Paris électrique
Bravo d’avoir choisi une photo de la voiture électrique parisienne en libre-service, Autolib’, pour illustrer votre article sur les problèmes de l’industrie automobile dans la zone OCDE (« Secteur automobile : du vert au bout du tunnel », n° 297 T4 2013). Si la demande de voitures conventionnelles va décliner, comme vous l’annoncez, les perspectives de l’électrique sont assurément plus positives. Selon ses propriétaires, Autolib’ sera rentable en 2018, et d’innombrables autres producteurs cherchent à se frayer un chemin sur le marché de l’électrique. De plus, la Bluecar de Bolloré utilisée par Autolib’ est un symbole de ce que l’Europe peut réussir : conception par Pininfarina, construction à Bairo, Italie, et lancement à Paris en 2011. Si la tendance se confirme, les centres historiques européens pourraient devenir les endroits les plus propres et intelligents sur terre.

Aux États-Unis, nous commençons lentement à comprendre que les compétences nécessaires au 21e siècle requièrent une éducation qui développe la créativité et l’innovation. Certaines sociétés payent des individus pour résoudre des problèmes. En s’inscrivant en ligne, un individu peut devenir agent du changement au service de n’importe quelle société dans le monde qui a un problème à résoudre. Certaines entreprises ne se limitent plus à la créativité et à l’innovation de leurs salariés ; elles vont chercher à l’extérieur et à l’étranger cette étincelle qui peut leur montrer des solutions aux problèmes sur lesquels butent leurs propres équipes. Et elles sont prêtes à payer cher pour cela.

Selon la fameuse affirmation du Prix Nobel Gary Becker, « la mère au foyer qui élève ses enfants apporte une plus grande contribution à l’économie que le père qui travaille à l’extérieur » (1998 Conférence de l’ONU sur la famille).   

Historiquement, la démocratie a toujours été de pair avec la classe moyenne ; elle a toujours été exercée par la classe moyenne et n’a probablement jamais existé en l’absence d’une classe moyenne (« Une classe moyenne émergente », L’Annuel de l’OCDE 2012).      

Les moyens utilisés sont pourtant simples et il n’est pas nécessaire de sortir de Saint-Cyr pour comprendre ce que l’on qualifie pudiquement de politique dite des prix de transfert (voir « Prix de transfert : un défi pour les pays en développement », n° 276-277, décembre 2009-2010).   

Vous brossez un portrait positif de la situation économique de la Turquie en termes de croissance du PIB et d’emploi (L’Observateur de l’OCDE n° 290-91, T1-T2 2012). Mais votre expert déclare que, pour l’avenir de l’économie turque, « la réforme du marché du travail est primordiale, notamment pour réorienter les ressources du secteur informel vers l’économie formelle : les contrats de travail doivent être assouplis et la fixation du salaire minimum décentralisée ».

Ayant enseigné au Texas pendant 25 ans, je pense bien connaître les questions abordées ici, en particulier à propos de l’enseignement public dans mon État (« Lessons in resilience from PISA » sur OECD insights). J’applaudis l’idée d’Andreas Schleicher selon laquelle, pour avoir des « élèves résilients », la meilleure chose à faire est d’accroître l’aptitude des enseignants à motiver les élèves.

J’ai décidé il n’y a pas fort longtemps d’arrêter de me connecter sur Facebook. J’ai désactivé mon compte, sans le supprimer pour autant. Quelquefois, j’ai encore envie d’y retourner, parce que je suis accro au nombre de notifications que j’ai pu avoir, aux commentaires d’amis sur mes photos de profil ou bien aux messages laissés dans ma boîte de réception ou sur mon mur. En bref, je suis complétement obsédée par ce que l’on me dit ou ce que l’on dit de moi.

