L’investissement direct étranger peut être un signe de faiblesse

Pour beaucoup de pays pauvres, l’investissement direct étranger (IDE) est essentiellement « une bonne réponse du marché à une mauvaise situation » plutôt qu’un signe de bonne santé de l’économie ciblée, comme le soutient une nouvelle publication du Centre de développement de l’OCDE.

Cela ne signifie pas que l’IDE soit néfaste mais plutôt que le fait de devoir y recourir peut traduire l’incapacité où se trouve une économie en difficulté de susciter la confiance qui permettrait aux entreprises locales d’emprunter à l’étranger. Dans de tels cas, l’encouragement de l’IDE pourrait être le seul moyen de se procurer des capitaux étrangers. La question essentielle est de savoir si un pays souffre de ce que les auteurs du rapport intitulé Investissement direct étranger et autres flux financiers vers l’Amérique latine appellent le « péché originel ». Il s’agit de l’incapacité où se trouvent les entreprises locales d’emprunter à long terme en monnaie nationale, ce qui les oblige à emprunter en monnaie internationale comme le dollar. Si les marchés émergents et les pays en développement ne sont pas en mesure de remédier aux déséquilibres de leur dette du point de vue des monnaies utilisées ou des échéances, ils sont « condamnés » à se procurer des liquidités par le biais de l’investissement direct étranger. Si l’investissement direct étranger s’est taillé la part du lion dans les flux financiers vers l’Amérique latine au cours des dernières années, cela s’explique surtout par le fait que les flux d’emprunts à l’étranger ont été pratiquement réduits à zéro, selon le rapport.


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