Augmentation de l'aide en faveur de la lutte contre le VIH/sida

Une nouvelle étude réalisée par le Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) révèle une nette tendance à la hausse de l'aide en faveur de la lutte contre le VIH/sida.
Selon les chiffres définitifs les plus récents, qui rendent compte de l'effort d'aide cumulé des principaux donneurs bilatéraux et multilatéraux, 2,2 milliards USD ont été versés en 2002 pour combattre et faire reculer la pandémie dans les pays en développement.L'aide bilatérale a connu une progression régulière, passant de 822 millions USD en 2000, à 1,1 milliard USD en 2001, et 1,35 milliard USD en 2002, soit une hausse de 64 % en 3 ans. Quant à l'aide multilatérale, elle est passée de 314 millions USD en 2000 à 460 millions USD en 2002. A la fin de cette même année, les contributions totales au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont atteint 917 millions USD, dont 60 % seront affectés à la lutte contre le VIH/sida.Le rapport intitulé " Analysis of aid in support of HIV/AIDS control, 2000-2002 " présente le premier aperçu global de la ventilation de l'aide en faveur des activités de lutte contre le sida, par pays donneur et bénéficiaire. Il est rendu public en préambule de la 15e Conférence internationale sur le sida, qui aura lieu à Bangkok du 11 au 16 juillet 2004.L'aide sert à financer des activités de prévention et de dépistage, des traitements et des services de soin, ainsi qu'une assistance sociale et juridique pour les personnes touchées par la maladie. Les activités de dépistage, de conseil et de traitement sont de plus en plus regroupées et systématiquement intégrées dans l'aide globale en faveur de domaines tels que l'enseignement, le développement rural, l'agriculture et les transports. L'aide favorise en outre la collaboration internationale entre les spécialistes de la santé des pays donneurs et bénéficiaires, en leur permettant de mettre en commun des informations et des enseignements, ce qui se traduit à terme par une amélioration de la qualité des soins pour l'ensemble des malades du sida.Entre 2000 et 2002, les donneurs ont travaillé avec 140 pays bénéficiaires, concentrant l'essentiel de leur aide sur 25 d'entre eux, dont 10 en Afrique sub-saharienne. Au total, l'Afrique a reçu 75 % de l'ensemble de l'aide allouée à la lutte contre le sida. Le premier pays bénéficiaire était le Nigéria, avec 91 millions USD par an, suivi par le Kenya (61 millions), l'Ouganda (53 millions) et la Zambie (43 millions). Les États-Unis étaient le premier donneur bilatéral, avec des contributions s'élevant en moyenne à 793 millions USD par an pour la période 2000-2002, devant le Royaume-Uni, avec 337 millions, le Japon, 161 millions et les Pays-Bas, 135 millions. Concernant les donneurs multilatéraux, l'Association internationale de développement de la Banque mondiale arrivait en tête (237 millions USD sur les contributions de base), suivie par l'ONUSIDA (88 millions USD), la CE (53 millions USD) et l'UNICEF (44 millions USD).©Service Media OCDE


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