L’initiative CleanGovBiz de l’OCDE aide les États à combattre la corruption tout en coopérant avec la société civile et le secteur privé pour promouvoir l’intégrité.

Mark Pieth ©OCDE

La crise ne doit pas nous détourner de la lutte contre la corruption. Mark Pieth, qui préside le Groupe de travail de l’OCDE sur la corruption, explique à Lyndon Thompson pourquoi il faut poursuivre les actions menées à ce sujet.

©Phil Noble/Reuters

La corruption est un fléau des temps modernes pour le commerce international. À l’heure où tant de gens souffrent de la crise économique, la corruption est une maladie bien réelle qui menace notre prospérité. Elle met en péril le développement des économies et contribue à la défaillance des marchés. Elle fausse la concurrence, porte atteinte à la libre entreprise et empoisonne l’activité économique. Elle bride le talent et l’innovation et étouffe l’esprit d’entreprise. Bien souvent, ce sont les plus pauvres qui en paient le plus lourd tribut.

La dernière réunion du G20, à Séoul en novembre 2010, a renouvelé l’attention portée aux travaux de l’OCDE sur la lutte contre la corruption de fonctionnaires étrangers. Le G20 s’est accordé sur un Plan d’action contre la corruption, définissant des domaines clés dans lesquels les pays du G20 entendent donner l’exemple, notamment en instaurant un régime anticorruption mondial efficace.

Pour mener des réformes financières valables et instiller une culture de l’intégrité dans les marchés financiers, les responsables politiques doivent faire preuve d’un réel engagement en faveur de la transparence et de la responsabilité.

En 2007, l’Afrique du Sud a adhéré à la Convention anticorruption de l’OCDE et a rejoint le Groupe de travail sur la corruption dans le cadre des transactions commerciales internationales, qui est composé de représentants des 38 pays signataires et surveille l’application et l’exécution de la Convention.

Dans le combat mondial contre la corruption, l’OCDE a contribué à mettre en place certaineS des armes les plus importantes. Aujourd’hui, avec une nouvelle initiative, elle s’associe à ses partenaires dans ce combat mondial afin de renforcer l’arsenal collectif contre la corruption.

©REUTERS/Benoit Tessier

L’OCDE a élaboré de nouvelles lignes directrices pour un lobbying plus transparent et plus équilibré.

©REUTERS/Kim Kyung Hoon

Depuis l’entrée en vigueur de la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption, beaucoup de progrès ont été accomplis. Mais il faudra faire bien plus pour assainir les pratiques commerciales inéquitables.

L’année 2010 a commencé avec un tremblement de terre dévastateur en Haïti qui a tué plus de 100 000 personnes et a pratiquement détruit le pays. Nous tenons à exprimer notre sentiment de solidarité envers le peuple haïtien. Cette tragédie ravive le triste souvenir du tsunami, survenu juste avant la nouvelle année 2004. Rien ne peut remplacer la perte d’êtres chers.

Les gouvernements de la région MENA apparaissent depuis quelques années résolus à lutter contre la corruption dans les marchés publics. Les promesses se réalisent, mais les efforts doivent continuer.

La Convention contre la corruption de l'OCDE, qui fêtera son 10ème anniversaire en décembre, a été le premier instrument international de lutte contre la corruption dans les entreprises transfrontalières. Aujourd'hui, 30 pays membres de l'OCDE et huit pays non-membres - l'Argentine, le Brésil, la Bulgarie, le Chili, l'Estonie, Israël, la Slovénie et l'Afrique du Sud - ont adopté la convention.

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Ordinateurs, restauration, routes... Les gouvernements et les entreprises publiques achètent un large éventail de biens et de services. Saviez-vous que les marchés publics représentent entre 10 et 15 % du PIB mondial, soit près de 4 billions de dollars par an ? Mais ces marchés sont aussi un terrain propice à la fraude et à la corruption, qui font gonfler leur montant total de 10 à 20 %. Autrement dit, à travers le monde, les contribuables financent involontairement des pratiques de corruption à hauteur d'environ 400 milliards de dollars par an.

©Larry Downing/Reuters

Pour regagner la confiance du public et des investisseurs, les gouvernements doivent mettre la transparence et la responsabilité au coeur des réformes et des mesures de sauvetage. Voici pourquoi.

©David Rooney

Depuis plusieurs mois, la presse internationale révèle de façon pratiquement quotidienne son lot d’affaires présumées ou réelles de corruption transnationale qui portent souvent sur des entreprises réputées. Cela ne veut pas forcément dire que le niveau de corruption a augmenté depuis dix ans, mais il s’agit sans aucun doute d’une prise de conscience des médias et de l’opinion publique ainsi que d’une perception différente d’un phénomène longtemps toléré et même parfois encouragé en sous-main.
La Convention de l’OCDE de 1997 sur la lutte contre la corruption constitue le premier instrument mondial de lutte contre la corruption dans les transactions commerciales internationales. Elle a été ratifiée par les 30 pays membres de l’OCDE et six pays non membres, et aide les pouvoirs publics et les entreprises à améliorer leur législation et leurs normes.
Qu’est-ce que la corruption exactement ? Comment la loi traite-t-elle le fait de « proposer », « promettre » et « verser » un pot-de-vin ? Les réponses diffèrent selon les pays, tant par les définitions que par les interprétations. Par exemple, les tribunaux de certains pays ne considèrent pas qu’une proposition orale constitue une tentative de corruption, sauf si elle est suivie d’autres actes.

David Rooney

Les marchés publics génèrent une activité économique appréciable, mais ils sont sujets à la corruption partout dans le monde. Un rapport récent montre comment les pouvoirs publics peuvent repérer cette corruption, et suggère des moyens de la combattre.
Les inspecteurs des impôts ont beau avoir des yeux de lynx, leur tâche est devenue particulièrement délicate dans le contexte actuel de mondialisation et de complexité technologique. La Recommandation de 1996 de l’OCDE sur la déductibilité fiscale des pots-de-vin versés à des agents publics étrangers est destinée à décourager la corruption internationale en interdisant, par exemple, les pots-de-vin sous forme de dépenses déductibles d’impôts. Cependant, c’est aux services fiscaux des différents pays qu’il appartient d’assurer la discipline fiscale et de déceler les demandes illégitimes.

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