On prend la voiture ? Enquête

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Souvenons-nous du choc pétrolier de 1973, ou même de celui de 2008 : plus le passage à la pompe est cher, plus on laisse la voiture au garage. La logique est simple, et les gouvernements de nombreux pays de l’OCDE taxent aujourd’hui les carburants pour, entre autres, décourager les déplacements en voiture au profit de moyens de transport plus respectueux de l’environnement.

Néanmoins, la voiture reste le mode de déplacement privilégié, comme le montre une étude réalisée en 2008 sur plus de 10 000 ménages dans 10 pays de l’OCDE. L’étude examine également les facteurs influençant le choix du mode de déplacement. Les résultats sont basés sur plus de 10 000 réponses. L’enquête montre que les gens particulièrement sensibles aux questions environnementales sont moins susceptibles d’avoir une voiture. Cela signifie que l’on peut combiner incitations financières et sensibilisation du public aux effets des voitures sur l’environnement, notamment si l’on cible ceux qui utilisent le plus leur voiture, à savoir les hommes, les personnes d’âge moyen et celles à revenu et niveau d’instruction élevés.

Les résultats de l’enquête montrent également que l’information sur la consommation de carburant et les effets environnementaux est très utile pour guider les choix des acheteurs de véhicules. 

Cela étant, il en faut plus pour décourager les déplacements en voiture. L’enquête confirme qu’un meilleur accès aux transports publics fait baisser le taux de motorisation et l’usage de la voiture. Quelles améliorations peuvent inciter à emprunter davantage les transports publics ? Les Mexicains placent la sécurité avant tout, les Suédois la fiabilité, tandis que pour les Français, c’est la commodité qui prime. En général, la possibilité de rallier un arrêt de transport public en cinq minutes ou moins a un impact notable sur l’utilisation de la voiture.

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Globalement, les résultats soulignent l’importance d’envisager simultanément le choix du mode de transport et le but du déplacement. La voiture est le moyen de transport le plus courant pour quasiment tous les types de déplacements. Quelque 70 % des répondants indiquent s’en servir régulièrement pour aller faire les courses, ce qui incite à penser que les déplacements en voiture diminueraient sensiblement si les projets d’aménagement urbain s’efforçaient de concevoir des espaces de commerces et de services faciles d’accès, au lieu de favoriser la création de centres commerciaux à l’extérieur des villes.

Les résultats de l’enquête indiquent que pour encourager des choix plus durables en matière de déplacements, il faut combiner des mesures d’incitation et de dissuasion. Le renchérissement des déplacements en voiture doit aller de pair avec une meilleure accessibilité des transports publics. Quant aux mesures fiscales et réglementaires, elles sont plus efficaces si elles sont accompagnées de campagnes d’information.

Et le bon vieux vélo ? La présence de pistes cyclables encourage son utilisation. Dans tous les pays, les répondants sont plus susceptibles d’utiliser le vélo pour aller au travail ou faire des emplettes que pour se rendre à l’école ou chez des amis. Les décideurs politiques prennent désormais le vélo plus au sérieux. Grâce à de nouvelles technologies de paiement et de sécurité, on peut aujourd’hui louer 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 des vélos en libre-service dans la plupart des grandes villes, en particulier en Europe, et, dans beaucoup de régions, l’usage du vélo est donc en hausse. Autrement dit, l’action des pouvoirs publics peut avoir une réelle influence sur les choix de déplacement individuels.

Voir www.oecd.org/fr/sti/transports/

Pour en savoir plus, voir www.oecd.org/environnement/menages ou contacter Yse.Serret@oecd.org ou Nick.Johnstone@oecd.org

©L'Observateur de l'OCDE N° 279 mai 2010




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