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ECHANGES STABILISES; LES TI RESTENT EN LICE; ETHIQUE DE L’ENTREPRISE: BILAN ANTICIPE; REPRISE AGRICOLE EN VUE; UN RUSSE A PARIS; PERSPECTIVES DE L’AIDE
ECHANGES STABILISESAprès neuf mois consécutifs de chute de plus en plus rapide, les échanges de marchandises des pays de l’OCDE ont vu leur niveau se stabiliser au premier trimestre 2002, les chiffres restant cependant nettement inférieurs à ceux de l’an dernier. La valeur en prix courants des exportations de marchandises a augmenté de 1,1% entre le dernier trimestre 2001 et le premier trimestre 2002, tandis que les importations baissaient de 0,4%. En glissement annuel, le repli a été encore plus sensible. Comparées aux trois premiers mois de l’année précédente, les exportations au premier trimestre 2002 avaient diminué de 8,9% et les importations de 11,0%.En volume, les échanges ont chuté tant d’un trimestre à l’autre que d’une année à l’autre, les exportations des pays du G7 s’inscrivant en baisse de 5,8% par rapport à l’année précédente avec une chute de 7,0% au cours du dernier trimestre 2001, les chiffres correspondants pour les importations étant de 5,1% et de 4,5%. Les données comparées d’un trimestre à l’autre révèlent cependant une stabilisation de la croissance négative, les exportations diminuant de 2,3% et les importations de 3,7%.C’est aux États-Unis que le volume des exportations a le plus fortement chuté, à savoir une baisse de 12,7% par rapport à l’année précédente, tandis que les importations reculaient de 5,8%.LES TI RESTENT EN LICED’après l’édition 2002 des Perspectives des technologies de l’information de l’OCDE, le secteur des TI peut envisager l’avenir sereinement, et ce malgré la récente baisse d’activité qu’il a connue. Les nouveaux produits et services proposés, tel le haut débit, continueront en effet à stimuler la demande, phénomène qui sera renforcé par la réduction des coûts et les progrès techniques. Par ailleurs, le ralentissement n’a pas empêché les marchés des produits et services liés aux TIC d’atteindre 8,3% du PIB total des pays de l’OCDE en 2001, alors qu’ils représentaient moins de 6% en 1992. Si le secteur des technologies de l’information s’est vu touché par la crise actuelle, tout porte néanmoins à croire qu’il jouera un rôle important dans la reprise à venir.ETHIQUE DE L’ENTREPRISE: BILAN ANTICIPEÀ l’heure où les projecteurs se braquent sur l’éthique de l’entreprise aux quatre coins du monde, les pays membres de l’OCDE ont décidé d’avancer à 2004 l’évaluation des Principes de gouvernement d’entreprise de l’OCDE, initialement prévue pour 2005. D’ici là, l’Organisation tâchera d’analyser les évolutions déjà opérées dans ce domaine au sein des entreprises et dans les milieux financiers afin d’en tirer les enseignements nécessaires pour mieux préparer l’évaluation. La décision d’entamer l’exercice plus tôt que prévu a été prise lors de la réunion annuelle du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres, à la suite d’une série d’affaires ayant fait les gros titres de l’actualité, pointant le doigt sur le comportement de certaines entreprises accusées de non-communication d’informations aux actionnaires, voire de falsification des comptes.Les ministres se sont entendus sur la nécessité de mettre effectivement en application les règles devant régir le gouvernement d’entreprise. En outre, ils ont décidé d’améliorer ces règles afin de renforcer la transparence et la reddition de comptes, confortant ainsi la confiance des investisseurs et la stabilité des marchés. Les ministres ont également souligné qu’il était du devoir des gouvernements et des organismes de surveillance de veiller à ce que les normes financières, les réglementations et les méthodes de surveillance des marchés protègent effectivement les intérêts des actionnaires.Les Principes de gouvernement d’entreprise de l’OCDE, qui ne sont pas contraignants, ont été adoptés par les ministres des pays membres en 1999. L’OCDE coopère avec la Banque mondiale pour promouvoir les efforts de réforme du gouvernement d’entreprise à travers le monde, en s’appuyant sur les Principes qu’elle a élaborés.Voir: www.oecd.org/corporateREPRISE AGRICOLE EN VUELes marchés agricoles mondiaux ont mis du temps à se relever de l’effondrement des prix intervenu dans la seconde moitié des années 1990, provoqué tout autant par une baisse de la demande et des échanges, que par le fléchissement général de la croissance économique mondiale, et par d’importantes dépenses publiques de soutien à l’agriculture. Néanmoins, selon les Perspectives agricoles de l’OCDE 2002-2007, les prix mondiaux des produits agricoles, aujourd’hui déprimés, devraient