Quand le capital prend des risques

Direction de la science, de la technologie et de l'industrie

Le capital-risque constitue la source majeure de financement pour les entreprises nouvelles fondées sur la technologie. Ces dernières années, le marché du capital-risque a augmenté dans la plupart des pays de l’OCDE, les États-Unis occupant de loin la première position avec 8,7 milliards de dollars en parité de pouvoir d’achat investis sur ce marché en 1997. La majorité du financement correspond aux investissements opérés durant la phase d’expansion, bien que plus du tiers ait lieu durant la phase de démarrage.

Avec 1,5 milliard de dollars, le Royaume-Uni dispose également d’un marché important, mais les dépenses lors de la phase de démarrage sont peu élevées. Exprimé par rapport au PIB, c’est le Canada qui constitue le marché le plus important avec 1,4 milliard de dollars, suivi par les Pays-Bas, la répartition des dépenses durant les phases de démarrage et d’expansion étant identique à celle des États-Unis. Avec un total de 4,4 milliards de dollars, le marché du capital-risque de l’Union européenne représente la moitié de celui des États-Unis. Celui du Japon est encore très peu développé avec seulement 113 millions de dollars investis en 1997.La ventilation du capital-risque par secteur diffère d’un pays à l’autre. En 1997, les technologies de l’information et des communications ont absorbé plus de la moitié du capital-risque aux États-Unis, une part significative étant également destinée aux secteurs de la biotechnologie et de la santé. Ces industries de la « nouvelle économie » ne semblent pas avoir eu autant de succès auprès des investisseurs européens, les technologies de l’information et des communications ne représentant que 16 % des dépenses en capital-risque. Pour le Japon, elles ne sont que de 10 %.


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