Dossier spécial sur l’emploi

Suite à la réunion des ministres de l’emploi et du travail des pays de l’OCDE les 29-30 septembre 2003, l’Observateur publie une Table ronde écrite sur l’emploi. Nous avons invité les Ministres de l’emploi et du travail d’un échantillon de pays de l’OCDE à répondre à une question très directe : « Quelles mesures mettez-vous en place dans votre pays pour améliorer le niveau de l’emploi et pour favoriser le développement d’emplois de meilleure qualité ? »

Dans tous les pays membres de l’OCDE, l’emploi est pour les citoyens une préoccupation majeure. Il ne s’agit pas seulement d’avoir un travail et d’être suffisamment rémunéré. La qualité, la stabilité et la sécurité de l’emploi ainsi que la satisfaction que l’on en tire sont des facteurs importants pour tous les travailleurs. Mais ils le sont encore plus pour les catégories de la population qui sont sous-représentées dans le monde du travail : les femmes, les travailleurs âgés, les personnes sans qualification et les handicapés. Or, favoriser leur participation au monde du travail peut être extrêmement utile pour aider les gouvernements à faire face au défi que représentent le vieillissement de la population et l’alourdissement des coûts qu'il implique.

La question « Quelles mesures mettez-vous en place dans votre pays pour améliorer le niveau de l’emploi et pour favoriser le développement d’emplois de meilleure qualité ? » était en effet à l’ordre du jour de la réunion des Ministres de l’emploi et du travail des pays membres de l’OCDE. Présidée par le Ministre français des affaires sociales, de l’emploi et de la solidarité, François Fillon, cette conférence avait comme titre « Pour des emplois plus nombreux et meilleurs ».

En tant que Président, M. Fillon ouvre la séquence des réponses dans cette Table ronde écrite. Il est suivi de la Ministre canadienne du développement des ressources humaines, Jane Stewart ; de la Ministre finlandaise du travail, Tarja Filatov ; du Ministre japonais de la santé, du travail et des affaires sociales, Chikara Sakaguchi ; du Ministre mexicain du travail et de la sécurité sociale, Carlos Abascal-Carranza ; du Ministre néo-zélandais du développement social et de l’emploi, Steve Maharey ; et du Ministre britannique chargé du travail, Des Browne.

FRANCE : Encourager l’emploi et l’apprentissage à vie

François Fillon, Ministre des affaires sociales, de l’emploi et de la solidarité, Président de la Réunion des Ministres de l’Emploi et de du Travail de l’OCDE, 29-30 septembre 2003.

Le ralentissement conjoncturel mondial auquel la France est confrontée depuis deux ans souligne la nécessité d’une mobilisation générale des politiques en faveur de l’emploi. Mais nos difficultés ne sont pas que circonstancielles. À l’évidence, nous souffrons d’un taux de chômage structurel trop élevé qui s’accompagne d’une faible mobilisation de la main-d’œuvre, notamment un taux d’activité très bas chez les jeunes et les travailleurs âgés.

Réfutant l’approche malthusienne et administrée du marché du travail, notre gouvernement a engagé un ensemble de réformes structurelles de nature à élever notre potentiel de croissance, seul pourvoyeur d’emplois durables et de qualité. Notre stratégie s’appuie sur quatre piliers : revaloriser le travail, amplifier la baisse des charges sociales, faciliter l’insertion professionnelle des plus fragiles, élever les niveaux de qualification et valoriser l’expérience des seniors.

Le travail est une valeur structurante de notre société à laquelle les Français sont en réalité très attachés. La revalorisation du salaire minimum, le renforcement de la Prime pour l’emploi et l’instauration d’un Revenu minimum d’activité (RMA) garantiront, plus que par le passé, que l’effort et le travail sont justement récompensés. Une plus grande liberté dans les heures supplémentaires, la baisse de l’impôt et les mesures visant à faciliter la création d’entreprise encourageront l’effort et l’initiative dans la durée.

