang/Reuters

L’aquaculture peut-elle contribuer à assurer l’approvisionnement alimentaire à l’avenir ? Oui, mais certaines difficultés doivent être surmontées.

L’agriculture et les systèmes agroalimentaires mondiaux pourront-ils subvenir aux besoins des neuf milliards d’individus qui devraient peupler la planète en 2050 ? Les prédictions de famine mondiale ne sont pas nouvelles, mais les revers récents de la lutte contre la faim ont replacé l’agriculture au centre des discussions internationales.

Fayaz Kabli/Reuters

L’agriculture mondiale doit relever un formidable défi dans les 40 prochaines années : produire 50 % d’aliments en plus d’ici 2030 et le double d’ici 2050. Avec des pressions croissantes issues de l’urbanisation, de l’industrialisation et du changement climatique, une bonne gestion de l’eau sera vitale.

Dans les prochaines années, le système alimentaire et agricole mondial devra répondre aux besoins de milliards d’individus supplémentaires et satisfaire des exigences accrues de qualité, d’accessibilité et de disponibilité. La terre, l’eau et les investissements feront l’objet d’une intense concurrence entre l’agriculture et les autres secteurs, et le changement climatique engendrera de nouvelles contraintes. Les ministres et les parties prenantes des pays membres de l’OCDE et des principales économies émergentes se sont réunis à Paris les 25 et 26 février afin de débattre de la meilleure façon de répondre à ces défis.

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La biotechnologie, en constante évolution, est devenue un moteur potentiel de production écologiquement viable et une source avérée d’innovations diverses dans l’agriculture, l’industrie et la médecine. Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle bioéconomie ? La réponse dépendra des politiques publiques.

Les informations fiscales pays par pays peuvent‑elles contribuer à accroître les recettes au service du développement ? La réponse n’est pas si simple.

Malthus est mort, mais la prospérité générale ne garantit ni le bonheur ni la paix. Tel est le message principal de La prospérité du vice : Une introduction (inquiète) à l’économie, le nouveau livre de Daniel Cohen. Professeur à l’École normale supérieure et directeur adjoint de l’École d’économie de Paris, l’auteur passe en revue les quatre derniers siècles et, dans le sillage de grands économistes, historiens et sociologues, aboutit à ce constat : la prospérité ne suffit pas à garantir la paix et le bonheur. Si le ton de l’ouvrage est assez pessimiste, le talent pédagogique de Cohen le rend néanmoins stimulant et instructif.

La région MENA est l'une des premières productrices de pétrole et de gaz naturel. Deviendra-t-elle aussi un réservoir mondial d'énergies renouvelables ? C'est possible, à condition de réaliser certains investissements majeurs.

Le 2 novembre, le Maroc a lancé un programme d'énergie solaire de 9 milliards de dollars. Le programme inclut cinq centrales qui devraient produire une capacité totale de 2000 MW d'ici 2020, l'équivalent d'environ 40 % de la production d'électricité du pays.

Améliorer la gouvernance et l'investissement est un préalable incontournable au développement dans la région MENA.

Investir dans l’eau est l’affaire du secteur public comme du secteur privé. Ce sont les conditions de l’investissement qui importent.

Parmi les plus singuliers monuments du monde, les gigantesques moai de l’Ile de Pâques sont les vestiges, comme les pyramides d’Égypte, de ce qui fut un jour une société innovante et complexe – mais aussi une société peu soucieuse de la durabilité de ses ressources, et qui finit par détruire son écosystème.

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La conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Poznan, en Pologne, s’est soldée par un bilan mitigé. Les participants ont reconnu qu’il était temps de passer à l’étape suivante des négociations, et des éclaircissements ont été apportés sur certaines questions, mais sur le fond, les choses n’ont guère avancé.

©Gouvernement finlandais

Les transports contribuent très largement aux émissions de CO2. Les décideurs publics peuvent-ils faire évoluer les choses ? Anu Vehviläinen, ministre des Transports de Finlande et Présidente du premier Forum international des transports à Leipzig en mai 2008, nous répond.

©ITF/DR

Pour le secteur des transports, très important émetteur de gaz à effet de serre, réduire les émissions constitue un immense défi, surtout lorsque la plupart des prévisions annoncent le doublement, voire le triplement, des transports au cours des 30 prochaines années.

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L’investissement dans les technologies propres peut contribuer à atteindre un large éventail d’objectifs environnementaux, de l’atténuation du changement climatique à la maîtrise de la pollution de l’air et de l’eau, en passant par l’optimisation de l’exploitation des ressources en général.

