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Le bassin de la Seine connaît un hiver très pluvieux et le niveau de la Seine augmente actuellement à grande vitesse, de 2 cm environ par heure. À la station hydrométrique d’Austerlitz, celui-ci devrait afficher un peu plus de six mètres, une hauteur qui pour les Parisiens correspond aux cuisses du Zouave du Pont de l’Alma (voir photo).

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Les États insulaires de faible altitude comme les Maldives et les villes côtières densément peuplées comme New York ont une chose en commun : ils doivent faire face à la montée du niveau des océans. Près d’un quart de la population mondiale vit à moins de 100 mètres de la mer. Sans pouvoir précisément en prédire le rythme et la limite de la montée actuelle, nous savons que le phénomène se poursuivra et que les conséquences en seront coûteuses. 

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Saviez-vous que chacun des 35 pays de l’OCDE est représenté par une mission diplomatique à part entière ? La taille de cette mission dépend de celle du pays, mais chacune est conduite par un représentant permanent qui a rang d’ambassadeur, comme l’auteur de ces lignes. Les ambassadeurs forment le Conseil de l’OCDE, qui supervise le programme de travail fixé à l’Organisation par ses membres. Mais leur rôle ne se limite pas à de la simple représentation.

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Dans le roman Le Guépard, de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, le personnage de Tancredi Falconeri prononce ces mots célèbres : « Il faut que tout change pour que tout reste comme avant. » L’aristocratie sicilienne qu’il représente n’a qu’un moyen de préserver ses privilèges face au Risorgimento de Garibaldi : modifier les choses en surface pour que, dans la pratique, rien ne change.

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Les océans du monde se dégradent sous l’effet d’une accumulation sans précédent et constante de déchets. Essentiellement issus d’activités humaines, ces débris marins sont entraînés par les courants, souvent très loin de leur lieu d’origine. Ils s’accumulent dans tous les océans, généralement loin de nos côtes, et contaminent leurs eaux comme leurs écosystèmes.

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La baisse du niveau de vie est-elle imputable aux effets de la mondialisation ou à de mauvaises politiques nationales ? Le débat fait rage. Si les deux facteurs jouent certainement un rôle, l’ouverture des échanges n’est pas, en soi, responsable des difficultés souvent associées à la mondialisation (inégalités, évidement des classes moyennes, emploi des travailleurs peu qualifiés dans les économies avancées, etc.). Le problème est que les pays ne présentent pas tous le même degré d’ouverture, et que les entreprises n’exercent pas leurs activités internationales selon des conditions équitables.

« Les marchés sont passés à autre chose, le monde est passé à autre chose, le temps du charbon est révolu », a déclaré Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, alors qu’elle lançait l’Alliance : Énergiser au-delà du charbon, avec la Grande-Bretagne et 23 pays, États et régions partenaires lors de la COP23, la conférence sur le climat qui s’est tenue à Bonn le 16 novembre 2017.

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Le dernier lot de scandales financiers révélés par les « Paradise Papers » confortera ceux qui pensent que rien ne change au pays de l’évasion et de la fraude fiscales. Or, il n’en est rien, selon le Secrétaire général de l’OCDE, déclarant à la presse que ces pratiques, héritées du passé, sont en cours de démantèlement rapide.

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Chaque minute, chaque jour, une personne meurt dans un accident de la circulation en ville. Entre le développement galopant de l’urbanisation et celui de la circulation automobile, la situation n’est pas près de s’arranger dans les années à venir, bien au contraire.

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En Amérique latine comme ailleurs, des infrastructures durables sont essentielles pour améliorer la qualité de vie et soutenir la croissance économique. Elles déterminent notre compétitivité sur la scène commerciale mondiale et notre capacité à faire croître nos économies. Dans nos villes, qui abritent 80 % de la population de la région, les infrastructures contribuent à réduire la pauvreté en améliorant l’accès aux services de base, mais aussi aux connaissances et aux possibilités d’emploi. 

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On compte 45,8 millions d’esclaves dans le monde aujourd’hui, d’après l'Indice mondial de l'esclavage de 2016, soit près de quatre fois le nombre total d’Africains vendus aux Amériques au cours des quatre siècles de commerce transatlantique des esclaves. La servitude moderne prend des noms divers, tels que la traite des êtres humains ou le travail obligatoire, confirmant la prophétie du grand abolitionniste Frederick Douglass, lui-même ancien esclave, selon laquelle l’esclavage « prendra encore un autre nom ; et vous et moi et nous tous ferions mieux d’attendre de voir quelle nouvelle forme prendra ce vieux monstre, dans quelle peau ce vieux serpent se présentera ».