La baisse des charges ciblée sur les bas salaires est sans doute l’instrument le plus efficace pour développer l’emploi peu qualifié. L’expérience initiée en 1993 l’a prouvé. Nous allons l’amplifier pour un montant annuel d’environ €7 millions d’ici à 2005.

À travers des dispositifs spécifiques mieux ciblés et mieux orientés, le gouvernement entend faciliter le retour vers l’emploi des personnes en difficulté ou menacées d’exclusion. Le Contrat jeune en entreprise a d’ores et déjà permis l’embauche en contrat à durée indéterminée de près de 90 000 jeunes peu formés. Le RMA constituera une activation des dépenses de solidarité au profit de l’insertion professionnelle. La modernisation du service public de l’emploi permettra également d’accroître la fluidité du marché du travail et d’améliorer l’efficacité du placement.

La formation professionnelle est un facteur capital pour la compétitivité de nos entreprises et la sécurisation des parcours individuels. La responsabilité des partenaires sociaux est forte sur ce point. Les négociations en cours devraient déboucher sur la création d’un dispositif d’« assurance-emploi » permettant à chacun d’accroître et de renouveler ses compétences tout au long de la vie.

Enfin, l’allongement des durées d’activité est une nécessité absolue. En complément d’un cadre réglementaire plus favorable et plus incitatif à la poursuite des carrières, le gouvernement entend organiser une véritable mobilisation nationale en faveur de l’emploi et l’accès à la formation des plus de 50 ans.

Tels sont les défis devant nous. Nous allons les relever parce que l’emploi est notre priorité.

CANADA : Culture de l’innovation

Jane Stewart, Ministre du développement des ressources humaines

Les Canadiens jouissent aujourd’hui d’une qualité de vie qui est, à juste titre, considérée comme l’une des meilleures du monde. Néanmoins les pouvoirs publics doivent les aider à développer leurs compétences et faire en sorte qu’ils puissent tous apporter leur contribution à une économie fondée sur le savoir et en recueillir les fruits.

Dans le cadre de sa Stratégie d’innovation lancée en février 2002, le gouvernement du Canada s’est engagé à favoriser l’édification d’une culture de la formation tout au long de la vie. Or, pour aider les Canadiens à développer leurs compétences et leurs aptitudes et à bénéficier des possibilités d’apprentissage, les pouvoirs publics, les entreprises, les travailleurs, le secteur associatif et les particuliers doivent conclure un partenariat à long terme. Des progrès ont d’ailleurs déjà été accomplis dans ce sens.

Par exemple, le financement des prêts étudiants a été renforcé pour qu’un plus grand nombre de Canadiens puissent accéder à l’enseignement postsecondaire.

L’aide aux personnes handicapées a été élargie de façon à leur faciliter un accès durable au marché du travail. Un soutien est apporté aux immigrants pour leur permettre de s’intégrer pleinement dans la vie active. Des dispositions ont été prises et des programmes mis en place afin que les membres des populations autochtones puissent acquérir des compétences qui leur sont nécessaires pour tirer totalement parti des possibilités d’emploi offertes.

À compter de 2004, dans le cadre de l’Institut canadien sur l’apprentissage qui a récemment été créé, les Canadiens prendront part à l’élaboration des décisions relatives à l’acquisition des connaissances et des compétences dont ils auront besoin.

Il est indéniable que bien d’autres défis nous attendent, qu’il s’agisse de l’évolution démographique, de la pénurie de travailleurs qualifiés dans certains domaines clé ou encore de la demande toujours croissante d’une main-d’œuvre très qualifiée et capable de s’adapter. Mais les autorités canadiennes sont convaincues que ces défis pourront être relevés grâce à la réalisation d’investissements stratégiques dans les personnes.

FINLANDE : Lutter contre le chômage

Tarja Filatov, Ministre du travail

L’objectif principal du gouvernement finlandais est d’accroître l’emploi. Nous nous sommes fixé pour objectif la création de 100 000 nouveaux emplois au cours des quatre années à venir. L’un des problèmes de la Finlande est le chômage structurel, et des mesures spéciales sont nécessaires pour en venir à bout. Par ailleurs, le pays fait face à un vieillissement rapide de sa population.

