Si la Chine domine les échanges et l’investissement sur le continent africain, l’Inde et la Corée lui opposent une concurrence de plus en plus vive. Comment les pays africains peuvent-ils bénéficier de cette évolution ? Et quel rôle pour les partenaires traditionnels de la zone OCDE ?

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Des études de cas sur des produits spécifiques, notamment électroniques, montrent une tendance à une inégale répartition de la création de valeur entre les activités d’une chaîne de valeur. Les activités en amont (développement de nouveaux concepts, R-D, fabrication de composants clés) sortent gagnantes, mais les activités en aval (marketing, stratégie de marque, services aux clients) ne sont pas en reste.

©Gouvernement norvégien

La crise économique concerne avant tout des hommes et des femmes. Le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques est donc fondamental dans la recherche des solutions multilatérales dont nous avons plus que jamais besoin. 

©David Rooney

Lutter contre l’érosion fiscale

Les entreprises multinationales (EMN) sont accusées d’échapper à l’impôt partout dans le monde, et en particulier dans les pays en développement où les recettes fiscales sont indispensables pour le développement à long terme. Rien d’étonnant à ce que les contribuables de plusieurs pays aient récemment manifesté leur colère.

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Les retombées de l’incertitude qui continue de miner l’économie mondiale se reflètent dans l’investissement international, qui recule à nouveau après deux ans de progression régulière. En 2011, les fusions-acquisitions internationales (F-AI) ont tout juste repassé la barre des mille milliards de dollars. Toutefois, selon le bulletin Investment News de l’OCDE, l’activité d’investissement devrait plonger de 36 % en 2012, à 675 milliards de dollars.

REUTERS/Valentin Flauraud

Saviez-vous que l’organisation derrière la découverte du boson de Higgs (la « particule de Dieu ») est aussi celle à l’origine du world wide web ? Robert Cailliau, l’un de ses fondateurs, et James Gillies, témoin de la première heure, en retracent l’histoire.

©Tomas Bravo/Reuters

La démocratie est une bonne chose. Tout comme la transparence et l’ouverture. Le propos ne semble guère prêter à controverse. À travers le monde, le voile de l’ignorance tombe peu à peu grâce à des médias florissants, à l’innovation dans les communications mondiales et aux pressions incitant les gouvernements à l’ouverture et au dialogue.

Qu’est-ce que l’aide  au développement ?  En théorie, son  objectif est simple :  améliorer la vie des  plus pauvres de la  planète. En pratique,  elle recouvre des  activités multiples :  du creusement  d’un puits dans  un village reculé à de vastes stratégies  multilatérales pour lutter contre le sida. 

Au IIIe siècle, l’Empire romain a été frappé par une crise financière majeure entraînant un effondrement des échanges et une contraction de l’économie. Ses effets auraient duré plusieurs siècles et auraient même eu des répercussions jusqu’au Moyen âge. Par exemple, les villes fortifiées remplacèrent les grandes cités ouvertes, tandis que les biens manufacturés furent produits sur le domaine des seigneurs au lieu d’être achetés auprès des spécialistes. C’est une leçon que nous ne devons pas oublier : la mondialisation n’est pas un processus linéaire, elle peut s’arrêter et même faire machine arrière. Autre leçon à retenir, les échanges ont tendance à être influencés par des facteurs non commerciaux – tels que les dépenses militaires et l’inflation dans le cas de Rome – et non l’inverse.

La gastronomie serait-elle la recette miracle pour sortir du marasme économique ? Food and the Tourism Experience ne va pas jusqu’à l’affirmer, mais elle montre qu’il s’agit d’un ingrédient important du dynamisme économique. Les articles de ce recueil avaient été réunis pour un atelier organisé en Corée en décembre 2010 : en guise d’amuse-bouche, deux chapitres évoquent la contribution de la gastronomie au tourisme et à la croissance ; ils sont suivis d’un buffet de chapitres sur l’Amérique latine, l’Autriche, la Corée, l’Espagne, la France, l’Italie, le Japon et les pays nordiques.

Bretagne, 1689. Voltaire raconte l’histoire d’un Huron, trilingue, fraîchement débarqué en Bretagne, qui est convié à un dîner chez des notables de la ville. Quand on lui demande laquelle de ses trois langues il préfère, il répond que c’est le huron. « Est-ce possible ? » s’écrie mademoiselle de Kerkabon ; « J’avais toujours cru que le français était la plus belle de toutes les langues après le bas-breton. » « On disputa un peu sur la multiplicité des langues, et on convint que, sans l’aventure de la tour de Babel, toute la terre aurait parlé français. »

© Reuters Staff/Reuters

À l’échelle de la planète, environ un milliard d’individus souffrent de la faim et, avec la persistance de la crise économique, la course à la croissance risque d’aggraver les choses.

En mai 2012, la Réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres a entériné la Stratégie de l’OCDE pour le développement, outil essentiel pour ajuster les travaux de l’organisation à l’évolution rapide des enjeux internationaux. Quels en sont les objectifs?

© REUTERS/Darren Staples

La crise a fait naître une tendance au repli sur soi qui expose l’Europe à de grands dangers.

