Les flux de capitaux privés

En 1962, les flux de capitaux privés en direction des pays en développement se montent à environ US$2,2 milliards, soit approximativement un tiers de l’aide publique. Dans les années 1980, ces flux sont généralement supérieurs à l’aide, et ils grimpent en flèche pendant les années 1990, pour culminer à quelque 300 milliards en 1997.

Du point de vue du développement, les plus utiles sont les flux d’investissements directs, particulièrement attirés par l’Asie en raison de son dynamisme et de la présence d’une main-d’œuvre qualifiée et nettement moins onéreuse que celle des pays occidentaux.En 1998, le stock total d’investissements directs étrangers dans le reste du monde atteint US$1 300 milliards, soit US$248 par habitant. Ces investissements viennent compléter l’épargne intérieure mais ils comptent surtout pour les transferts de technologie, l’acquisition de compétences et la compétitivité des exportations. Néanmoins, ils sont beaucoup plus abondants en Occident, où le stock s’élève à US$2 800 milliards en 1998, soit US$3 266 par habitant. Une grande partie de ces flux financiers privés est de nature spéculative et gonfle fortement après l’instauration, dans les années 1990, de la libre-circulation des capitaux en Europe de l’Ouest, en Asie et en Amérique latine. Les crises asiatique et russe de 1997-1998 déclenchent d’importantes sorties de capitaux à court terme. Les estimations provisoires du FMI pour 2001 font apparaître des flux nets de US$160 millions, ce qui représente un net repli par rapport au point culminant de 300 millions enregistré en 1997. La volatilité de ces flux incite Joseph Stiglitz (2002), ancien économiste en chef de la Banque mondiale et lauréat du prix Nobel, à affirmer que la libéralisation des flux financiers est allée trop loin, que les plans de renflouement du FMI protègent trop les investisseurs étrangers et que les débiteurs en difficulté devraient bénéficier de davantage de marge de manœuvre concernant la faillite et le défaut de paiement (comme c’était le cas dans les années 1930 et auparavant).


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