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Des villes du monde entier prennent des initiatives remarquables pour combattre le changement climatique et réduire les inégalités. Une coordination mutuellement bénéfique de leurs programmes permettrait toutefois d’obtenir de plus grands résultats.

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La météorologie a été la première discipline scientifique à utiliser le potentiel des capacités spatiales dans les années 1960. Aujourd’hui, l’observation par satellite de l’atmosphère et de la surface océanique permet d’établir des analyses, prévisions, avis et avertissements météorologiques pour la surveillance du climat et autres activités environnementales. Les données utilisées dans les modèles de prévision numérique du temps dépendent aux trois-quarts des relevés satellitaires.

©Peter Treanor/Alamy Stock Photo

La pollution atmosphérique dans les villes africaines est un problème sanitaire et environnemental majeur qui doit être mis au centre des politiques urbaines. On respire mal à Onitsha, grand port fluvial du Nigeria. L’air est chargé de gaz d’échappement. Les vieux navires sur le fleuve Niger crachent de la fumée. Les décharges publiques qui brûlent à côté des marchés tentaculaires épaississent l’air. Ajoutez à cela les générateurs diesel et les foyers à ciel ouvert, au bois, au fioul ou au charbon, et cette ville devient le premier producteur au monde de particules fines (PM10). Lorsque ces minuscules polluants sont inhalés, ils provoquent des dégâts mortels : cancer du poumon, accidents vasculaires, maladies cardiaques et asthme chronique et aigu.

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La Chine est parmi les près de 200 pays qui ont adopté le 12 décembre 2015 l’Accord de Paris sur les changements climatiques lors de la conférence historique des Nations Unies. La manière dont la Chine, économie émergente et l’un des premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre, mettra en œuvre cet accord sera importante. Nous avons demandé son avis à Xuedu Lu, de la Banque asiatique de développement.

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Des citoyens réclament des actes à la conférence sur les changements climatiques des Nations Unies à Paris en novembre-décembre 2015 ©GDE AGUNG/Citizenside/AFP

Aboutissement de nombreuses années d’un travail acharné, l’Accord de Paris fera date dans l’histoire de l’action collective face au changement climatique. À présent, il s’agit de le mettre en œuvre.

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Accord de Paris est un succès sans précédent dans la lutte contre le changement climatique. Un nombre record de pays se sont réunis, d’abord dans la capitale française pour la COP21* en novembre-décembre 2015, puis pour la signature officielle de l’accord à l’ONU le 22 avril 2016, afin d’assurer aux générations futures un monde stable, sain et habitable. Cet accord nous place sur une trajectoire permettant de contenir la hausse des températures mondiales par la réduction des émissions.

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Il devient de plus en plus évident que l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre n’est pas seulement l’affaire de nouvelles politiques climatiques. Il faut aussi s’assurer que les mesures et réglementations en place ne contredisent pas les objectifs visés : à cet égard, les subventions aux combustibles fossiles sont le meilleur exemple. 

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L’économie florissante de l’Asie du Sud-Est représente un défi majeur pour l’environnement : durant les dernières décennies, son modèle de croissance a reposé sur une exploitation intensive des ressources. Son capital naturel représente plus de 20 % de sa richesse totale, contre 2 % en moyenne pour les pays de l’OCDE.

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Depuis des décennies, les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) progressent. Un petit groupe de grands pays est responsable de l’essentiel de ces émissions mondiales.

Cliquer pour agrandir. ©StiK pour L'Observateur de l'OCDE.

L'Observateur de l'OCDE n°304, novembre 2015

©David Rooney

Les nouvelles entreprises innovantes sont indispensables pour intensifier la lutte contre le changement climatique. Il faut donc de nouvelles politiques favorisant le dynamisme des entreprises, en particulier dans le secteur de l’énergie.

La Conférence des Nations Unies (COP21) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre offre une occasion unique de parvenir à un nouvel accord international pour combattre le changement climatique et accélérer notre transition vers une économie bas carbone. Les participants à ce sommet sont conscients de l’urgence de la situation. Cependant, au vu des contributions nationales annoncées jusqu’ici, il nous faudra redoubler d’ambition pour que la hausse des températures mondiales ne dépasse pas la limite convenue des 2ºC. L’« imbroglio du carbone » dont sont tributaires nos économies menace de nous faire entrer en collision avec la nature. 

Marcelo Del Pozo/Reuters

Trois éléments clés aideront les leaders mondiaux et les représentants des entreprises, des organisations syndicales et de la société civile à conclure un nouvel accord efficace sur le changement climatique lors du sommet décisif des Nations Unies à Paris, et à accélérer l’action en faveur du climat en 2015 et au-delà. 

La Conférence sur le changement climatique tenue à Paris en novembre et décembre marque le point d’orgue d’une année où plusieurs jalons ont été posés pour assurer un meilleur avenir à tous. La prise en charge du changement climatique occupe une place déterminante dans les 17 objectifs de développement durable (ODD) convenus à New York en septembre 2015 ; la signature d’un accord à Paris pourrait non seulement appuyer les efforts qui ont conduit à ces ODD historiques, mais aussi redonner espoir à tous les habitants de la planète, surtout les plus vulnérables.