Nous avons mis en place un Programme spécial en faveur de l’emploi qui implique différents ministères et de nombreux autres acteurs, ainsi qu’un programme visant à soutenir la création d’entreprises. L’un des principaux objectifs de ce programme est de modifier les structures régionales de services, grâce à la coopération et la collaboration des différentes autorités concernées, et d’atteindre une plus grande efficacité.

Le but est d’apporter à chaque chômeur des mesures individualisées en matière d’emploi, de réinsertion, de formation, etc. Le Programme spécial en faveur de l’emploi aborde également le problème des systèmes de financement du chômage, de manière à inciter les gestionnaires des fonds à rechercher des solutions favorables à l’emploi. Le système des prestations de chômage doit aussi renforcer les mesures en faveur de l’emploi et d’une participation active.

Nous nous attaquons aussi au problème de la brièveté des carrières. En Finlande, l’âge moyen de la retraite est de 59 ans, et les jeunes entrent relativement tard sur le marché du travail. Or, l’âge moyen de la retraite doit être relevé. Il faut aussi accélérer l’entrée des jeunes dans la vie active et la transition entre les études et le marché du travail.

Pour maintenir les travailleurs âgés dans l’activité, il faut améliorer la qualité de vie au travail et l’entretien des compétences, tout en faisant tomber les obstacles à l’employabilité des seniors. De nombreuses entreprises ont accueilli favorablement différents programmes déjà bien engagés : le Programme national pour l’amélioration du cadre de travail, le Programme concernant le bien-être au travail et le Programme en faveur de la productivité.

En ce qui concerne les jeunes, l’orientation scolaire doit être améliorée, et les dispositifs d’aide financière aux étudiants doivent être revus, afin d’encourager des études plus ciblées, orientées vers un but précis. Le Programme du gouvernement finlandais prévoit aussi des formations et des placements professionnels en faveur des jeunes, après une période maximum de trois mois de chômage.

JAPON : Des guichets uniques pour les jeunes

Chikara Sakaguchi, Ministre de la santé, du travail et des affaires sociales.

La réunion de 2003 des Ministres de l’emploi et du travail des pays de l’OCDE arrive à point nommé. Elle va en effet permettre d’aborder le problème délicat posé par le vieillissement de nos sociétés et de débattre des changements à apporter aux politiques gouvernementales pour promouvoir l’emploi des groupes sous-représentés.

Pour assurer et stabiliser l’emploi dans le contexte actuel, alors que la question du vieillissement de la population se pose avec de plus en plus d’acuité, et que les structures économiques et industrielles changent, de vraies possibilités doivent être offertes à ceux qui souhaitent travailler. Les personnes âgées ou ceux qui ont des charges familiales en font partie. Il faut aussi pour cela que la productivité du travail s’améliore. Si nous souhaitons créer une société où les gens puissent travailler dur tout en bénéficiant de suffisamment de temps libre, nous devons résoudre plusieurs problèmes sur le plan de l’emploi.

Avec un taux de chômage qui reste élevé, la situation de l’emploi au Japon est préoccupante. Nous mettons tout en œuvre pour dissiper les inquiétudes suscitées par le chômage, en encourageant, par exemple, un rapide retour à l’emploi, surtout pour les travailleurs d’âge moyen, victimes des restructurations ou des dégraissage d’effectifs.

Franchement, trop de jeunes sont aujourd’hui sans travail. S’ils restent au chômage trop longtemps, ils ne seront pas en mesure d’améliorer leur employabilité et développer leurs perspectives professionnelles. Nous sommes conscients que cela pourrait engendrer de graves problèmes sociaux, comme une augmentation de l’emploi précaire et une accentuation des inégalités de revenus. Sans parler de l’effondrement des infrastructures économiques lié à la dégradation de la productivité et de la compétitivité socio-économique à long terme.

