Au fil du développement

Direction des échanges
Lors de la Conférence Telecom World 2003 organisée par l’Union internationale des télécommunications (UIT) à Genève en octobre dernier, les experts et chefs d’entreprises se sont accordés à considérer que les télécommunications continuaient de croître, mais dans une proportion moindre et d’une façon différente de celles qu’ils attendaient.
« L’avenir de l’industrie repose moins sur la technologie que sur l’esprit d’entreprise et la capacité à trouver les bons modèles technico-économiques » selon Carly Fiorina, Directrice générale de Hewlett Packard. Le développement d’Internet, en particulier, a incité de nombreuses entreprises à investir lourdement dans les nouvelles technologies en s’appuyant sur des anticipations de croissance irréalistes.Les débouchés futurs, de l’avis des professionnels, résident désormais dans la prestation de services sur toute une gamme de technologies nouvelles comme les plateformes sans fil fixes et mobiles. Cependant, pour toute nouvelle stratégie il faut un cadre réglementaire bien conçu. Comme l’indique David Currie, de l’OFCOM, Agence britannique de régulation des télécommunications, « grâce à la déréglementation, nous disposons aujourd’hui d’une industrie beaucoup plus vivante et dynamique qu’il y a 20 ans ».La réforme de la réglementation, la libéralisation des marchés, l’éducation et l’innovation sont particulièrement urgentes dans les régions qui commencent tout juste à se connecter, comme c’est le cas de la majeure partie de l’Afrique.En fait, selon Yasuhiko Kawasumi, rapporteur d’un Groupe d’étude de l’UIT sur les communications dans les zones, les technologies de l’information et des communications (TIC) n’ont pas eu sur les zones rurales des pays en développement un impact aussi fort que le déploiement des services par radio ou des technologies de boucle locale sans fil comme le Wi-Fi. Au Bhoutan, le Wi-Fi a été utilisé pour édifier un réseau IP/satellite hautement performant pour la voix et les données qui consomme très peu d’énergie et qui est d’un coût très bas.Les Nations unies et la Banque mondiale ont commencé à admettre le potentiel que les technologies sans fil pourraient représenter pour les pays en développement. Pour les experts participant à la conférence de l’UIT, les réseaux sans fil nécessitent beaucoup moins d’investissements et de capital que les solutions filaires traditionnelles, car ils peuvent utiliser les tours, les pylônes électriques, les cabines téléphoniques et d’autres supports physiques pour l’installation des routeurs. Les réseaux sans fil offrent de la souplesse car leurs performances ne se dégradent pas avec l’augmentation du nombre d’utilisateurs, et l’abonné peut utiliser sa connexion avec très peu de contraintes. De plus, comme les systèmes sans fil utilisent des normes mondiales reconnues dans toute l’industrie, il est possible de construire dans un premier temps de petits réseaux indépendants que l’on peut par la suite fusionner avec d’autres pour créer un réseau général unique, sans perte de qualité. Mais les réseaux sans fil peuvent-ils aider les pays les plus pauvres à développer leurs échanges, grâce au commerce électronique par exemple ? Cela dépend. Pour le moment, le principal problème à surmonter serait de proposer une technologie de paiement sécurisé pour le sans fil.Toutefois, pour des entreprises d’Afrique utilisant le web pour prendre des contacts et commercialiser leur production, un accès sans fil bon marché pourrait faire la différence.


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