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A la fin des années 1990, les Hongrois consultaient un médecin près de 20 fois par an en moyenne, soit une augmentation de 79 % par rapport à 1980. Ils devenaient ainsi les plus gros consommateurs de services médicaux des pays de la zone OCDE.

Les Hongrois sont aussi dans le groupe de tête des populations les plus fréquemment hospitalisées, avec 237,5 admissions pour 1 000 habitants à la fin des années 1990, juste derrière les Autrichiens (286,3) et les Finlandais (265), d’après la dernière édition de Panorama de la santé. En Turquie, le nombre des visites chez le médecin a augmenté de 67 % au cours de la même période, mais de toute la zone OCDE, c’est encore en Turquie que l’on consulte le moins le médecin, avec une moyenne annuelle de 2,1 consultations par habitant. Avec 73,9 admissions pour 1 000 habitants, les Turcs sont aussi ceux qui fréquentent le moins les hôpitaux. En 1997, sur la totalité des 18 pays de l’OCDE, le nombre des consultations s’établissaient en moyenne à 7 par an environ.L’explication de ces différences ne tient pas simplement au nombre de médecins que compte chaque pays – le nombre de médecins pour 1 000 habitants s’est accru de 30 % à 40 % en Pologne au cours de la période considérée alors que le nombre de consultations a chuté de 18 %. Sur la totalité de la zone OCDE, le rythme d’augmentation du nombre de consultations a été en moyenne moins rapide que celui du nombre de médecins. Il n’est pas possible de dire si la durée des consultations s’allonge ou si les médecins travaillent moins longtemps car il n’y a pas de comptabilisation distincte des médecins travaillant à temps plein et à temps partiel.Panorama de la santé, OCDE, 2001. © L’Observateur de l’OCDE, Nº230, Janvier 2002


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