Face à ces problèmes, nous réfléchissons actuellement à la possibilité de créer des guichets uniques pour favoriser l’emploi des jeunes et faciliter la création d’entreprise par le biais d’initiatives locales. Nous envisageons aussi d’introduire un système de formation professionnelle à l’intention des jeunes qui combine l’expérience pratique dans une entreprise et la formation théorique/professionnelle. Les guichets uniques auraient pour fonction de fournir des services d’information, de conseil et d’aide à l’embauche. Nous sommes déterminés à mettre en place ces mesures pour résoudre les problèmes d’emploi auxquels la jeune génération est confrontée.

MEXIQUE : Le capital humain, moteur de l’activité

Carlos Abascal-Carranza, Secrétaire du travail et des affaires sociales

Au Mexique, nous encourageons une nouvelle culture du travail qui reconnaisse l’individu comme étant la source, le coeur et le moteur de l’activité économique. Nous considérons le travail non seulement comme un outil de développement et d’épanouissement personnel mais aussi comme un moyen de création de richesse. Nous nous efforçons donc de trouver des méthodes de coopération, de dialogue et de consensus justes et intelligentes, qui placent l’être humain et la dignité humaine au cœur de nos activités.

Nous pensons que les travailleurs, les employeurs et les gouvernements devraient travailler ensemble pour assurer la compétitivité, la protection juridique, un apprentissage permanent, des emplois de qualité et un niveau de vie plus élevé pour tous les travailleurs. La coopération et la communication systématiques entre les partenaires sociaux sont les meilleurs antidotes contre les intérêts étroits, l’exclusion, l’exploitation et l’érosion des valeurs fondamentales.

C’est dans cette optique que, depuis 2001, le Conseil du Mexique pour le Dialogue entre les secteurs productifs, fondé sur le modèle des conseils économiques et sociaux européens, sert d’organisme consultatif permanent et de forum de discussion.

Notre défi consiste à mettre en place les conditions nécessaires à la création de tous les emplois de grande qualité dont le Mexique a besoin. Le gouvernement a lancé plusieurs nouveaux programmes en ce sens. Le Système de Formation pour le Travail (SICAT) fournit ainsi des bourses de formation pour les chômeurs. Quant à notre Programme de Soutien à la Formation (PAC), il a pour but d’accroître la productivité et la compétitivité des petites et moyennes entreprises. Ces mesures visent à améliorer l’employabilité et l’esprit d’entreprise, afin de réduire la pauvreté et contribuer à l’élévation du niveau de vie général.

Nous travaillons activement avec nos partenaires pour faciliter l’accès au marché du travail de groupes cibles comme les femmes ou les seniors. Par exemple, le programme Abriendo Espacios est un système de formation et de recherche d’emploi visant à promouvoir l’emploi des personnes âgées ou handicapées. Nous sommes convaincus que des opportunités de travail plus intéressantes nécessitent un apprentissage et une formation tout au long de la vie, non seulement pour améliorer l’employabilité mais aussi pour encourager une compétitivité et une productivité accrues. Les travailleurs et les entrepreneurs doivent renouveler sans cesse leur capacité d’exploiter de nouvelles technologies et de développer de nouvelles compétences, pour leur épanouissement personnel ainsi que pour répondre aux besoins d’entreprises qui opèrent dans un environnement mondialisé extrêmement concurrentiel.

NOUVELLE-ZÉLANDE : Développer les compétences humaines

Steve Maharey, Ministre du développement social et de l’emploi

Les efforts mis en œuvre par la Nouvelle-Zélande pour réduire le chômage se révèlent payants. Le chômage en Nouvelle-Zélande est passé de 6,3% en décembre 1999 à 4,7% en août 2003, son niveau le plus bas depuis 16 ans. Et une forte croissance de l’emploi a accompagné le recul du chômage : il y a aujourd’hui 148 000 Néo-Zélandais de plus dans l’emploi qu’en mars 2000.

La Nouvelle-Zélande mène activement un programme visant à garantir que la croissance de l’emploi profite à tous les demandeurs d’emploi. Nous nous sommes attachés à : développer les compétences des Néo-Zélandais ; offrir davantage d’opportunités aux gens d’utiliser leur savoir-faire ; assurer la bonne adéquation des compétences et des débouchés.

