L’Afrique au ralenti

Perspectives économiques de l'Afrique

La deuxième édition annuelle des Perspectives économiques de l’Afrique ne prévoit qu’une faible croissance de 3,3 % pour l’Afrique dans son ensemble en 2003 ; on est bien en dessous du taux de 7 % que le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) juge nécessaire pour que les pays africains puissent commencer à rattraper leur retard par rapport au reste du monde.

Le marasme économique est largement imputable à la baisse générale des prix intervenue au cours des deux dernières années pour des produits de base comme le café, le thé, le coton, le pétrole et l’or. La dégradation des recettes d’exportations qui s’en est suivie a découragé encore davantage l’investissement étranger orienté vers les échanges. C’est ainsi que le cours mondial du coton, qui est un produit d’exportation majeur pour des pays comme le Soudan et l’Égypte, est aujourd’hui inférieur de plus de moitié au cours de 1995, et que les marchés du thé et du café sont également déprimés. Les Perspectives attirent l’attention sur le fait que les conflits en cours et l’absence de bonne gouvernance viennent s’ajouter aux incidences de la sécheresse et de la maladie pour faire obstacle à la croissance.Les Perspectives soulignent aussi l’importance que revêtent les privatisations pour la réforme économique et la réorientation vers le marché. Sur les 53 pays d’Afrique, 9 seulement n’ont procédé à aucune privatisation, mais le processus engagé dans les autres pays est inégal. Heureusement, l’aide au développement accordée par les pays de l’OCDE devrait augmenter. Mais l’aide sera de plus en plus sélective (voir l’article de Peter Walkenhorst sur l’allègement de la dette).


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