Phil Noble/Reuters

Au moment de la création de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en 1974, on commençait à peine à se soucier du changement climatique. Si l’effet de serre était un phénomène connu, il n’était pas encore largement admis, et le débat sur les impacts à long terme des émissions de CO2 restait circonscrit à la communauté scientifique.

Les dirigeants mondiaux présents à la Conférence des Nations Unies sur le climat à Paris savent qu’ils ont une occasion unique de forger un nouvel accord international pour combattre le changement climatique et tracer la voie vers un monde décarboné. Tous les acteurs devront relever leurs ambitions pour éviter que le réchauffement global ne dépasse 2°C, seuil convenu au-delà duquel le changement climatique serait catastrophique. Au-delà de cet objectif, un avenir sobre en carbone présente aussi d’autres avantages, en termes de santé, de coût et de développement durable.

Une usine géothermique en Indonésie Reuters/ Beawiharta Beawiharta

Le changement climatique est le plus grand défi de notre temps. Il faut mobiliser des financements pour l’atténuer et s’adapter à ses conséquences. 

©John Macdougall/AFP

Dans la réalisation de leurs objectifs d’atténuation, nos pays accusent un retard qu’il leur faudra rattraper. Pourtant, nous connaissons la solution au problème du changement climatique. Qu’attendons-nous donc pour l’appliquer ?  

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Entretien avec SEM Jeannot Ahoussou-Kouadio, Président de l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire (ARDCI) 

Olivier Martin-Gambier

En permettant à des générations de femmes et d’hommes d’accéder à la mobilité, l’automobile a ouvert la voie de la modernité, de la liberté et de l’indépendance. Mais ces avancées ont eu leur revers. Le transport individuel représente 15 % des émissions de gaz à effet de serre. En développant une gamme de véhicules électriques « zéro carbone » à l’usage, Renault et Nissan disposent aujourd’hui de la solution la plus efficace pour diminuer les émissions de CO2. Une solution à l’origine de nouvelles sensations de conduite. Explications... 

Les responsables politiques doivent faire davantage pour encourager les fonds de pensions et autres investisseurs institutionnels à investir leurs actifs considérables dans des infrastructures d’énergies renouvelables. Les gains seraient significatifs. Reste à savoir comment faire.

Quel rôle l’énergie nucléaire peut-elle jouer dans la lutte contre le changement climatique ? Pour l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE, ce rôle est tout à fait central. 

L’évolution structurelle vers une économie bas carbone créera des emplois mais en supprimera aussi, et les premiers touchés ne sont pas ceux auxquels on pense en premier. Une transition énergétique juste devra être opérée, mais de quelle façon ? 

Les politiques qui ne sont pas alignées sur les efforts de lutte contre le réchauffement planétaire risquent d’entraver la transition vers une économie bas carbone et d’aggraver le changement climatique. Il faut s’y attaquer.

Les transports produisent 23 % des émissions mondiales de CO2 liées aux combustibles fossiles et sont donc le deuxième secteur émetteur, après la production d’électricité et de chaleur (42 %). Ses émissions de CO2 ont augmenté de 57 % entre 1990 et 2012, et la décarbonation du secteur est à la traîne. Dans l’UE, les émissions dues au transport ont augmenté de 36 % entre 1990 et 2007, alors que les autres grands secteurs réduisaient les leurs d’environ 15 %. Les baisses récentes des émissions de CO2 du secteur sont davantage dues à la crise économique qu’à une transition écologique. 

Est-il possible de remplacer les combustibles fossiles par des sources renouvelables comme le solaire et l’éolien ? La route est encore longue, et devra notamment passer par une utilisation différente de l’énergie.

©Reuters/Stringer

L’économie fait partie intégrante de notre société, elle-même ancrée dans un écosystème mondial pourvu de limites. Son principal objectif devrait être de subvenir aux besoins humains et sociaux essentiels actuels et futurs, sans porter atteinte aux services écosystémiques mondiaux dont toute vie dépend. Comment y parvenir ?

©REUTERS/Paul Darrow

Pour atteindre l’objectif de 2oC, il faut passer à une économie sobre en carbone en réduisant l’investissement dans les options très carbonées pour privilégier les actifs infrastructurels et les technologies bas carbone, résilients au changement climatique. Plus de 90 000 milliards USD seront nécessaires dans les 15 prochaines années pour répondre aux besoins mondiaux d’infrastructures de réseaux de transport, d’énergie et d’eau, indépendamment du changement climatique, selon la Commission mondiale sur l’économie et le climat. Celle-ci estime cependant que « décarboner » ces investissements ne coûtera que 4,5 % de plus que la poursuite des politiques actuelles, et procurera des avantages tels qu’une réduction de la pollution atmosphérique locale, l’amélioration de la sécurité énergétique et moins d’encombrements. 

©Carole Bellaïche

À la perspective d’une destruction radicale de l’homme et de son environnement, nous devons opposer une prise de conscience tout aussi radicale du lien qui unit l’homme et la nature.

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