Un impôt-santé

Courrier des lecteurs
Votre dossier spécial sur les soins de santé indique que ceux-ci représentent une proportion croissante du PIB dans la plupart des pays (Observateur de l’OCDE, n°229, novembre 2001). A n’en pas douter le vieillissement de la population est l’un des facteurs à prendre en compte, mais il est loin d’être le seul. Nous savons tous que les médicaments et les traitements médicaux sont de plus en plus sophistiqués et, par conséquent, plus coûteux, indépendamment de l’âge du patient. Malheureusement, ce facteur est, lui, très difficile à mesurer avec précision, et n’est pas, de ce fait, souvent mentionné pour expliquer le coût croissant de l’ensemble du système. Mais il est indiscutable que la qualité des soins est très importante pour la plupart d’entre nous. Les pouvoirs publics pourraient se demander quelles activités réduire pour que les économies dégagées puissent être affectées aux soins de santé. Une telle annonce serait probablement très bien accueillie.
Un autre moyen de rendre plus acceptable le coût des soins de santé serait de créer un « impôt-santé ». Cet impôt-santé serait adapté à la nature du système fiscal de chaque pays. Au Canada, par exemple, le coût des soins de santé est réparti entre l’administration fédérale et les administrations provinciales, administrations qui toutes deux prélèvent une taxe sur la consommation qui vient s’ajouter au prix d’achat de tous les biens vendus au détail. Cette taxe est parfaitement lisible sur la facture. Il ne devrait pas être trop difficile d’en faire un impôt-santé et d’en affecter le produit explicitement à cette fin, sous réserve que les administrations concernées donnent leur accord. Une autre option consisterait à affecter une taxe spécifique applicable aux articles « dangereux pour la santé »comme l’alcool, le tabac, voire l’essence. Je suis persuadé que ce type d’impôt serait plus populaire que les taxes actuelles dont les consommateurs doivent s’acquitter sans avoir aucune idée de l’utilisation qui en est faite.


Données économiques

Courriel gratuit

Recevez les dernières nouvelles de l’OCDE :

Flux Twitter

Abonnez-vous dès maintenant

Pour recevoir notre édition papier en anglais par courrier


Edition en ligne
Editions précédentes

Ne manquez pas

  • G20: « Le temps est venu d’accroître les dépenses publiques » (Le Monde)
  • En France, les inégalités salariales se réduisent chaque année. Les salaires des femmes cadres de moins de 30 ans sont « seulement » inférieurs de 5 % à celui des hommes, selon l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) dans une étude publiée en mars 2015.Les réseaux féminins ont-ils encore un rôle à jouer dans le monde du travail ? (Le Monde)
  • Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs? Un article du journal Le Monde.
  • L'intégration rapide des réfugiés est la clé de la croissance économique en Europe, selon le FMI et l'OCDE, présents à Davos, le forum économique mondial qui se déroule du 20 au 23 janvier. Lire l'article du Monde ici.

  • Expliquez-nous... l'OCDE par FranceInfo
  • "Nous avançons à une vitesse d'escargot" sur le climat, estime Ban Ki-moon. Le secrétaire général des Nations Unies confie au journal Le Monde son optimisme sur la conclusion d’un accord international permettant de contenir le réchauffement en cours, en dépit des obstacles.
  • La France est "l'un des pays où l'anxiété en classe est la plus fortement ressentie" explique Eric Charbonnier, analyste à l'OCDE.
  • Après le vote des mesures sociales demandées par l'Union européenne et le FMI, prévu pour le 22 juillet au soir, le gouvernement grec "va reprendre immédiatement les négociations avec les institutions, UE, BCE et FMI, qui doivent durer jusqu'au 20 août au plus tard".
  • Peut-on réduire l'immigration légale? Le député français de l’Yonne Guillaume Larrivé, membre de l'opposition, a proposé que les parlementaires fixent des plafonds d’immigration annuels. Thomas Liebig, spécialiste des migrations internationales à l’OCDE, analyse cette proposition pour le journal La Croix.
  • "Les 40% les plus pauvres, les classes moyennes, manquent de moyens pour investir dans le capital humain", explique à L'Express l'économiste Michael Förster, spécialiste des inégalités à l'OCDE.
  • La lutte contre le travail au noir franchit un nouveau seuil. Selon le bilan 2014 publié par Les Echos, le montant total des redressements imposés par les Urssaf pour « travail dissimulé » s’est élevé à 401 millions d’euros, contre 320 millions l’année précédente.
  • Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon rallie le soutien de l’OCDE: « 2015 est une année des plus cruciales pour l’humanité ».

Articles les plus lus

Blog OECD Insights

NOTE: Les articles signés expriment l’opinion de leurs auteurs
et pas nécessairement celle de l’OCDE ou de ses pays membres.

©Tous droits réservés. OCDE 2016