Travail temporaire

Courrier des lecteurs
L’article intitulé « Travail temporaire : dissiper quelques mythes » (L’Observateur de l’OCDE N° 231/232), tente de rétablir la vérité d’un débat dont vous estimez qu’il a été faussé par des assertions non fondées.
Le postulat, semble-t-il, est que personne n’a jamais rien dit de positif sur le travail temporaire. Au contraire : on entend souvent que le travail temporaire présente certains avantages, au moins pour les employeurs. Comme vous le notez, le travail temporaire accroît la flexibilité du marché du travail car il permet aux employeurs d’embaucher et de licencier plus facilement en fonction de l’évolution de la demande. Vous observez aussi que les employeurs peuvent utiliser le travail temporaire pour mettre à l’épreuve des travailleurs qu’ils recruteront, éventuellement, à long terme.Cependant, la question plus générale qui se pose est de savoir si ces avantages pour les employeurs sont suffisants pour contrebalancer les inconvénients du travail temporaire. S’ils étaient tous supportés par les employeurs, on pourrait laisser à ceux-ci le soin de prendre leurs propres décisions, sans intervenir par la réglementation. Mais, bien que vous vous efforciez de minimiser les inconvénients du travail temporaire pour les travailleurs, ils sont loin d’être négligeables.On peut en dresser rapidement une liste : rémunération plus basse ; accès limité aux congés payés, aux congés maladie, à l’assurance chômage et à la formation ; et – naturellement – précarité inhérente. Il y a une certaine duperie à affirmer que l’écart en termes de satisfaction globale dans l’emploi entre travailleurs temporaires et travailleurs permanents est tout à fait limité alors que les travailleurs temporaires font état (dans d’autres contextes) d’un degré de satisfaction bien moindre à l’égard de leur rémunération et de la sécurité de leur emploi. Les travailleurs temporaires déclarent aussi, plus souvent, devoir se conformer à des horaires de travail rigides et accomplir des tâches monotones. Il est vrai que le travail temporaire est un moyen de sortir du chômage ou de l’inactivité pour certains travailleurs. Mais ce n’est pas, en soi, un argument définitif en faveur du travail temporaire. Il faudrait encore prouver que ces travailleurs n’auraient pu accéder au marché du travail autrement.


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