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Comment apprécier l’importance économique et sociale des entités à but non lucratif ? L’attention se porte de plus en plus sur les moyens permettant de mesurer et de prendre en compte l’impact de ce « troisième secteur », vaste dédale d’organisations et d’activités qui oscillent entre intérêt public et vocation commerciale, recoupant parfois ces deux domaines.

Le secteur à but non lucratif dans une économie en mutationComment apprécier l’importance économique et sociale des entités à but non lucratif ? L’attention se porte de plus en plus sur les moyens permettant de mesurer et de prendre en compte l’impact de ce « troisième secteur », vaste dédale d’organisations et d’activités qui oscillent entre intérêt public et vocation commerciale, recoupant parfois ces deux domaines.On y trouve aussi bien des organisations non gouvernementales militantes, comme Greenpeace ou Amnesty International, que des organisations humanitaires telles que Médecins sans frontières ou le National Housing Trust, et des organes de surveillance des médias, tels que Public Radio Capital ou l’International Press Institute. Ces organisations côtoient des organismes de bienfaisance, des églises, des coopératives ou encore des organisations de protection de l’enfance. L’Institute of Physics Publishing, par exemple, qui est basé au Royaume-Uni, est un établissement à but non lucratif au sens où les bénéfices qu’il peut réaliser doivent être réinvestis et non distribués.À l’évidence, le secteur non marchand constitue une force bien plus considérable qu’on ne le pense généralement, et cette publication de l’OCDE donne à ce propos des indications utiles. Selon un échantillon de 35 pays étudiés dans le cadre du projet d’analyse comparative du secteur non marchand mené par la John Hopkins University, quelque 39,5 millions de personnes sont employées à plein temps dans ce secteur, dont les dépenses représentent un total d’environ US$1 330 milliards. Le secteur non marchand emploie par ailleurs 3,6 % de la population active, dont 46 % dans la fonction publique. Si on le considérait comme une économie à part entière, celle-ci se classerait au sixième rang mondial, presque au même niveau que certains pays du G7. Au cours des années 1990, on a vu fleurir ces associations, coopératives, fondations ou fédérations, portées par une vague de philanthropie et par l’esprit d’entreprenariat social ambiant. Ainsi, entre 1990 et 1995, le nombre d’emplois dans le secteur non marchand a augmenté de 23 %, contre 6 % pour l’économie dans son ensemble. C’est dans ce contexte que des gens comme Bill Gates ont lancé des fondations philanthropiques richement dotées.Le fait que ces entités n’aient pas de but lucratif ne signifie pas pour autant qu’elles ne sont pas affectées en temps de crise, bien au contraire, mais il est probable que ce troisième secteur va perdurer, et qu’il est même appelé à se développer.Le Conseil économique et social des Nations unies a publié l’année dernière un manuel consacré aux méthodes permettant de recueillir des statistiques sur le secteur non marchand en vue de l’établissement des comptes nationaux.


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