EN BREF

Selon les derniers indicateurs composites avancés, la zone OCDE devrait connaître une reprise modérée à forte ; la Russie et l’OCDE ont abordé une nouvelle étape de la dynamique mise en place pour renforcer le gouvernement d’entreprise ; taux de chômage en hausse dans la zone OCDE ; les importations des pays du G7 augmentent tandis que les exportations stagnent ; la hausse de la demande d’énergie coûtera des milliards dans les décennies à venir ; le GAFI durcit sa campagne de lutte contre le financement du terrorisme ; « Le bien-être des nations » sera le thème du Forum 2004 de l’OCDE
Reprise plus marquée
Russie : renforcer le gouvernement d’entreprise
Chômage en hausse
Échanges : un tableau mitigé
Lourde facture énergétique
Le GAFI durcit sa campagne
Le Forum prend formeREPRISE PLUS MARQUÉEReprise plus marquéeSelon les derniers indicateurs composites avancés, la zone OCDE devrait connaître une reprise modérée à forte. Les données pour septembre font apparaître une accélération continue de la performance des économies américaine et japonaise ainsi qu’une amélioration de la performance dans la zone euro, avec toutefois une progression plus nette en Allemagne qu’en France.L’indicateur composite avancé pour la zone OCDE a augmenté de 1,3 point, passant à 125,4 en septembre 2003, contre 124,1 en août 2003. Son taux de variation sur six mois a progressé lui aussi de façon sensible depuis avril après avoir connu une baisse pendant presque un an.Pour les États-Unis, l’indicateur composite avancé a augmenté de 1,1 point en septembre, tandis que son taux de variation sur six mois était en hausse pour le sixième mois consécutif. Au Japon, la progression a été plus forte encore, avec une augmentation de 1,5 point par rapport au mois précédent et un taux de variation sur six mois à la hausse pour le cinquième mois consécutif. Pour la zone euro, les indicateurs composites avancés ont augmenté de 1,4 point d’août à septembre et le taux de variation sur six mois était en hausse pour le cinquième mois consécutif. Si les indicateurs composites avancés ont augmenté de 1,5 point en septembre par rapport au mois précédent en Allemagne et de 1,9 point en Italie, en France l’indicateur a progressé moins rapidement, avec seulement 0,7 point de plus par rapport au mois d’août.Les indicateurs composites avancés couvrent un ensemble d’indicateurs économiques clés à court terme et sont destinés à fournir des signaux précoces de revirements dans l’activité économique (pics et creux).RUSSIE : RENFORCER LE GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE La Russie et l’OCDE ont abordé une nouvelle étape de la dynamique mise en place pour renforcer le gouvernement d’entreprise en Russie. Les travaux prévus, axés sur la mise en œuvre et le respect du gouvernement d’entreprise, seront accomplis sous l’égide de la table ronde sur le gouvernement d’entreprise en Russie.Les participants à la table ronde se sont réunis à Moscou, début octobre, pour faire le point sur l’évolution du gouvernement d’entreprise dans l’Union européenne, aux États-Unis et en Russie, comparer des documents sur les pratiques de diffusion d’informations et débattre des stratégies adoptées face à certains enjeux comme l’application des normes internationales en matière d’information financière.La table ronde, organisée conjointement par l’OCDE et la Banque mondiale, fait partie d’un effort plus général pour associer la Russie au dialogue conduit par l’OCDE sur les pratiques en matière de gouvernement d’entreprise. Elle offre un cadre dans lequel les décideurs russes peuvent échanger des points de vue avec leurs homologues d’autres pays et ainsi prendre en compte la situation internationale pour définir les politiques à suivre au niveau national.Voir www.oecd.org/corporateCHÔMAGE EN HAUSSELe taux de chômage dans la zone OCDE a atteint 7,2 % en septembre, contre 7,1 % en août et 7,0 % l’année précédente. Le taux de chômage standardisé dans la zone euro est passé à 8,8 %, en hausse de 0,3 % par rapport à l’année précédente, mais inchangé par rapport au mois précédent. En France, le taux de chômage a atteint 9,5 % contre 8,9 % l’année précédente et en Allemagne il est passé de 8,7 % à 9,4 % pendant la même période.Aux États-Unis, le taux de chômage s’élevait en septembre à 6,1 %, inchangé depuis le mois d’août et en augmentation de 0,4 % par rapport à l’année précédente. Au Japon le taux de chômage était de 5,1 %, inchangé par rapport au mois précédent mais en recul de 0,3 % comparé à l’année précédente.Les taux de chômage pour tous les pays de l’OCDE sont disponibles à : www.oecd.org/statistics/data ÉCHANGES : UN TABLEAU MITIGÉLes importations des pays du G7 ont augmenté de 1,7 % au deuxième trimestre 2003 par rapport au trimestre précédent et de 3,2 % par rapport à la période correspondante de l’année 2002. Les exportations en volume du G7 ont peu changé par rapport au trimestre précédent, mais ont baissé de 0,3 % par rapport à l’année précédente.Les importations des États-Unis se sont sensiblement accrues, puisqu’elles étaient hausse de 3,2 % par rapport au premier trimestre, tandis que le volume des exportations a fléchi de 0,5 %. Les importations japonaises ont elles aussi connu une hausse marquée, de 2,0 % par rapport au trimestre précédent, tandis que les exportations augmentaient de 0,4 % ; de son côté, l’Allemagne a enregistré une hausse de 0,4 % de ses importations et de 0,9 % de