Les systèmes éducatifs nationaux peuvent développer l’aptitude des jeunes à innover, dès le plus jeune âge (« Les voies d’une reprise durable », L’Observateur de l’OCDE n° 279, mai 2010). Les commentaires que j’ai lus sur le sujet semblent considérer que nous commençons à nous intéresser aux questions liées au commerce en quittant l’école, vers 16-18 ans.

Les cultures génétiquement modifiées sont une menace pour la sécurité alimentaire, et non une solution à la crise alimentaire. Le génie génétique n’améliore pas les rendements, et les OGM se sont montrés très sensibles aux changements brutaux de température.

Il est intéressant de remarquer qu’il est parfaitement rationnel pour les prêteurs (et les compagnies d’assurances) de baisser leurs prix et leurs garanties en temps de prospérité, afin d’augmenter leur part de marché. C’est leur moyen de gagner de l’argent.

Votre article sur la finance islamique (« Finance islamique : un placement d'avenir ? », n° 272, avril 2009) suggère que la tempérance financière est encore possible. Les ratios de levier par rapport aux fonds propres cités dans l'article (20:1 pour les banques américaines et 30:1 en Europe, contre seulement 10:1 pour les banques islamiques) révèlent à quel point le système financier s'est laissé gagner par une cupidité devenue systémique.

Scott McQuade évoque la perspective de voir les appareils de lecture numérique remplacer les ouvrages imprimés ("Imprimé en ligne ?", L'Observateur de l'OCDE n° 270-271, janvier 2009). Pourtant, rien n'indique aujourd'hui que les systèmes de livres électroniques tels que Kindle, Sony Reader ou iRex attireront massivement les lecteurs. À mon avis, ils finiront au même endroit que les autres tentatives similaires : le musée des idées neuves mais sans avenir.

L'OCDE a un important défi d'image à relever. Vous soulignez que l'organisation, connue pour ses analyses de fond et la fiabilité de ses statistiques, a pour but de représenter toutes les économies pertinentes. Pourtant, les pays émergents ont l'impression que malgré ses efforts de coopération et de développement allant bien au-delà de ses pays membres, l'OCDE reste le porte-voix des pays riches.

Je suis persuadé que les journaux auront toujours un rôle à jouer à l'avenir - peut-être en moins grand nombre, et que l'imprimé restera indispensable dans des secteurs spécialisés. (« Écran total », par Larry Kilman, Association mondiale des journaux, n° 268, juillet 2008). Mais à long terme, Internet et les nouvelles technologies numériques remplaceront une bonne part de l'imprimé, inévitablement.

Comme l'indique votre article « Prix alimentaires : grains de vérité », la réponse à la crise alimentaire devrait associer des stratégies de court et de long terme, y compris par des politiques encourageant la croissance et le développement et améliorant la productivité agricole (n° 267, mai-juin 2008). Une plus forte croissance agricole est essentielle pour la croissance économique globale, et pour atteindre le premier Objectif du millénaire pour le développement : réduire la pauvreté et la sous-nutrition de moitié d'ici à 2015.

Votre article sur les pratiques fiscales dommageables soulève certaines questions sur les impératifs commerciaux des centres financiers internationaux ( "Fiscalité, transparence et économie mondiale" par Grace Perez-Navarro, n° 267, mai-juin 2008). Si la surveillance de l'OCDE a pu, à l'origine, être mal accueillie, sa discipline a joué un rôle déterminant dans une période sans précédent d'innovation et de créativité. Gouvernements, régulateurs des marchés financiers et fournisseurs de biens et services ont dû collaborer plus étroitement pour élaborer des solutions compatibles avec les standards internationaux.

