Technologie et pauvreté

Centre de développement

La technologie peut-elle contribuer à apaiser la faim et, à terme, à réduire la pauvreté ? Et, si oui, dans quelles conditions ? Quand le Président Robert Mugabe a refusé d’accepter les 20 000 tonnes de maïs que les États-Unis avaient envoyé pour nourrir la population affamée du Zimbabwe, le monde entier est resté bouche bée. Où était le problème ? C’est que ce maïs était génétiquement modifié.

Cela posait un certain nombre de problèmes épineux liés non seulement aux effets possibles sur la santé et l’environnement mais aussi aux conséquences pour l’indépendance à long terme des marchés et aux effets possibles sur le commerce.Comme le souligne l’ouvrage intitulé Technologie et lutte contre la pauvreté en Asie et dans le Pacifique, il y a 40 ans, la « révolution verte » promettait d’abolir la faim en augmentant les rendements des cultures vivrières grâce à une série de « semences miraculeuses ». L’emploi d’engrais de meilleure qualité, de pesticides puissants, de techniques modernes d’irrigation et de semences de céréales à haut rendement a eu des effets spectaculaires sur l’agriculture, réduisant la malnutrition dans une grande partie de l’Asie et de l’Amérique latine ainsi que dans certaines régions d’Afrique, bien que la population ait triplé. Au cours des 30 dernières années, la production de céréales d’Asie a doublé, et le nombre de calories disponibles par habitant a augmenté de plus de 20 % tandis que les prix réels des denrées ont diminué de 50 %. Certains font cependant valoir que ce sont les employeurs et non les salariés qui tirent les avantages de l’accroissement de la production. Les méthodes de culture traditionnelles se sont perdues, l’environnement s’est dégradé et le rendement des cultures s’est stabilisé. Recueil de différents exposés présentés lors d’un séminaire du Centre de développement, cet ouvrage analyse les enseignements tirés de la révolution verte, et se penche sur les promesses que renferme la « révolution génétique ». Il s’interroge ensuite sur les effets préjudiciables pour les populations démunies, des droits de propriété intellectuelle excessivement protecteurs, et examine l’état actuel des technologies de l’information en Asie en se demandant quel rôle ces technologies peuvent jouer pour lutter contre la pauvreté.


Données économiques

PIB +0,43% T1 2017
Échanges exp +3,0% ; imp +4,0% T1 2017
Inflation annuelle 2,4% avril 2017
Chômage 6,008% mars 2017
Mise à jour: 22 juin 2017

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

Pour recevoir notre édition papier en anglais par courrier


Edition en ligne
Editions précédentes

Ne manquez pas

  • Bien que la pauvreté relative n'ait cessé de reculer depuis trente ans, il y a beaucoup plus d'inégalités entre les riches et les moins riches. Ana Llena Nozal, OCDE, participe à la discussion sur la question (RFI).
  • Le logement abordable, un defi pour l'Europe : un article du Monde sur la hausse des inégalités liée au renchérissement de l'immobilier.
  • Les besoins en matière de logement sont souvent insatisfaits : un nombre important de personnes dans l'ensemble de l'OCDE sont sans abri et un grand nombre de ménages font face à des coûts de logement qu'ils ne peuvent pas assumer. Une nouvelle base de données a été conçue par l’OCDE pour aider les pays à évaluer l'accès à des logements abordables.

  • Jean-Christophe Dumont - Forum "Migrants, la... par liberation
  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)

  • Expliquez-nous... l'OCDE par FranceInfo

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2017