Gain net pour la pêche

La poursuite de la libéralisation des marchés de la pêche dans le monde exige, au préalable, une gestion efficace des pêcheries, si l’on veut que la mer puisse offrir à tous du poisson en abondance. Tel est depuis longtemps le mot d’ordre du Comité des pêcheries de l’OCDE.

Il a été repris lors du point de presse organisé par des experts de la pêche de l’OCDE, en mars dernier, à l’occasion du lancement d’un nouveau rapport intitulé La libéralisation du secteur de la pêche : sa portée et ses effets. L’OCDE affirme que les pays en développement, comme les pays développés, pourraient tirer avantage d’une réduction supplémentaire des droits de douane et des subventions, mais rappelle aux gouvernements que leur politique commerciale et leurs mesures de gestion des pêches devront se renforcer mutuellement.Même si l’ouverture des marchés dans le secteur de la pêche a déjà énormément progressé, puisque la moyenne des droits de douane à l’importation imposés par les pays développés a chuté de 26 % au cours des 20 dernières années, les réductions doivent encore se poursuivre. En effet, dans de nombreux pays de l’OCDE, des droits de douane prohibitifs sont prélevés parallèlement à d’autres mesures qui faussent ou entravent les échanges, notamment les subventions de la part des pouvoirs publics. Ces mesures peuvent non seulement se traduire par un gonflement inutile des flottes de pêche, mais aussi isoler artificiellement le secteur des réalités commerciales.Il importe de prendre des mesures pour assurer la pérennité du marché des produits de la pêche car, comme le signale le rapport, de nombreux pays de l’OCDE ne contrôlent pas efficacement leurs prises et la taille de leurs flottes de pêche. © L’Observateur de l’OCDE, Nº237, Mai 2003


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