amorcer une remontée progressive au fur et à mesure du redressement de l’activité en fin d’année et en 2003. La hausse des prix devrait semble-t-il être plus sensible pour certaines viandes et certains produits laitiers que pour les céréales et les oléagineux.Selon le rapport, les marchés mondiaux des produits agricoles vont connaître une reprise d’ici 2007. Pour l’essentiel, cette embellie proviendra d’une croissance de la demande et des importations dans les pays en développement rapide non membres de l’OCDE. Les échanges de produits animaux et d’aliments pour le bétail continueront de se développer plus rapidement que ceux des céréales destinées à la consommation humaine. Quant à l’expansion des productions végétales, elle tiendra davantage aux gains de rendement et de productivité qu’à l’extension des surfaces cultivées. Voir : www.oecd.org/agriculture ou commander le rapport : www.oecd.org/bookshopUN RUSSE A PARISLe Premier ministre russe Mikhail Kasyanov, lors d’une visite rendue en juillet au Secrétaire général de l’OCDE, Donald Johnston, à Paris, a examiné les domaines dans lesquels la coopération avec l’Organisation pourrait être développée. Selon la presse russe, M. Kasyanov a également exprimé le souhait de voir son pays devenir membre de l’OCDE, après son accession à l’Organisation mondiale du commerce. Le programme de l’OCDE avec la Russie est le plus important qui soit mené avec un pays non membre.Voir : www.oecd.org/ccnm/russiaPERSPECTIVES DE L’AIDEEn 2001, les États-Unis ont été les plus généreux donneurs d’aide du monde, reprenant ainsi la première place du peloton, ravie par le Japon en 1992; un accroissement de l’aide a également pu être observé en provenance de plusieurs pays de l’Union européenne (UE). Ceci étant, en terme d’apports nets d’aide publique au développement (APD) pour l’ensemble des pays de l’OCDE, les chiffres restent à peu près identiques à ceux de l’année précédente. L’APD du Japon a chuté de 18% en termes réels, entraîné par une dépréciation de 12,7% du yen, mais aussi par l’échéance des versements aux organisations multilatérales et des remboursements de prêts effectués par les pays d’Asie, qui se remettent de la crise financière asiatique.Exprimée en pourcentage du revenu national brut (RNB) combiné, l’aide des pays de l’OCDE membres du Comité d’aide au développement (CAD) - qui représente au total non moins de 95% de l’APD mondiale – est restée stationnaire par rapport à son niveau de l’année précédente, s’élevant à 0,22%. Le Danemark, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède ont été une fois encore les seuls pays à atteindre l’objectif adopté par les Nations unies, à savoir un rapport APD/RNB au moins égal à 0,7%.L’aide des États-Unis s’est chiffrée à US$10,9 milliards, soit 0,11% du produit national brut; elle est donc en légère augmentation par rapport à l’année précédente, notamment en raison des US$600 millions consentis au Pakistan après les événements du 11 septembre pour soutenir son économie. C’est ensuite le Japon que l’on a retrouvé à la deuxième place, avec US$9,7 milliards, suivi de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la France et des Pays-Bas. L’aide totale des pays de l’UE s’est élevée à US$26 milliards, celle de la Communauté européenne s’étant pour sa part accrue de 21,1% pour atteindre US$5,91 milliards.À leur réunion annuelle, qui a eu lieu à Paris les 15 et 16 mai, les ministres de la coopération pour le développement et les responsables d’organismes d’aide des pays membres du CAD, se sont réjouis de l’augmentation prévisible de l’APD dans les années à venir, dopée en toute vraisemblance par les engagements souscrits à la Conférence sur le financement du développement tenue à Monterrey en mars. Ils ont souligné que cet accroissement de l’aide devait aller de pair avec une intensification des efforts déployés pour rehausser son efficacité, et obtenir ainsi une amélioration sensible des conditions de vie des pauvres.Des représentants du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NPDA) ont assisté à la réunion, et un débat a été ouvert sur les mesures à mettre en place pour surmonter les obstacles rencontrés par de nombreux pays africains sur le chemin du développement. On pense ici notamment aux moyens que la coopération pour le développement pourrait offrir pour déceler les risques de terrorisme et y faire face.Voir : www.oecd.org/developmentOCDE (2002), Les Dossiers du CAD: Coopération pour le développement, Rapport 2001 – Efforts et politiques des Membres du Comité d’aide au développement, volume 3, n° 1.© L’Observateur de l’OCDE, Nº233, Août 2002


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