Les femmes au travail

Bébés et employeurs – Comment réconcilier travail et vie de famille, Vol 2 : Autriche, Irlande et Japon

Lorsque Junichiro Koizumi, Premier ministre du Japon, a nommé cinq femmes dans son cabinet en 2001, il a pris une décision qui a fait date en donnant à son pays le gouvernement le plus féminin de son histoire. Son exemple sera-t-il suivi par les entreprises ? C’est là toute la question.

D’après le deuxième volume de Bébés et employeurs, si le Japon veut aider ses citoyens à trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, il faut qu’il s’emploie à rendre le monde du travail plus accueillant pour les femmes. Les entreprises elles-mêmes auraient à y gagner, car cela ferait augmenter leurs bénéfices.Alors que le taux d’activité global des Japonaises, tout juste inférieur à 60 %, est semblable aux moyennes observées dans la zone OCDE, la comparaison ne tient plus si l’on prend en compte leur comportement au sein de la famille. Au Japon, en effet, dans leur très grande majorité, les femmes mariées s’arrêtent de travailler à la naissance de leur premier enfant : avec un enfant de moins de trois ans au foyer, elles ne sont plus que 25 % à occuper un emploi, contre 32 % en Autriche et 45 % en Irlande, les deux autres pays couverts par l’étude.Pourtant, comme le montre ce deuxième volume de la série Bébés et employeurs, les femmes japonaises ont plus de chances que les hommes de finir leurs études secondaires. Le fait que tant de femmes instruites ne travaillent pas ou occupent des emplois de piètre qualité constitue un véritable gaspillage de ressources. D’après une étude publiée dans le quotidien japonais Mainichi Shimbun, si la proportion de femmes actives augmentait de 10 %, les bénéfices augmenteraient de 0,2 point de pourcentage. Embaucher des femmes est donc bel et bien une stratégie payante. © L’Observateur de l’OCDE, N°239, Septembre 2003


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