Routes intelligentes

Sécurité routière : L’impact des nouvelles technologies
Les moyens au service de la sécurité routière se sont considérablement développés depuis l’installation à Londres, en 1868, des premiers feux de circulation, dont les lampes à gaz ont malencontreusement explosé peu après l’inauguration, entraînant la mort d’un policier. Aujourd’hui, des systèmes de transport intelligents sont mis au point – contrôle de la vitesse, systèmes anti-collision, dispositifs d’amélioration de la vision – pour sauver des vies.
Plus de 125 000 personnes sont tuées chaque année dans les accidents de la route, dont les principales causes sont la vitesse, l’alcool et la fatigue. Comment la technologie peut-elle contribuer à réduire ce lourd tribut ? Le rapport Sécurité routière : L’impact des nouvelles technologies énumère plusieurs outils, depuis les systèmes avancés d’aide à la conduite, qui permettent de naviguer sans danger dans une circulation dense en maintenant une distance de sécurité avec les autres véhicules, jusqu’aux dispositifs qui contactent automatiquement les services d’urgence en cas d’accident.Si des technologies intégrées bien adaptées peuvent améliorer la sécurité, toutes les innovations technologiques ne concernent pas la sécurité. Certes, les conducteurs utilisant le GPS pour la navigation, par exemple, ont moins d’accidents que ceux qui consultent des cartes routières, mais on constate une prolifération de technologies qui sont source de distraction et ne contribuent aucunement à une conduite sûre. Cette évolution est de plus en plus préoccupante, si l’on considère que le marché mondial des systèmes embarqués d’information et de distraction devrait se chiffrer à plus de US$40 milliards en 2010. En outre, la distraction au volant est déjà responsable de 20 à 30 % de tous les accidents de la route.Malgré tout, il ne faudrait pas que les automobilistes et les véhicules deviennent trop tributaires de la technologie. En effet, qu’adviendra-t-il par exemple si les aptitudes des conducteurs diminuaient et que le système d’aide à la conduite tombait en panne ? La technologie n’est pas non plus sans poser des questions éthiques. Ainsi, l’adaptation intelligente de la vitesse peut empêcher les véhicules de dépasser les limites autorisées et améliorer considérablement la sécurité routière, mais l’opinion publique préférera peut-être d’autres options, plus coercitives. Quoi qu’il en soit, c’est la sécurité qui doit primer et comme le souligne le rapport Sécurité routière : L’impact des nouvelles technologies, les systèmes de transport intelligents pourraient permettre de sauver jusqu’à 47 000 vies par an dans les pays de l’OCDE – soit l’équivalent du nombre total de tués de la route aux États-Unis – et de réduire le nombre de blessés et de tués de 40 %. Une telle amélioration de la sécurité se traduirait en outre par des économies non négligeables, puisque le rapport estime que le coût annuel des accidents de la route équivaut à 2 % du PIB.


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