Votre dossier sur l’énergie couvrait bien la question du renouvelable (n° 258-259, décembre 2006). Et si la promesse des énergies renouvelables n’était qu’un mirage ? Cela pourrait être le cas si les mentalités ne changent pas.
Les pistes de réflexions lucides et mesurées du professeur Vaclav Smil soulignent à juste titre la nécessité d’être réaliste sur l’avenir des énergies renouvelables (n° 258/259, décembre 2006).
Voici une sélection des récents points de vue d’internautes mis en ligne sur www.observateurocde.org. Les contacts sont disponibles sur le site.
Comme vous l’avez fait remarquer, l’une des principales raisons aux problèmes du cycle de Doha a été le manque de compréhension, parmi les électeurs et les faiseurs d’opinion dans les pays développés, de l’importance de la libéralisation des échanges agricoles (n° 257, octobre 2006).
Vos chiffres sur la baisse spectaculaire de la part de l’aide consacrée aux infrastructures économiques et à l’agriculture dans l’APD bilatérale totale entre 1995-1996 et 2002-2003 donnent à réfléchir (nº 260, mai 2007). Les organismes de développement privilégient davantage ces deux domaines, mais il sera important de voir si les engagements seront tenus – notamment pour l’aide et les investissements concernant l’agriculture. Mais les membres du NEPAD ne se sont-ils pas engagés, à Maputo, à investir 10 % de leur PIB dans l’agriculture, et non pas à accroître leurs investissements de 10 % ?
Alex King, un directeur de l’OCDE très respecté, est décédé le 28 février dernier. Il avait 98 ans. Maintenant que l’OCDE s’est « mondialisée », il est bon de rappeler qu’Alex King était également le fondateur, avec Aurelio Peccei, du Club de Rome, qui le premier a mis en lumière les problèmes liés à la mondialisation (notamment dans un rapport publié en 1972 : The Limits to Growth*).
Les pays développés se sont rencontrés à Paris début mars pour décider du montant de leur contribution aux prêts préférentiels de la Banque mondiale pour les trois années à venir. Au même moment, plus de 60 ONG, dont ActionAid, ont lancé une campagne pour convaincre les membres de l’OCDE de saisir cette opportunité pour promouvoir des réformes fondamentales au sein de la Banque.
Angel Gurría estime à juste titre que les « subventions (…) devraient profiter à l’innovation et aux pratiques peu polluantes, et non protéger ou fausser des marchés » (N° 258/259, décembre 2006). Malheureusement, en dehors de quelques milliards de dollars consacrés à la R-D, ce qui caractérise le domaine des biocarburants, ce sont précisément les distorsions et les marchés protégés

Voir aussi le n° 254 sur l'eau, mars 2006. Les sommaires de tous les numéros sont disponibles sur www.oecd.org/observateur

Selon le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, « les progrès qui pourront être accomplis pour résoudre [le problème de l’eau] nous aideront à avancer sur la voie de la réalisation de la plupart des objectifs du Millénaire pour le développement »
(éditorial, n° 256, juillet 2006). Nous sommes d’accord, et voudrions attirer votre attention sur le programme Working for Water (WfW) en Afrique du Sud.
Il semble très difficile de concilier la préservation de l’environnement et les impératifs du développement dans un pays en développement comme le mien. Nous savons que l’homme tire son bien-être de la biosphère, et pour nous développer nous sommes obligés d’utiliser nos ressources, notamment naturelles.
L’Afrique prend-elle réellement un nouveau départ (n°249, mai 2005) ? Vous évoquez les conflits, mais comment pouvons-nous contribuer à empêcher les désastres humanitaires annoncés, comme celui qui semble inévitable au Darfour?
Le dessin d’André Faber (page 7 de L’Observateur de l’OCDE, juillet 2005) est très amusant, mais il est malheureusement trompeur.
Votre article sur la Russie (« Économie russe : comment garder le rythme ? », n° 249, mai 2005) insiste sur la nécessité de réformes dans l’énergie, la banque, etc. Mais la Russie commence aussi à percer ailleurs, notamment dans la télévision et le cinéma. Et pourquoi pas, étant donné la richesse de son histoire culturelle, dans la musique, le ballet, le théâtre ou la littérature ?

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