Agenda chargé

Réunion des ministres du Conseil de l’OCDE 2003, Paris, 29-30 avril

« Agenda pour la croissance et le développement », tel était le thème de la réunion annuelle du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres. La réunion a été présidée par le Premier ministre de Nouvelle-Zélande, Helen Clark. Voici quelques points-clefs du résumé de la présidence.

Perspectives économiques : Globalement, on prévoit pour cette année une croissance modeste, avec un léger redressement l’an prochain. Les incertitudes géopolitiques de ces dernières années n’ont certes pas favorisé une reprise, mais les déséquilibres macroéconomiques et les profonds problèmes structurels préexistants sont pour beaucoup dans le déclenchement de la phase actuelle de ralentissement de l’activité économique. Il convient donc de s’attaquer aux problèmes qui se posent à court terme comme à long terme, mais sans les dissocier – les meilleures politiques pour le court terme sont celles qui porteront également des fruits sur le long terme.Politiques visant à maintenir la confiance et renforcer la croissance : Sans modification des politiques actuelles, la divergence des taux de croissance relevés dans la zone de l’OCDE au cours des années 1990 semble devoir perdurer. À tout le moins, il en résultera des opportunités, une croissance mondiale et un niveau de bien-être inférieurs à ce qui aurait pu être. Cela pourrait également se répercuter sur les relations économiques entre nos pays.De nombreux ministres ont insisté sur la nécessité d’intensifier la coopération multilatérale sur les questions économiques et commerciales, de renforcer la confiance et de soutenir la croissance à court terme, ainsi que de s’appliquer à atténuer ces écarts à plus long terme. L’OCDE peut jouer un grand rôle à cet égard.Un large accord s’est dégagé sur la nature des défis auxquels se heurtent le maintien et le renforcement de la croissance sur le plus long terme, compte tenu notamment de l’impact des évolutions démographiques, ainsi que de la nécessité d’accroître la productivité et d’assurer une flexibilité satisfaisante des marchés du travail.Le développement de l’enseignement et de la formation, la levée des obstacles à l’entrée dans la vie active et les mesures encourageant les personnes plus âgées à rester au travail sont apparus comme autant de prescriptions communes pour l’action des pouvoirs publics. S’agissant de la réforme du marché du travail, il convient de trouver le juste équilibre entre éliminer les rigidités, protéger les travailleurs vulnérables, faire en sorte que travailler soit financièrement rentable et assurer une sécurité sociale convenable.De nombreux ministres ont noté que les changements démographiques remettaient en cause la vitalité des régimes publics de retraite.Les ministres ont souligné la nécessité pour les gouvernements de traduire en mesures concrètes leur volonté politique de traiter les questions de confiance dans les institutions de gouvernance et dans le marché.Les ministres ont entendu un compte rendu du dialogue avec le BIAC (comité consultatif économique et industriel auprès de l’OCDE) et le TUAC (commission syndicale consultative auprès de l’OCDE) qui ont souligné l’importance d’un bon gouvernement d’entreprise. La présidence a indiqué qu’il conviendrait d’envisager d’accorder au BIAC et au TUAC un statut d’observateur lors des futures réunions du Conseil au niveau des ministres. Promouvoir la croissance et l’investissement dans les pays en développement : Des ministres de pays en développement ont été invités à assister à cette discussion. Les ministres ont convenu que l’on pouvait faire plus pour aider les pays en développement, d’Afrique notamment, à tirer parti de la mondialisation. Un large accord s’est dégagé pour que le Conseil de l’OCDE se saisisse d’une proposition du Japon visant à réaliser des travaux complémentaires sur une stratégie destinée à promouvoir l’investissement dans les pays en développement.Les ministres ont souligné que l’accès de tous les pays aux marchés et aux technologies est un ingrédient essentiel de la croissance. Il a été reconnu que les politiques suivies par les pays membres de l’OCDE sont importantes à cet égard, surtout du fait des répercussions qu’elles peuvent avoir sur les possibilités d’exportation des pays en développement.Les entreprises doivent elles aussi être associées au processus de développement. Dans ses Principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales, l’OCDE invite ces dernières à tenir compte non seulement des facteurs économiques et financiers mais aussi des conséquences de leurs actes au niveau social et environnemental et en termes de développement.Questions liées aux échanges internationaux : Les ministres ont manifesté sans ambiguïté leur souci d’œuvrer au succès des négociations de l’OMC. Il a été reconnu sans détour que des échéances importantes avaient été manquées. En outre, de véritables divergences de vue subsistent. Les ministres se sont clairement entendus qu’il fallait se montrer à la hauteur des ambitions fixées à Doha (en 2002) ; accélérer le processus afin de le mener à terme d’ici janvier 2005 ; et parvenir à un résultat équilibré pour tous, en plaçant le développement au centre des négociations.Il n’y a guère de mystère sur la nature des décisions désormais nécessaires sur les questions d’accès au marché telles que l’agriculture, les produits industriels et les services – afin que les négociations sur le fond qui devront faire suite à Cancún puissent s’amorcer.Enfin, la capacité d’analyse de l’OCDE à l’appui des négociations a été soulignée par les ministres. Les compétences intellectuelles et matérielles de l’OCDE sont nécessaires dans ces domaines. La réforme de l’OCDE : Les ministres se sont félicités du rapport du Secrétaire général sur les progrès de la réforme de l’organisation et de la feuille de route récemment adoptée par le Conseil en vue de nouvelles mesures. Les ministres entendent prendre des décisions sur les principaux aspects de la réforme lors de leur réunion de 2004.© L’Observateur de l’OCDE, N°238 Juillet 2003


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