FRANCE : Encourager l’emploi et l’apprentissage à vie

François Fillon, Ministre des affaires sociales, de l’emploi et de la solidarité, Président de la Réunion des Ministres de l’Emploi et de du Travail de l’OCDE, 29-30 septembre 2003.

Mr Fillon

Le ralentissement conjoncturel mondial auquel la France est confrontée depuis deux ans souligne la nécessité d’une mobilisation générale des politiques en faveur de l’emploi. Mais nos difficultés ne sont pas que circonstancielles. À l’évidence, nous souffrons d’un taux de chômage structurel trop élevé qui s’accompagne d’une faible mobilisation de la main-d’œuvre, notamment un taux d’activité très bas chez les jeunes et les travailleurs âgés.
Réfutant l’approche malthusienne et administrée du marché du travail, notre gouvernement a engagé un ensemble de réformes structurelles de nature à élever notre potentiel de croissance, seul pourvoyeur d’emplois durables et de qualité. Notre stratégie s’appuie sur quatre piliers : revaloriser le travail, amplifier la baisse des charges sociales, faciliter l’insertion professionnelle des plus fragiles, élever les niveaux de qualification et valoriser l’expérience des seniors.Le travail est une valeur structurante de notre société à laquelle les Français sont en réalité très attachés. La revalorisation du salaire minimum, le renforcement de la Prime pour l’emploi et l’instauration d’un Revenu minimum d’activité (RMA) garantiront, plus que par le passé, que l’effort et le travail sont justement récompensés. Une plus grande liberté dans les heures supplémentaires, la baisse de l’impôt et les mesures visant à faciliter la création d’entreprise encourageront l’effort et l’initiative dans la durée.La baisse des charges ciblée sur les bas salaires est sans doute l’instrument le plus efficace pour développer l’emploi peu qualifié. L’expérience initiée en 1993 l’a prouvé. Nous allons l’amplifier pour un montant annuel d’environ €7 millions d’ici à 2005.À travers des dispositifs spécifiques mieux ciblés et mieux orientés, le gouvernement entend faciliter le retour vers l’emploi des personnes en difficulté ou menacées d’exclusion. Le Contrat jeune en entreprise a d’ores et déjà permis l’embauche en contrat à durée indéterminée de près de 90 000 jeunes peu formés. Le RMA constituera une activation des dépenses de solidarité au profit de l’insertion professionnelle. La modernisation du service public de l’emploi permettra également d’accroître la fluidité du marché du travail et d’améliorer l’efficacité du placement. La formation professionnelle est un facteur capital pour la compétitivité de nos entreprises et la sécurisation des parcours individuels. La responsabilité des partenaires sociaux est forte sur ce point. Les négociations en cours devraient déboucher sur la création d’un dispositif d’« assurance-emploi » permettant à chacun d’accroître et de renouveler ses compétences tout au long de la vie.Enfin, l’allongement des durées d’activité est une nécessité absolue. En complément d’un cadre réglementaire plus favorable et plus incitatif à la poursuite des carrières, le gouvernement entend organiser une véritable mobilisation nationale en faveur de l’emploi et l’accès à la formation des plus de 50 ans.Tels sont les défis devant nous. Nous allons les relever parce que l’emploi est notre priorité.


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