Partenariat pour la santé

OCDE Observateur

Le renforcement de la coopération entre les pouvoirs publics, les organisations caritatives et l’industrie bio-pharmaceutique dans les pays développés et les pays en développement pourrait constituer un moyen efficace et rentable d’assurer durablement la sécurité en matière de santé dans un monde où la maladie menace la stabilité économique et sociale de nombreuses régions.

C’était l’une des conclusions de la conférence organisée par l’OCDE à Lisbonne en octobre dernier sur « La biotechnologie au service de la lutte contre les maladies infectieuses », qui a réuni hommes politiques, scientifiques, représentants des entreprises et spécialistes de la politique de la santé. Les participants ont estimé que la situation actuelle, à savoir le fait que 72 % de la population mondiale n’aient accès qu’à 11 % des traitements, n’est pas acceptable. En Afrique du Sud, la pandémie du sida a entraîné une chute de 50 % de la production agricole et la désagrégation d’un système éducatif qui peine à fonctionner avec des enseignants mourants et des élèves orphelins. Mais les pays développés n’échappent pas non plus aux maladies infectieuses. Ceux de l’OCDE assistent en effet à la résurgence d’infections que l’on avait cru éradiquées, comme la rougeole et la tuberculose, soit en raison de phénomènes de mutation, soit parce que leurs habitants ne prennent plus les mesures nécessaires pour se protéger. Dans tous les pays, les vaccins, dont un grand nombre sont issus des progrès de la biotechnologie, constituent le moyen le plus efficace et le plus rentable de prévenir les maladies infectieuses. Chaque dollar dépensé pour une injection contre la rougeole, les oreillons et la rubéole permet d’épargner US$16,35 sur le coût des soins de santé, et chaque dollar dépensé pour une vaccination contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche entraîne une économie de US$6,21. Et pourtant, les vaccins ne représentent que 3 % du marché des traitements. Les participants à la conférence étaient d’avis que, comme les pays de l’OCDE sont à la pointe de la recherche, de la mise au point et de la production de nouveaux vaccins, il leur incombe d’instaurer des partenariats entre secteur public et secteur privé dans ce domaine. Ces partenariats permettront aux chercheurs de trouver des traitements, et aux laboratoires pharmaceutiques de dégager les bénéfices que leurs actionnaires exigent, et ils aideront les pays en développement à se doter des capacités requises pour pouvoir mettre à la disposition de leurs populations les médicaments dont elles ont besoin.


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