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En 2010, le rapport de l’OCDE, L’obésité et l’économie de la prévention : Objectif santé, mettait en garde contre l’obésité et ses conséquences pour la santé.

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Pourquoi les enfants passent-ils l’essentiel de leur temps à jouer pendant leur dernière année d’éducation préscolaire, et se retrouvent tous sagement assis devant leur enseignant l’année d’après ? Pourquoi les enseignants de nos plus jeunes enfants sont-ils nettement moins bien payés que ceux de nos enfants plus âgés ? Pourquoi y a-t-il si peu de transmission d’informations sur les enfants entre les enseignants de maternelle et ceux de l’école primaire ? La réponse est simple : parce qu’il en a toujours été ainsi.

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De nouveaux modèles commerciaux commencent à agiter la concurrence dans le secteur électrique.

En 1964, l’écrivain Isaac Asimov envisageait la vie 50 ans plus tard : « Même ainsi, l’humanité souffrira gravement du mal de l’ennui […] et je crois même que la psychiatrie sera de très loin la plus importante spécialité médicale en 2014. Les rares chanceux qui pourront avoir un métier créatif seront la vraie élite de l’humanité, car eux seuls feront davantage qu’être au service d’une machine. »

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Selon les estimations, plus de 46 millions de personnes souffrent de démence dans le monde et elles seront 132 millions d’ici à 2050, soit presque le triple. La maladie est actuellement plus répandue dans les pays de l’OCDE ayant une population relativement âgée, à cause de la forte corrélation entre âge et prévalence de la démence, mais le reste de la planète est en train de les rattraper en raison du vieillissement de la population mondiale. D’ici à 2050, le nombre de personnes atteintes dans les pays à revenu élevé devrait augmenter de plus de 50 %, mais dans les pays à faible revenu, qui ont des systèmes de santé et de protection sociale moins développés, il va plus que tripler.

La première génération née à l’ère d’internet entre déjà dans la vie active, mais le web continue d’entraîner de profonds bouleversements. Le phénomène des « fake news » est l’un des effets secondaires de la transformation numérique, il est donc utile de déterminer ce qu’il a de nouveau, ou non, et d’évaluer la place qu’il occupe dans ce que certains appellent « l’ère de la post-vérité ».

Qui aurait pensé que l’Ice Bucket Challenge contribuerait à financer une première médicale ? Lancée en 2014 par des anonymes afin de lever des fonds pour un proche atteint de la maladie du motoneurone, affection neurodégénérative généralement mortelle, également appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot, cette campagne en ligne ludique encourageait les participants à se verser un seau d’eau glacée sur la tête en se filmant, en invitant leurs amis à faire de même. L’idée a fait le tour de la toile, poussant plusieurs millions de personnes, parmi lesquelles des présidents et des rock stars, à participer. Cinquième recherche la plus populaire sur Google en 2014, elle a permis de lever plus de 220 millions USD. Il n’est donc pas surprenant que l’association SLA attribue à l’Ice Bucket Challenge sa récente découverte d’un nouveau gène laissant espérer des traitements performants.

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Lancé en 2015 par le G20, le Women 20 (W20) marque une étape importante sur la voie de l’égalité hommes-femmes. Pour relever ce défi, l’implication des hommes pourrait être décisive en 2017.

Vers le changement ©Dinodia Photos/Getty Images

Le Prince William, Justin Timberlake, David Cameron et Mark Zuckerberg : tous ont pris un congé de paternité pour passer du temps avec George, Charlotte, Silas, Florence et Max. Ces précurseurs montrent l’exemple et prouvent qu’il est possible de conjuguer vie familiale et vie professionnelle, au moins lorsqu’un bébé arrive, mais les hommes du monde entier tardent encore à les imiter. Et ce, alors que plus de la moitié des pays de l’OCDE accordent un congé de paternité rémunéré à la naissance d’un enfant et que de plus en plus de pays accordent un congé parental rémunéré, c’est-à-dire une période de congés assortie d’une protection de l’emploi plus longue et proposée aux deux parents.

