Renforcer le gouvernement d’entreprise

OCDE Observateur

Nombreux sont ceux qui, parmi les observateurs, les pouvoirs publics et au sein des institutions, ont été pris au dépourvu par la vague soudaine de scandales dans les milieux d’affaires qui a déferlé sur certains pays de l’OCDE au cours des derniers mois. Quelle que soit la cause de ces scandales, ils ont éclairé différemment la capacité des cadres réglementaires et des principes en vigueur à prévenir les abus qui ont miné la confiance du public dans les entreprises et les marchés.

Ce constat s’applique également aux Principes de gouvernement d’entreprise de l’OCDE, adoptés pour la première fois par l’Organisation en 1999, pour servir de référence en la matière. Il est à présent nécessaire de revoir et de renforcer ces Principes.Lors de la réunion du 15 novembre 2002, le Secrétaire général de l’OCDE, Donald Johnston, a animé une séance de réflexion à haut niveau en vue de créer une dynamique, sur l’initiative de l’OCDE, pour renforcer les pratiques dans le domaine du gouvernement d’entreprise à l’échelle mondiale. Parmi les personnalités invitées, figuraient Sir Adrian Cadbury, auteur d’un rapport important sur le gouvernement d’entreprise au Royaume- Uni au début des années 1990, Andrew Crockett, Directeur général de la Banque des règlements internationaux et Président du Forum sur la stabilité financière, Veronique Ingram, haut fonctionnaire du Trésor australien et Présidente du Groupe de direction sur le gouvernement d’entreprise de l’OCDE, ainsi que des représentants d’organisations patronales et syndicales. Lors de cette rencontre, il a été question du rôle des Principes de gouvernement d’entreprise de l’OCDE dans l’optique du réexamen dont ils doivent faire l’objet prochainement, comme l’ont demandé des ministres des pays de l’OCDE lors de la réunion annuelle du Conseil à Paris en mai 2002, ainsi que du rôle d’autres instruments de l’OCDE en rapport avec l’intégrité des marchés, comme les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales et la Convention sur la lutte contre la corruption. Le défi que doivent relever les responsables politiques consiste à trouver un juste équilibre entre la surveillance exercée par les pouvoirs publics et celle exercée par les marchés. L’objectif est de toute façon d’améliorer le gouvernement d’entreprise et de réduire le risque que des tragédies du même type que l’affaire Enron ne se reproduisent. Le réexamen des Principes va débuter en 2003, et un rapport complet devrait être présenté aux ministres des pays de l’OCDE en 2004. La Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE (CSC) perçoit dans cette initiative un signe encourageant, mais souhaiterait que les règles adoptées soient plus contraignantes et que le rôle des parties prenantes soit renforcé. « Le gouvernement d’entreprise est une question trop importante pour être laissée au cercle restreint des seuls PDG et experts-comptables », a en effet déclaré John Evans, Secrétaire général de la CSC.


Données économiques

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

Pour recevoir notre édition papier par courrier


Edition en ligne
Editions précédentes

Ne manquez pas

  • G20: « Le temps est venu d’accroître les dépenses publiques » (Le Monde)
  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)
  • Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs? Un article du journal Le Monde.
  • L'intégration rapide des réfugiés est la clé de la croissance économique en Europe, selon le FMI et l'OCDE, présents à Davos, le forum économique mondial qui se déroule du 20 au 23 janvier. Lire l'article du Monde ici.

  • Expliquez-nous... l'OCDE par FranceInfo
  • "Nous avançons à une vitesse d'escargot" sur le climat, estime Ban Ki-moon. Le secrétaire général des Nations Unies confie au journal Le Monde son optimisme sur la conclusion d’un accord international permettant de contenir le réchauffement en cours, en dépit des obstacles.
  • La France est "l'un des pays où l'anxiété en classe est la plus fortement ressentie" explique Eric Charbonnier, analyste à l'OCDE.
  • Après le vote des mesures sociales demandées par l'Union européenne et le FMI, prévu pour le 22 juillet au soir, le gouvernement grec "va reprendre immédiatement les négociations avec les institutions, UE, BCE et FMI, qui doivent durer jusqu'au 20 août au plus tard".
  • Peut-on réduire l'immigration légale? Le député français de l’Yonne Guillaume Larrivé, membre de l'opposition, a proposé que les parlementaires fixent des plafonds d’immigration annuels. Thomas Liebig, spécialiste des migrations internationales à l’OCDE, analyse cette proposition pour le journal La Croix.
  • "Les 40% les plus pauvres, les classes moyennes, manquent de moyens pour investir dans le capital humain", explique à L'Express l'économiste Michael Förster, spécialiste des inégalités à l'OCDE.
  • La lutte contre le travail au noir franchit un nouveau seuil. Selon le bilan 2014 publié par Les Echos, le montant total des redressements imposés par les Urssaf pour « travail dissimulé » s’est élevé à 401 millions d’euros, contre 320 millions l’année précédente.
  • Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon rallie le soutien de l’OCDE: « 2015 est une année des plus cruciales pour l’humanité ».

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2016