Tous en selle!

Le Tour de France fête cette année son 100ème anniversaire et cet événement est l’occasion de rappeler tous les bienfaits de la « petite reine » pour la santé. La bicyclette est un moyen de transport d’usage très courant dans de nombreux pays. Les pistes cyclables et les parkings relais fleurissent actuellement dans les pays nordiques et dans certaines villes du Royaume-Uni et d’Allemagne où ils font parfois partie intégrante des schémas directeurs d’aménagement en complément des réseaux ferroviaires et d’autobus. Rappelons aussi l’exemple classique des Pays-Bas où la bicyclette a acquis depuis longtemps ses lettres de noblesse.

Or on oublie souvent, même dans ces pays, de rappeler que rouler à vélo c’est aussi faire de l’exercice. Dans un rapport publié en 2002, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) constate qu’une activité physique régulière diminue le risque de pathologies chroniques telles que les cardiopathies coronariennes, l’hypertension, l’obésité, le diabète, l’ostéoporose, le cancer du colon, la dépression et l’anxiété, et souligne que le cyclisme est une forme d’activité physique dont les effets sur le métabolisme sont bons pour la santé. Des études faites en Chine ont permis également d’établir un autre type de relation : dans ce pays, l’obésité et les troubles qui s’y rapportent ont augmenté à mesure que la population urbaine a abandonné la bicyclette (et la marche à pied) au profit des transports motorisés.Comme l’indiquent les études réalisées par les experts de la Conférence européenne des ministres des transports (CEMT), dans certaines villes, la moitié des déplacements se font à vélo, dans d’autres pratiquement aucun. Dans les pays de l’UE, 30 % des trajets motorisés font moins de 2 km et 50 % moins de 5 km. Or, même sur de telles distances, la bicyclette peut être salutaire : selon l’OMS, deux trajets quotidiens de 15 minutes seulement (domicile-travail, par exemple) peuvent avoir des effets bénéfiques notables sur la santé.Au-delà de ces avantages, auxquels s’ajoutent bien entendu le caractère non polluant et le faible coût pour n’en citer que deux, il n’est pas si difficile de promouvoir l’usage de la bicyclette dès lors que la volonté politique est là. Si la plupart des initiatives en faveur du vélo ont été lancées dans une optique d’aménagement pour notamment améliorer la sécurité, réduire le trafic automobile et préserver les paysages, les considérations de santé leur donnent aujourd’hui une dimension nouvelle. De nos jours, on assiste à l’aménagement (parfois controversé) de pistes cyclables au coeur de grandes métropoles comme Londres ou Paris.Ces choix posent un véritable défi aux pouvoirs publics. Les pistes cyclables ont un coût et exigent des plans de circulation précis. D’autre part, plus l’usage du vélo se développe, plus le nombre de cyclistes accidentés augmente. Ainsi aux Pays-Bas où la mortalité routière est pourtant relativement faible, pratiquement une victime de la route sur cinq est un cycliste. Des aménagements et équipements plus sûrs permettraient de réduire le nombre d’accidentés de la route, tous transports confondus : certains gouvernements encouragent déjà le port du casque et depuis cette année, le casque est obligatoire pour les coureurs du Tour de France. Malheureusement, les affaires de dopage ont mis à mal depuis quelques années la crédibilité de la plus grande course cycliste du monde comme ambassadrice de la santé ; mais d’un autre côté, les exploits du champion en titre Lance Armstrong et sa lutte sans merci contre le cancer semblent nous envoyer un message simple et bien plus constructif : tous en selle. RJC© L’Observateur de l’OCDE, N°238, Juillet 2003


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