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Les crédits fondés sur le marché sont l’un des moyens de maîtriser les émissions de CO2. Mais il faut perfectionner ce dispositif… Et lui donner du temps.
Votre dossier sur l’énergie couvrait bien la question du renouvelable (n° 258-259, décembre 2006). Et si la promesse des énergies renouvelables n’était qu’un mirage ? Cela pourrait être le cas si les mentalités ne changent pas.
Angel Gurría estime à juste titre que les « subventions (…) devraient profiter à l’innovation et aux pratiques peu polluantes, et non protéger ou fausser des marchés » (N° 258/259, décembre 2006). Malheureusement, en dehors de quelques milliards de dollars consacrés à la R-D, ce qui caractérise le domaine des biocarburants, ce sont précisément les distorsions et les marchés protégés

Source: AIE

La demande mondiale d’électricité augmente rapidement, de même que la demande d’énergie pour les transports. Les énergies renouvelables ne sont pas encore en mesure d’égaler la densité énergétique des combustibles fossiles, et elles nécessitent de vastes superficies de terres, notamment pour produire des panneaux solaires. De l’énergie solaire à l’hydraulique, ces sources ne sont pas également réparties et leur fourniture peut être irrégulière (voir l’article de Vaclav Smil).

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Sommes-nous en train de passer à de nouvelles sources d’énergie ? Des plans grandioses sont échafaudés pour installer des forêts d’éoliennes géantes, transformer les céréales et la paille en éthanol-carburant et en biodiesel, et exploiter le rayonnement solaire dans des champs photovoltaïques.
S’il est vrai que des phénomènes naturels tels que les éruptions volcaniques, les courants océaniques chauds ou même la rotation de la Terre peuvent contribuer au réchauffement du climat, le dioxyde de carbone (CO2) produit par l’activité humaine – chauffage domestique, industries, transports, etc. – est généralement désigné comme le premier des coupables : en l’espace de 45 ans, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a augmenté de près de 20 %.

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Source : AIE

Le réchauffement planétaire, l’épuisement des combustibles fossiles et les risques géopolitiques rendent inévitable le passage aux énergies renouvelables. Le défi présente des incertitudes considérables, mais l’inaction serait pire. Une stratégie énergétique alternative réaliste est possible.

Existe-t-il une solution miracle pour relever les défis énergétiques actuels ? Au risque de démoraliser ceux qui se réjouissaient d’avoir trouvé la solution avec les fermes éoliennes et les panneaux solaires, la réponse est non. Les technologies des énergies renouvelables, en l’état, ne sont pas en mesure de répondre aux besoins énergétiques de demain. Il en va de même pour l’énergie nucléaire, car il n’existe pas suffisamment de combustible fissile disponible, même pour assurer la totalité de la production d’électricité actuelle. Les défenseurs de l’environnement doivent savoir que, même dans le plus optimiste des scénarios, la majeure partie de nos besoins en énergie continuera à être couverte par des combustibles fossiles pendant un certain temps.
De nombreuses civilisations anciennes se sont engagées sur une voie économique qui n’était pas écologiquement viable. Certaines ont compris la situation et ont su procéder aux ajustements nécessaires pour survivre, voire prospérer. D’autres n’ont pas compris la gravité des menaces ou, lorsqu’elles en ont pris conscience, n’ont pas pu s’adapter à temps. Elles se sont effondrées.
Chaque jeudi à midi le Tribunal de las aguas (tribunal de l’eau) se réunit devant la cathédrale de Valence, sur la côte méditerranéenne de l’Espagne. On dit que depuis plus de mille ans, ce tribunal règle les différends concernant l’irrigation des huertas, terres arables plantées de citronniers, d’orangers et d’autres cultures qui donnent à cette région ses parfums et ses saveurs caractéristiques, et font vivre bon nombre de ses habitants.Il n’y a pas de vie sans eau : elle est indispensable à la santé, à l’agriculture, à l’industrie et au maintien des écosystèmes. La gestion des ressources en eau et l’accès à ces ressources sont devenus des problèmes planétaires qui influent sur les relations sociales et politiques dans de nombreuses régions du globe.

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On pense souvent que les pays développés sont riches en eau, et que les agriculteurs s’y préoccupent peu de questions de gestion ou de qualité de l’eau. Si seulement cela pouvait être vrai ! Partout, l’accroissement de cultures et d’élevages exigeants en eau appauvrit les ressources en eau, y compris dans les pays les plus riches.

Tout le monde connaît l’histoire du jeune Néerlandais qui a sauvé son pays en mettant son doigt dans la fuite d’une digue, en attendant les secours. Pour les Néerlandais, cette histoire s’est bien terminée, mais des millions de gens qui vivent en bord de mer à travers le monde n’ont pas eu cette chance l’an dernier.

Données économiques

PIB +0,43% T1 2017
Échanges exp +3,0% ; imp +4,0% T1 2017
Inflation annuelle 2,4% avril 2017
Chômage 6,008% mars 2017
Mise à jour: 22 juin 2017

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