Réchauffement planétaire ?

Courrier des lecteurs

Les arguments du professeur Burton Richter, énoncés dans son article « Changement climatique : L’après Kyoto » reposent sur deux hypothèses incorrectes, l’une explicite, l’autre implicite (l’Observateur de l’OCDE, N° 233).

Dès la première phrase, il affirme que « les gaz à effet de serre (…) sont responsables de la hausse des températures moyennes de la Terre ». Cette assertion est de toute évidence démentie par les données les plus fiables dont on dispose, celles des satellites météorologiques, qui ne font apparaître aucune tendance perceptible à l’élévation des températures atmosphériques de la planète depuis 1979. Ce résultat surprenant est confirmé par ailleurs par les radiosondes qui sont lancées quotidiennement partout dans le monde au moyen de ballons météorologiques.Non seulement ces observations vont à l’encontre des résultats des modèles théoriques du climat, mais ces mêmes modèles exigent aussi que l’atmosphère se réchauffe plus vite que la surface. Il faut donc en conclure que les modèles n’ont pas été validés et que l’on ne peut pas s’y fier pour prévoir le réchauffement futur.L’hypothèse posée implicitement dans l’article du professeur Richter est que le réchauffement planétaire est dommageable, voire désastreux. Cette appréciation n’est pourtant pas partagée par des économistes dont beaucoup fréquentent chaque jour le même campus de Stanford que lui. Même respecté à la lettre, le Protocole de Kyoto n’aura eu que très peu d’effet. Les scientifiques s’accordent généralement à estimer que d’ici à 2050, Kyoto induirait une baisse des températures calculées de seulement 0,05° C.Enfin, le remplacement des combustibles fossiles par un recours à grande échelle à l’énergie nucléaire sera à mon avis la conséquence inévitable de l’épuisement progressif des sources de pétrole et de gaz à bas prix. Les fortes concentrations de CO 2 dans l’atmosphère seront un phénomène transitoire dans l’histoire de la civilisation industrielle.


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