Gestion de la dette

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La dette de l’administration centrale des pays de l’OCDE a pratiquement doublé de 1990 à 2000, passant de US$7,180 milliards à US$12,860 milliards en dix ans, tandis que le financement par le marché des déficits budgétaires continuaient d’alimenter la croissance des marchés des obligations souveraines dans le monde. Selon une nouvelle étude de l’OCDE, quelque 84 % des besoins d’emprunt des administrations publiques ont été couverts dans les années 1990 par l’émission d’instruments négociables.
Vers la fin des années 1990, ce sont les instruments à long terme qui représentaient la majeure partie de la dette publique, les gestionnaires de la dette cherchant à minimiser le risque de refinancement ainsi que le risque nominal, comme le montre la publication La gestion de la dette publique et les marchés des valeurs d’État au 21e siècle. De plus, l’existence de marchés liquides de la dette publique s’est avérée déterminante pour le développement des marchés des obligations de sociétés, car la courbe des taux des titres d’État est importante pour la détermination correcte des prix des obligations de sociétés.Cela étant, même si la liquidité des marchés de la dette publique a sensiblement augmenté et si une courbe des taux des obligations de référence a pu être créée, la liquidité du marché ainsi que les niveaux globaux d’endettement continuent de varier considérablement selon les pays. La Belgique, la Grèce, l’Italie et le Japon accusent tous une dette supérieure à 100 % de leur PIB, mais la part non négociable de cette dette est plus forte en Grèce et au Japon qu’en Belgique et en Italie.© L’Observateur de l’OCDE, Nº234, Octobre 2002


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