Les entreprises, partenaires d’une meilleure éducation

Lorsqu’une entreprise prend la décision d’investir, l’un des facteurs les plus importants est la qualité de la main-d’œuvre. Tous les entrepreneurs savent cela : la documentation relative aux entreprises comprend de nombreux récits d’investissements en capital qui se sont soldés par des échecs en raison d’une mauvaise adéquation avec la main-d’œuvre locale. Pouvoirs publics, entreprises, individus : nous sommes tous perdants lorsque cela arrive, alors que nous bénéficions tous d’un plan d’investissement réussi.

Et une fois dans l’entreprise, les qualifications et la formation des employés restent déterminantes pour sa compétitivité. Les employés sont le principal atout d’une entreprise, puisque ce sont eux qui permettent à l’entreprise de tirer parti des ressources et des situations qui s’offrent à elle.

Face à un marché mondial et complexe, les entreprises doivent être en mesure de répondre rapidement au changement ; cela implique des employés flexibles et adaptables aux besoins en matière de compétences nouvelles. Les entreprises sont toujours à la recherche de jeunes qui combinent une bonne formation de base avec une flexibilité et des compétences professionnelles et personnelles appropriées.

Les entreprises recherchent chez leurs employés les mêmes qualités que ce que les jeunes attendent de leurs établissements scolaires : atteindre des niveaux de qualité pédagogique appropriés, préparer les étudiants à un milieu professionnel futur en constante évolution, rester à la pointe de la technologie et proposer des cursus offrant des possibilités de carrière prometteuses.

Nous vivons dans un monde de concurrence et de besoins changeants. Les jeunes comptent sur leurs établissements pour évaluer ces besoins et les insérer dans des programmes d’études flexibles. Il est essentiel de préparer les étudiants aux compétences techniques, culturelles et sociales dont ils auront besoin tout au long de leur carrière professionnelle.

Les entreprises peuvent contribuer à atteindre cet objectif. De nombreuses sociétés aident activement les établissements d’enseignement à évaluer les qualités que rechercheront les employeurs dans les années à venir. Elles étudient les aptitudes qui seront souhaitées, l’étendue de la formation requise dans différents secteurs professionnels, le moment approprié selon les opportunités et le nombre d’opportunités susceptibles de se présenter.

Il est parfaitement logique que les entreprises et les établissements d’enseignement partagent ces informations, et il est parfaitement logique de contribuer au processus décisionnel des étudiants. De nombreuses sociétés n’ont aucun problème à justifier les avantages obtenus grâce à ces échanges. Mon ancienne entreprise était largement impliquée à tous les niveaux dans un large éventail d’initiatives de ce type. Cela n’a jamais été considéré comme une obligation supplémentaire devant être ajoutée à la liste des relations publiques, mais plutôt comme une tâche continue et essentielle qui permettait de s’assurer que le nombre nécessaire de personnes ayant le niveau de compétence et de flexibilité approprié était disponible pour répondre aux besoins de l’entreprise.

La question n’est pas de savoir si les entreprises, lorsqu’elles anticipent l’évolution du marché, peuvent anticiper les besoins dans le domaine de l’éducation. Cela découle de tout bon exercice de planification à long terme d’une entreprise. Il s’agit plutôt de savoir si des relations solides et interactives peuvent être établies entre les pouvoirs publics, les établissements d’enseignement et les entreprises. Ces relations impliquent évidemment des efforts. Et nous devons les construire année après année, à mesure que grandit la confiance dans l’efficacité de cette tâche essentielle.

Bien que l’éducation relève en premier lieu des pouvoirs publics, les entreprises doivent travailler avec les autorités et les établissements d’enseignement afin de contribuer à définir des objectifs éducatifs clairs, qui préparent les étudiants au marché mondial d’aujourd’hui. Dans l’enseignement secondaire et supérieur, cela implique de travailler main dans la main avec les écoles afin de renforcer la compréhension de la situation actuelle des entreprises, par l’intermédiaire de mesures telles que des programmes de stages, des échanges pédagogiques, la présentation d’études de cas, des visites d’entreprises, des programmes d’orientation professionnelle.

Fournir des connaissances et compétences de base, proposer des programmes d’études modernes, utiliser des outils d’enseignement attractifs, proposer des services d’orientation professionnelle et faire appel à des enseignants hautement qualifiés et enthousiastes constituent des éléments essentiels du point de vue de l’entreprise. Toutefois, préparer les étudiants à continuer à apprendre tout au long de leur vie devrait être l’objectif principal de l’enseignement initial comme de l’enseignement supérieur.

Le BIAC participe au processus d’élaboration de la politique générale au sein de l’OCDE. Nous considérons le développement du capital humain et social comme l’une de nos priorités stratégiques communes. Une éducation de qualité, qui incorpore la flexibilité nécessaire à la réussite, est essentielle pour récolter les fruits d’une croissance économique durable et devrait rester une priorité majeure pour tous.

© L’Observateur de l’OCDE, N°242, Mars 2004




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