exportations. En France, les importations marchandises exprimées en volume ont en revanche baissé de 0,2 % par rapport au premier trimestre, et les exportations ont reculé de 1,7 %.LOURDE FACTURE ÉNERGÉTIQUEIl faudra investir environ US$16 000 milliards – soit US$550 milliards par an – dans le monde dans le secteur de l’énergie au cours des trois prochaines décennies pour faire face à la demande croissante, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La demande mondiale d’énergie devrait augmenter de deux tiers, soit 1,7 % par an, d’ici à 2030, d’après les auteurs de l’ouvrage World Energy Investment Outlook publié par l’AIE. La hausse est beaucoup plus forte que celle des 30 dernières années, mais il existe des ressources énergétiques en abondance pour relever ce défi. Le problème est de trouver les financements requis pour les exploiter, pour installer de nouveaux moyens de production d’énergie afin de répondre à la demande et pour remplacer les installations existantes qui deviendront obsolètes pendant la période considérée.Les sommes nécessaires représentent environ 1 % du produit intérieur brut mondial, mais pour certains pays, en particulier dans le monde en développement, le fardeau sera beaucoup plus lourd. La Chine, à elle seule, devra investir US$2 300 milliards, soit 14 % du total mondial. Ce volume d’investissement, tout juste supérieur à 2 % du PIB du pays, grève toutefois moins lourdement l’économie nationale que celui dont la Russie a besoin, puisqu’il faudra consacrer plus que l’équivalent de 5 % du PIB aux investissements énergétiques pour répondre à la demande entre 2001 et 2030. Les autres économies en transition, de même que l’Afrique, devront mobiliser des capitaux à hauteur de 4 % de leur PIB, alors que les pays de l’OCDE ne doivent en dégager que 0,5 %.« Faute de disposer de ces approvisionnements énergétiques, l’économie mondiale sera ébranlée », a affirmé M. Claude Mandil, Directeur exécutif de l’AIE, en présentant le rapport lors d’une conférence à Londres.Les pays de l’OCDE ont, pour la première fois, des difficultés à financer les investissements dans le secteur de l’électricité, selon ce rapport, car la transition vers des marchés concurrentiels a créé de nouveaux risques financiers. D’autres obstacles, notamment les résistances du public à voir s’étendre les réseaux de grand transport, retardent l’investissement dans ces réseaux, déjà à la traîne par rapport à la capacité de production dans certains pays de l’OCDE. Les pannes d’électricité récemment survenues aux États-Unis et dans quelques pays européens n’ont pas manqué de souligner l’importance de la question.Ce rapport est le fruit d’un effort de coopération sans précédent entre des experts et des organisations, y compris l’OPEP, la Banque mondiale, de grandes entreprises énergétiques et des institutions financières. Il chiffre les besoins d’investissement dans le domaine de l’énergie en détail, par source d’énergie et par région. « Pour autant que je sache, nul n’a jamais tenté auparavant de brosser un panorama aussi complet de l’investissement énergétique futur dans le monde entier », a précisé M. Mandil.LE GAFI DURCIT SA CAMPAGNE Le Groupe d’action financière (GAFI) a franchi une nouvelle étape dans sa campagne de lutte contre le financement du terrorisme, en décidant notamment de fournir des précisions supplémentaires sur l’obligation de gel des avoirs liés au terrorisme et en élaborant des pratiques exemplaires qui doivent permettre d’endiguer la circulation des fonds terroristes dans les circuits financiers officiels.« Le GAFI donne une priorité absolue aux mesures concrètes visant à tarir les fonds dont disposent les terroristes », a déclaré le Président du GAFI, Claes Norgren, en commentant cette décision lors d’une réunion plénière du GAFI qui s’est tenue à Stockholm en octobre.Le GAFI s’efforce également d’évaluer les besoins d’assistance technique des différents pays afin de les aider à lutter contre le financement du terrorisme.Par ailleurs, au cours de la réunion de Stockholm, il a également été décidé d’imposer de nouvelles contre-mesures au Myanmar, qui n’a pas encore remédié aux défaillances majeures relevées dans son régime de lutte contre le blanchiment depuis son classement parmi les pays non coopératifs en juin 2001. Le GAFI a souligné en particulier que les règlements d’application nécessaires à la mise en œuvre de sa législation anti-blanchiment n’avaient toujours pas été introduits.Les nouvelles contre-mesures préconisent notamment d’imposer aux institutions financières une obligation rigoureuse d’identifier leur clientèle avant d’établir des relations commerciales avec des personnes physiques ou morales au Myanmar. Auparavant, les membres du GAFI ont été invités à prêter une attention particulière aux relations et opérations commerciales avec ce pays.Les autres pays figurant sur la liste des pays ou territoires non coopératifs sont : les Îles Cook, l’Égypte, le Guatemala, l’Indonésie, Nauru, le Nigeria, les Philippines et l’Ukraine. Le GAFI a indiqué que l’Indonésie avait pris depuis juin 2003 d’importantes mesures pour remédier aux défaillances constatées, et espère qu’elle veillera à leur mise en œuvre rapide afin de pouvoir être retirée de cette liste le plus rapidement possible.Le GAFI est un organisme international indépendant dont le Secrétariat est installé à l’OCDE.Voir:

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