Ce « cadre de développement des compétences humaines » a influencé notre point de vue sur les politiques concernant l’emploi, la formation et les compétences, et nous a conforté dans notre volonté de mieux coordonner les activités gouvernementales pour atteindre nos objectifs de développement social et d’emploi.

Les jeunes sont notre avenir, et la Nouvelle-Zélande s’efforce d’assurer une transition réussie entre l’école et l’enseignement post-secondaire, la formation ou l’emploi. Il faut que les jeunes soient bien informés des compétences demandées afin de faire des choix éclairés. Si un jeune risque de sortir du système, ou d’entrer dans une spirale de chômage de longue durée, nous devons l’aider le plus tôt possible.

Pour centrer nos efforts, le gouvernement et la plupart des autorités locales se sont donné pour but que « d’ici à 2007, tous les 15-19 ans soient engagés dans un processus approprié d’éducation, de formation, de travail ou d’un autre type, qui leur permette d’accéder à l’indépendance économique et au bien-être à long terme ».

Nous avons beaucoup investi dans des initiatives destinées à permettre aux jeunes d’opérer la transition, à la fois en développant leurs compétences et en les aidant à avoir accès aux possibilités existantes. Nos programmes Modern Apprenticeship et Gateway (qui permettent aux élèves en fin d’études secondaires de participer à une formation structurée dans le milieu de travail) sont des exemples de dispositifs qui ont une influence positive.

Maintenant, nous nous intéressons à l’amélioration de l’information, du conseil et de l’orientation concernant les carrières, au renforcement du soutien post-scolaire pour les éléments à risque, et au développement de l’enseignement professionnel et des filières de formation.

ROYAUME-UNI : Pour une vision positive de l’âge

Des Browne, Ministre chargé du travail

Dans l’ensemble, les perspectives sur le plan de l’emploi apparaissent favorables au Royaume-Uni. L’Étude de l’OCDE sur l’emploi a cité le Royaume-Uni parmi les quatre pays où les réformes structurelles avaient conduit à une amélioration durable des possibilités d’emploi, ainsi qu’à une baisse du chômage structurel.

Le Royaume-Uni a su, aussi bien que tout autre pays, faire face au récent ralentissement économique mondial. Nous avons désormais l’un des taux d’emploi les plus hauts du monde, et le taux de chômage le plus bas des grands pays industrialisés.

Toutefois, l’OCDE a aussi identifié le chômage de longue durée et les faiblesses du système d’enseignement de base comme des domaines où plus d’efforts étaient nécessaires. Des progrès ont déjà été accomplis. La stabilité macroéconomique est nécessaire, mais pas suffisante, pour offrir à tous des possibilités d’emploi. Les réformes du système éducatif ont réduit de manière drastique le nombre des personnes sans qualifications.

On signalera, en particulier, l’introduction du New Deal, qui apporte maintenant un soutien universel aux bénéficiaires de prestations de chômage de longue durée. Ce dispositif a contribué à la quasi disparition du chômage de longue durée chez les jeunes, et à sa réduction des trois quarts chez les adultes depuis 1997.

Le service public de l’emploi – Jobcentre Plus – subit actuellement des transformations qui doivent permettre de conjuguer le versement d’indemnités et une aide à l’accès au marché du travail pour tous. Et un soutien supplémentaire est accordé aux personnes bénéficiant d’une allocation de parent isolé, de maladie ou d’invalidité, dans le but d’augmenter les possibilités d’emploi.

Un autre moyen d’élever le niveau de l’emploi est de favoriser la diversité de la main-d’œuvre, ce qui motive notre action contre la discrimination par l’âge, avec la campagne Age Positive qui doit permettre à un plus grand nombre de personnes de travailler.

Nous avons donc déjà bien avancé, mais il nous faut persévérer. La réussite de nos efforts profitera à l’économie, aux individus, aux familles et à la société de façon générale, et elle permettra au Royaume-Uni de continuer de connaître une situation favorable sur le plan de l’emploi.

© L'Observateur de l'OCDE, No. 239, Septembre 2003




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