Pas trop sucré

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D’après la dernière édition en date des Perspectives agricoles de l’OCDE, les prix mondiaux du sucre devraient rester atones pendant encore plusieurs années, plombés par des exportations toujours plus abondantes des producteurs de sucre bon marché et par la persistance d’un niveau élevé de soutien et de protection dans de nombreux pays de l’OCDE.

Le Brésil, premier pays producteur bon marché, est doté d’une industrie sucrière compétitive. Tout le potentiel de croissance de la consommation réside dans les pays en développement, qui pourraient à long terme permettre l’écoulement des énormes stocks de sucre, redressant ainsi l’équilibre entre offre et demande. Les Perspectives agricoles de l’OCDE citent la Chine comme étant l’un des pays susceptibles de renforcer sa consommation et ses importations à mesure que le niveau des revenus s’accroîtra.D’après les prévisions des Perspectives agricoles , les prix du sucre brut vont légèrement se raffermir pour atteindre US$191,8 la tonne en 2004/2005, contre US$172,0 la tonne en 2003/2004, avant de retomber les années suivantes à US$165,3 la tonne en 2008/2009. Les stocks mondiaux devraient rester à peu près stables : 68,3 millions de tonnes en équivalent sucre brut en 2008/2009 contre 67,5 millions en 2003/2004.On table sur une progression de l’ensemble de la production mondiale de produits agricoles jusqu’en 2008, stimulée par la reprise de l’économie mondiale à partir de 2004, avec une hausse de la consommation des céréales secondaires et des oléagineux, alors que les denrées alimentaires à base de blé et de riz se verront quelque peu délaissées au profit d’aliments plus transformés et à plus forte teneur protéique tels que la viande. © L’Observateur de l’OCDE N°238 Juillet 2003


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