Des marchés en fusion

Depuis quelques années, les regroupements d’entreprises ont de plus en plus souvent un caractère mondial, à tel point que les opérations transnationales de fusion-acquisition sont devenues en 1999 la composante la plus importante des flux mondiaux d’investissement direct étranger. On estime qu’elles ont représenté 92 % de l’IDE total en 1999, contre moins de 60 % en 1995.

Ces regroupements ont progressé rapidement dans les années 90, leur volume passant de US$153 milliards en 1990 à près de 1 000 milliards en 2000, et ils ont joué un rôle important dans la mondialisation et la restructuration des activités, avec une tendance croissante vers des opérations de très grande ampleur. Le développement des fusions-acquisitions internationales s’explique en partie par le fait que les entreprises ont tendance à céder ou à reprendre des actifs et des activités à l’étranger au lieu d’y investir dans la construction de nouvelles installations. Par rapport à la construction d’installations nouvelles, l’achat d’actifs existants présente l’avantage de permettre aux entreprises de prendre pied rapidement sur un marché en disposant immédiatement d’une masse critique d’installations de production et d’actifs incorporels dans une branche d’activité donnée. Plusieurs facteurs ont contribué à l’accélération de l’activité mondiale dans ce domaine : la libéralisation des échanges commerciaux et des mouvements de capitaux, les changements technologiques rapides et les progrès des technologies de l’information. Les privatisations et les réformes de la réglementation dans certains secteurs et services d’utilité publique comme les services financiers, les télécommunications et l’électricité ont également joué un rôle important.Le nouveau visage de la mondialisation industrielle. Fusions-acquisitions et alliances stratégiques transnationales, OCDE, 2001. © L’Observateur de l’OCDE, Nº228, Septembre 2001


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