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Depuis 1995, la taille et la proportion de la population née à l’étranger ont augmenté dans tous les pays de l’OCDE. Les pays d’immigration traditionnels comme les États-Unis et la Nouvelle-Zélande ont enregistré d’importantes augmentations de cette population, mais celle-ci s’est aussi accrue fortement au Danemark, en Corée, en Espagne, en Irlande, et Italie et en Norvège, où les flux d’entrées ont récemment fortement progressé.
En outre, comme le soulignent les Perspectives des migrations internationales 2007, l’Irlande a dépassé le Royaume-Uni en tant que pays d’immigration au cours de la dernière décennie, alors que la France, qui a été un important pays d’immigration, a maintenant proportionnellement moins d’immigrés que l’Irlande ou le Royaume-Uni, ou même la Grèce et la Norvège. Par ailleurs, les augmentations relatives ont été faibles dans les quatre pays affichant la plus forte prévalence d’allochtones, à savoir l’Australie, le Canada, le Luxembourg et la Suisse. Les populations nées à l’étranger représentent aujourd’hui au moins 10 % du total dans environ la moitié des pays de l’OCDE.Si on y ajoute les enfants des immigrés, en particulier dans les pays d’immigration bien établie tels que l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et la Suisse, le pourcentage d’habitants issus de l’immigration double presque et atteint au minimum 40 %. Dans quelques pays comme l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas, le taux de fécondité des femmes immigrées est supérieur à celui des femmes autochtones, de sorte que la deuxième génération dépasse en nombre la première génération.Commandez les Perspectives des migrations internationales (SOPEMI) 2007 sur www.oecd.org/librairie.ISBN 9789264033016 ©L’Observateur de l’OCDE n° 264/265, décembre 2007-janvier 2008


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