Le commerce électronique : une ascension fulgurante

OCDE Observateur
«Avis aux patrons des petites et moyennes entreprises, le monde est à vos pieds. Vive la planète électronique, la e-world virtuelle». Tel est l’un des messages euphoriques véhiculé lors d’un séminaire sur le commerce électronique qui s’est tenu récemment au siège parisien de l’OCDE. L’argument, c’est que le commerce électronique convient tout à fait aux PME. Tout d’abord, parce qu’elles peuvent créer leur propre site sur Internet à un prix tout à fait abordable, en tous les cas bien moins élevé que si elles devaient ouvrir une boutique dans une rue commerçante. Ensuite, parce qu’Internet permet de cibler un marché beaucoup plus large que les marchés traditionnels physiquement localisés. En fait, Internet convient non seulement aux petites entreprises déjà existantes, mais il sert aussi de catalyseur pour la création de nouvelles sociétés.
L’OCDE s’intéresse au commerce électronique depuis près de deux décennies, et une conférence ministérielle de haut niveau a eu lieu à Ottawa en octobre 1998. Le séminaire du 4 février dernier a permis de faire le point sur l’état d’avancement des travaux. Andrew Wyckoff, l’un des responsables des travaux de l’OCDE, a suggéré que la mission de l’Organisation devrait s’efforcer de démystifier et d’expliquer le commerce électronique, afin de ramener l’aspect délicat et insaisissable du monde cybernétique à des choses plus terre-à-terre. En d’autres termes, il vaudrait mieux faire connaître le commerce électronique que de le réglementer. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la collecte de données a une importance primordiale dans les travaux de l’OCDE. Le commerce électronique ne perd pas de temps aux frontières et du point de vue des affaires, c’est justement son point fort. Aussi, il n’est pas surprenant qu’il soit principalement dominé par les échanges entre entreprises. Mais pour les gouvernements, cet aspect fuyant du commerce électronique constitue un sérieux défi. Le réseau Internet soulève en effet des problèmes pour la protection des consommateurs et pour la propriété intellectuelle. De plus, on se préoccupe de savoir comment imposer les gains qui résultent d’échanges électroniques effectués au-delà des frontières. Dans un monde physique, il existe certainement des mécanismes juridiques et techniques pour traiter de ces questions. Mais de quels moyens dispose-t-on dans un monde virtuel ? Les échanges électroniques se développent rapidement et, au passage, ils décentralisent les processus de décision et entraînent un gonflement des flux financiers – qui échappent en même temps aux taxes. Autrement dit, le commerce électronique pose de sérieux problèmes structurels qui doivent désormais être pris en compte par les décideurs publics de l’OCDE. Il y a donc du pain sur la planche. L’ennui, c’est que les affaires, du moins les petites affaires, n’attendent pas. Contact : http://www.oecd.org/subject/e_commerce/


Données économiques

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

Pour recevoir notre édition papier par courrier


Edition en ligne
Editions précédentes

Ne manquez pas

  • G20: « Le temps est venu d’accroître les dépenses publiques » (Le Monde)
  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)
  • Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs? Un article du journal Le Monde.
  • L'intégration rapide des réfugiés est la clé de la croissance économique en Europe, selon le FMI et l'OCDE, présents à Davos, le forum économique mondial qui se déroule du 20 au 23 janvier. Lire l'article du Monde ici.

  • Expliquez-nous... l'OCDE par FranceInfo
  • "Nous avançons à une vitesse d'escargot" sur le climat, estime Ban Ki-moon. Le secrétaire général des Nations Unies confie au journal Le Monde son optimisme sur la conclusion d’un accord international permettant de contenir le réchauffement en cours, en dépit des obstacles.
  • La France est "l'un des pays où l'anxiété en classe est la plus fortement ressentie" explique Eric Charbonnier, analyste à l'OCDE.
  • Après le vote des mesures sociales demandées par l'Union européenne et le FMI, prévu pour le 22 juillet au soir, le gouvernement grec "va reprendre immédiatement les négociations avec les institutions, UE, BCE et FMI, qui doivent durer jusqu'au 20 août au plus tard".
  • Peut-on réduire l'immigration légale? Le député français de l’Yonne Guillaume Larrivé, membre de l'opposition, a proposé que les parlementaires fixent des plafonds d’immigration annuels. Thomas Liebig, spécialiste des migrations internationales à l’OCDE, analyse cette proposition pour le journal La Croix.
  • "Les 40% les plus pauvres, les classes moyennes, manquent de moyens pour investir dans le capital humain", explique à L'Express l'économiste Michael Förster, spécialiste des inégalités à l'OCDE.
  • La lutte contre le travail au noir franchit un nouveau seuil. Selon le bilan 2014 publié par Les Echos, le montant total des redressements imposés par les Urssaf pour « travail dissimulé » s’est élevé à 401 millions d’euros, contre 320 millions l’année précédente.
  • Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon rallie le soutien de l’OCDE: « 2015 est une année des plus cruciales pour l’humanité ».

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2016