Dossier médical

Courrier des lecteurs

Votre dossier spécial sur la santé soulève des questions intéressantes concernant le rôle des assurances et les différences entre pays de l’OCDE (l’Observateur de l’OCDE N° 229, Novembre 2001). Il se peut que vos attentes, quant à la couverture des régimes d’assurance privée, soient un peu optimistes.

En tant qu’homme d’affaires venant tout juste de regagner les États-Unis après avoir passé la plus grande partie des années 1990 en France et en Hongrie, je m’attendais à trouver un système d’assurance privée solide, peut-être coûteux comparé à ceux de certains pays, mais tout au moins efficace. Ce que j’ai découvert ici est un véritable patchwork de 50 morceaux disparates, la plupart des régimes d’assurance-maladie relevant de la compétence des différents États. Un récent éditorial du Wall Street Journal résume la confusion ambiante : « Au cours des 40 dernières années, les États ont adopté plus de 1 500 [lois], obligeant les assureurs à couvrir toutes les prestations, depuis les traitements contre la stérilité jusqu’aux perruques destinées aux personnes souffrant d’un cancer. En dehors des obligations légales qu’ils imposent … [ces textes] expliquent en grande partie les énormes disparités entre États des coûts de l’assurance-maladie. » Ce même article indique qu’un travailleur indépendant de 30 ans de l’État de New York devrait dépenser plus de US$250 par mois pour s’assurer, alors qu’il ne payerait que US$36 s’il se déplaçait de quelques kilomètres pour s’établir dans le Connecticut. Les effets de ces disparités sont légion. Les assureurs louvoient entre les législations des différents États pour offrir une couverture coûteuse et parfois lacunaire. De plus, les frais administratifs viennent renchérir le coût des soins de santé. Résultat : d’après le New York Times, le nombre d’Américains dépourvus d’assurance-maladie a augmenté d’un quart, passant de 32 millions à 40 millions depuis 1990. Combien de temps encore avant que les disparités en matière d’assurance-maladie ne conduisent les personnes en bonne santé à rechercher les États où les coûts sont les plus faibles, et les malades à s’installer dans ceux qui imposent garantie d’accès et tarification non différenciée ? © L’Observateur de l’OCDE, Nº235, Décembre 2002


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