Prix d’appel

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Le coût des télécommunications – l’installation téléphonique et le coût des appels – a nettement baissé au cours des dernières années : comment expliquer alors, que les ménages des pays de l’OCDE y consacrent une part toujours plus grande de leur revenu ? Alors que les services tels que la santé, l’éducation et l’eau pèsent plus lourd dans les dépenses des ménages, aucun n’a vu sa part augmenter aussi rapidement que les télécommunications.

Bien évidemment, l’une des raisons de cette hausse est l’avènement d’Internet et de la téléphonie mobile, qui a contribué à l’accélération de la croissance des dépenses de communications depuis 1995, comme le montre la dernière édition des Perspectives des communications de l’OCDE (voir l’article de Patrick Lenain et Sam Paltridge). Or, il est également vrai que la baisse des tarifs a encouragé les usagers à téléphoner plus longtemps – et plus loin – et à verser, en définitive, davantage d’argent dans les coffres des compagnies de télécommunications.Si en 1991, les ménages consacraient environ 1,6 % de leurs dépenses de consommation aux communications, en 2000, ce chiffre atteignait 2,3 %, soit US$399 de plus par personne et par an. Une part considérable de cet argent était affectée à la téléphonie mobile, dont le nombre d’usagers est passé de 15 millions à 600 millions au cours de la décennie. Pendant cette même période, les dépenses en alimentation et en boissons non alcoolisées sont passées de 13,4 % du total à 10,7 %. Pas moins de 90 % des dépenses de communications sont consacrées aux services de télécommunications, contre 8 % aux équipements de télécommunications et les 2 % restants aux bons vieux services postaux traditionnels. © L'Observateur de l'OCDE N°238 Juillet 2003


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