Se préparer aux catastrophes

Ces dernières années, les catastrophes semblent avoir pris une ampleur sans précédent, qu’il s’agisse des très grands attentats terroristes ou de cataclysmes naturels tels que les récents séismes survenus en Iran et au Maroc. Selon la publication Catastrophes de grande ampleur : les leçons du passé, aujourd’hui les gouvernements doivent être prêts à mieux traiter les répercussions de ces événements.

Selon la publication Catastrophes de grande ampleur : les leçons du passé, aujourd’hui les gouvernements doivent être prêts à mieux traiter les répercussions de ces événements auxquels on pense peut-être moins spontanément : prise en charge des dommages non assurés, fermeture d’établissements scolaires et d’entreprises, frais médicaux, détérioration d’infrastructures de transport et les problèmes d’emploi. Au-delà des opérations immédiates de nettoyage, de secours et de retour à la normale, une catastrophe peut entraîner des coûts indirects : hausse des primes d’assurance, dépenses de sécurité sociale liées à l’indemnisation des décès et invalidités, reports ou manques à gagner de l’impôt sur les sociétés, ou encore coût des mesures prises pour empêcher la répétition de l’événement.Ces différents volets chiffrent vite. Prenons l’impact du 11 septembre. Selon Catastrophes de grande ampleur : les leçons du passé, les pertes économiques de cette catastrophe sont estimées à US$120 milliards. Les seules destructions de biens représentent environ US$16 milliards, et près de 200 000 emplois ont disparu ou changé de lieu. La confiance des entreprises et des consommateurs s’est effondrée. Quant aux catastrophes naturelles, elles sont elles aussi extrêmement coûteuses : les tremblements de terre de la région de la mer de Marmara ont ainsi coûté environ US$20 milliards, soit 9 % à 10 % du PIB de la Turquie, dont US$10,2 milliards de dommages causés aux bâtiments et infrastructures. Il est possible de réduire des enveloppes financières aussi colossales en se préparant à la catastrophe, mais cette préparation ne saurait se résumer à l’application de lignes directrices et de procédures. Il faut souvent prendre des décisions instantanées sans disposer de renseignements complets, dans un contexte d’urgence extrême, sous la pression d’enjeux humains, économiques et politiques considérables. Par définition, une catastrophe de grande ampleur détruit les repères habituels et désoriente. Catastrophes de grande ampleur : les leçons du passé insiste sur l’importance d’une communication rapide utilisant des sources fiables, et sur celle des mécanismes de partage des risques, y compris peut-être au niveau international.© L’Observateur de l’OCDE, N°242, Mars 2004


Données économiques

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

Pour recevoir notre édition papier en anglais par courrier


Edition en ligne
Editions précédentes

Ne manquez pas

  • G20: « Le temps est venu d’accroître les dépenses publiques » (Le Monde)
  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)
  • Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs? Un article du journal Le Monde.
  • L'intégration rapide des réfugiés est la clé de la croissance économique en Europe, selon le FMI et l'OCDE, présents à Davos, le forum économique mondial qui se déroule du 20 au 23 janvier. Lire l'article du Monde ici.

  • Expliquez-nous... l'OCDE par FranceInfo
  • La France est "l'un des pays où l'anxiété en classe est la plus fortement ressentie" explique Eric Charbonnier, analyste à l'OCDE.
  • Après le vote des mesures sociales demandées par l'Union européenne et le FMI, prévu pour le 22 juillet au soir, le gouvernement grec "va reprendre immédiatement les négociations avec les institutions, UE, BCE et FMI, qui doivent durer jusqu'au 20 août au plus tard".
  • Peut-on réduire l'immigration légale? Le député français de l’Yonne Guillaume Larrivé, membre de l'opposition, a proposé que les parlementaires fixent des plafonds d’immigration annuels. Thomas Liebig, spécialiste des migrations internationales à l’OCDE, analyse cette proposition pour le journal La Croix.
  • "Les 40% les plus pauvres, les classes moyennes, manquent de moyens pour investir dans le capital humain", explique à L'Express l'économiste Michael Förster, spécialiste des inégalités à l'OCDE.

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2017