©National Board of Health and Welfare, Suède

Le mot « patient » nous vient du latin, signifiant « celui qui souffre ». Les soins de santé ont historiquement consisté à « prendre soin », « protéger » ce patient souffrant, plus ou moins impuissant. Le professionnel de santé joue en revanche un rôle prépondérant, incarnation d’une autorité à écouter et obéir. Ce présupposé a la vie dure aujourd’hui encore, en ce sens que le patient passif, jugé ignorant et incapable, se doit d’attendre patiemment les prescriptions du médecin. Les soins centrés sur la personne procèdent d’une attitude et d’une conception nouvelles, valorisant les capacités, connaissances et appréciations du patient.

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L’Observateur de l’OCDE : Sur le site internet de la Conférence de l’OCDE sur la santé, vous déclarez, paraphrasant Donald Berwick : « Nous sommes tous des invités dans la vie de nos patients ». Qu’entendez-vous exactement par cette belle phrase ?

©Ciric

Le secteur des soins de santé est submergé de données, dont l’étendue et le volume augmentent de façon exponentielle. Mais ces données resteront inutilisées, stockées dans des entrepôts, souvent par crainte d’usages abusifs, à moins que des mesures fondamentales ne soient prises. La Recommandation de l’OCDE sur la gouvernance des données de santé peut aider les pays à gérer les risques et à exploiter les possibilités offertes par les données de santé.

©David Rooney

Le paysage politique de la gouvernance mondiale change radicalement. C’est une source de difficultés considérables pour les dirigeants et des organisations comme l’OCDE.

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Pour tous les travailleurs de la santé, 2017 s’annonce comme une année de célébration et de réflexion. Sur le plan positif, des décennies de progrès durables ont amélioré la couverture universelle des soins de santé et permis aux individus de vivre en meilleure santé et plus longtemps que jamais auparavant. Les financements augmentent et les données de l’OCDE montrent que le nombre des médecins et infirmiers a fortement augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE depuis 2000.

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Quel pays est le plus performant en compréhension de l’écrit et en sciences ? Les jeunes élèves possèdent-ils les compétences du XXIe siècle nécessaires pour affronter les enjeux de demain ? Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA), qui évalue les compétences et les connaissances des élèves de 15 ans en sciences, en compréhension de l’écrit et en mathématiques, tente de répondre à ces questions.

Malgré les campagnes de prévention menées depuis plusieurs décennies, les accidents de la route font encore 1,2 million de morts et plusieurs millions de blessés graves par an dans le monde.

Après des années de solides résultats, le ciel des économies d’Amérique latine s’assombrit. La croissance du PIB de la région sera négative pour la seconde année consécutive en 2016, diminuant de 0,9-1 %, un repli jamais observé depuis le début des années 1980. Ce ralentissement a mis un coup d’arrêt à la réduction des inégalités et à l’expansion de la classe moyenne, et 25 à 30 millions de Latino-Américains vulnérables sont menacés de retomber prochainement dans la pauvreté.

Alors que la plupart des toits de chaume ont été remplacés par des tuiles, plus modernes, pendant le Mouvement du nouveau village (Saemaul Undong) des années 1970, certains de ceux qui étaient en bon état ont été préservés, comme dans le village de Yangdong, qui fait maintenant partie du Patrimoine mondial recensé par l’Unesco. ©Robert Harding/Alamy Stock Photo

Les villes sont à la mode aujourd’hui parmi les décideurs car partout dans le monde, les pays estiment que les zones urbaines sont des pôles d’innovation et de croissance. Qu’en est-il des campagnes ? Le développement économique tiré par un exode rural ininterrompu, l’augmentation du niveau de vie et les possibilités qui s’offrent dans les zones urbaines, sans parler de l’industrialisation, contribuent à aggraver les disparités entre zones rurales et urbaines. L’expérience de la Corée montre qu’une croissance durable et socialement inclusive exige l’intégration des zones rurales dans la réussite économique. La transition rapide de la Corée, pays essentiellement agricole et bénéficiaire de l’aide alimentaire, devenu l’une des économies les plus dynamiques de l’OCDE, a été rendue possible par une transformation structurelle associant zones urbaines et rurales.

L’occupation des sols et l’aménagement territorial sont importants pour le développement des villes modernes mais ne peuvent véritablement porter leurs fruits sans être accompagnés par des politiques publiques cohérentes.

Données économiques

PIB +0.6% T3 2017
Échanges exp +4.3% ; imp +4.3% T3 2017
Inflation annuelle 2,3% déc 2017
Chômage 5.5% déc 2017
Mise à jour: 12 fév 2018

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