La mondialisation a toujours été un processus de changements importants et souvent inattendus, ainsi que de transferts de pouvoir, et cela se reflète dans l’essor et le déclin des grandes villes. Quelles leçons pouvons-nous en tirer pour l’avenir ?

© AFP/Eric Piemont

Le commerce mondial évolue, et les responsables politiques doivent aussi revoir leur façon de l’aborder, selon Pascal Lamy. Explication.

© INET

Bien plus que les dépenses budgétaires excessives, c’est la toute-puissance des marchés financiers qui menace aujourd’hui la confiance. Or, il existe des investissements judicieux et salutaires pour la société.

La mondialisation et l’émergence de groupes de la société civile interconnectés, quoique d’horizons divers, constituent un véritable défi pour les cadres de gouvernance en place. Il n’y a pas d’alternative au changement.

Mario Pezzini ©OCDE

L’augmentation du revenu moyen et la diminution du niveau de pauvreté absolue, en particulier ces dix dernières années, suggèrent qu’une proportion croissante de la population mondiale n’est ni riche ni pauvre par rapport aux normes nationales mais se situe dans le milieu de l’échelle des revenus.

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Le nombre de migrants dans les pays de l’OCDE a diminué d’environ 7 % en 2009, à 4,3 millions d’individus, contre environ 4,5 millions en 2008. Des données nationales récentes suggèrent que cette tendance s’est accentuée en 2010, selon les Perspectives des migrations internationales 2011.

Le Canada est une nation de commerce. Ce pays vaste, riche en ressources naturelles et relativement peu peuplé, a des prédispositions naturelles pour le commerce. Mais le Canada a su aussi exploiter ce potentiel et peut aujourd’hui s’enorgueillir d’une main-d’oeuvre hautement qualifiée et diplômée, d’une infrastructure physique et financière bien développée, d’un cadre réglementaire transparent et prévisible et d’un degré élevé d’ouverture au commerce et à l’investissement.

Une mise à jour des Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales est prévue pour 2011. Il s’agira notamment de donner aux entreprises des directives plus fermes pour prévenir les atteintes aux droits de l’homme, pour leurs propres activités ainsi que pour celles de leurs fournisseurs.

Pour sortir de la crise et créer des emplois, les pays de l’OCDE ont besoin de croissance. Mais d’où cette croissance viendra-t-elle? Par ailleurs, face à des défis tels que le changement climatique et le développement mondial, comment favoriser une activité économique moins polluante et plus intelligente? Les réponses à ces questions pourraient nous aider à trouver une voie pour sortir de la crise et construire un avenir plus sûr.

« Si c’est un rêve, alors nous pouvons le réaliser », a lancé Jean- Marc Vittori, éditorialiste du quotidien Les Échos, à la suite des orateurs prestigieux réunis à la conférence d’ouverture des Journées de l’économie 2010. Celles-ci ont rassemblé à Lyon les 9, 10 et 11 novembre, quelque 6 000 citoyens soucieux de mieux comprendre les mécanismes économiques de notre temps.

L’un des effets secondaires de la crise mondiale a été une réduction temporaire des déséquilibres des balances des opérations courantes entre les principaux pays et les principales zones économiques du monde. C’est une évolution positive, mais durera-t-elle ? Certaines mesures politiques s'imposent sans doute.

Le 7 septembre 2009, un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a dénoncé le rôle important de la « domination du dollar » dans les déséquilibres globaux récents, notamment des balances commerciales et des comptes des opérations courantes, qui ont contribué à la crise économique mondiale.

Ron Blackwell (à gauche), Angel Gurría et Soumitra Dutta écoutent Jacob Lew lors du Forum ©OCDE

L'économie mondiale s'est heurtée à un mur ces 12-18 derniers mois. Telle était la remarque d'introduction de Soumitra Dutta, de l'INSEAD, au Forum de l'OCDE 2009, lors du débat qui a suivi la session sur les dernières prévisions économiques de l'OCDE publiées quelques instants plus tôt (Perspectives économiques de l'OCDE n° 85, version préliminaire, juin 2009).

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Le commerce mondial s'est effondré au quatrième trimestre 2008 et la tendance reste à la baisse pour les premiers mois de 2009, malgré un léger mieux. Un commerce mondial ouvert et bien réglementé est un prérequis essentiel à la reprise et au développement. Or, en temps de crise, les tentations protectionnistes sont fortes. Il faut y résister.

Voici ce qu'on lisait dans le Times du 27 mai 1882 : « Nous avons remporté aujourd'hui une grande victoire sur le monde physique, une victoire impossible et même inimaginable il y a seulement quelques années. » Il ne s'agissait pas de l'invention de l'aviation, ni de la conquête des pôles, mais de viande de mouton... L'événement en question était l'arrivée à Londres du Dunedin, un navire transportant de l'agneau et du mouton en provenance de Nouvelle-Zélande. Sur les 5 000 carcasses, une seule fut déclarée impropre à la consommation, et le reste fut vendu. Le Dunedin démontra ainsi qu'on pouvait transporter des aliments congelés d'un bout à l'autre de la planète et que cela pouvait être un succès commercial.

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Ces derniers mois, un changement radical est intervenu : les gouvernements sont désormais plus enclins à échanger des renseignements fiscaux avec d'autres pays. Pourquoi cela ?

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