Baisse de l'immobilier irlandais

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L’Irlande a connu la croissance la plus rapide de l’OCDE pendant plusieurs années, grâce à une forte consommation intérieure, un investissement stable et une très dynamique demande mondiale dans les secteurs des TI, de la pharmacie et des services financiers. Mais ce boom semble avoir fait long feu, comme l’indique le déclin du marché immobilier. Les prix immobiliers irlandais, notamment à Dublin, sont parmi les plus élevés au monde.

En 2006, Grafton Street, à Dublin, était la 6ème rue la plus chère au monde, d’après une agence immobilière américaine de premier plan. Selon l’Étude économique de l’OCDE : Irlande, les prix immobiliers se sont retournés en 2006 et ont chuté en 2007, en particulier pour les biens anciens, même si les constructions nouvelles baissent également. Le rapport prévient qu’un ralentissement plus sévère mettrait en danger la croissance, l’emploi et le système financier.

Membre de la zone euro, l’Irlande ne peut jouer de la politique monétaire pour maîtriser les prêts, mais un nivellement des distorsions fiscales pourrait fluidifier les cycles immobiliers et préserver la compétitivité, selon le rapport. La fiscalité immobilière irlandaise est parmi les plus favorables de l’OCDE et les réductions fiscales tirent les prix immobiliers à la hausse. C’est le seul pays de l’OCDE qui offre des déductions fiscales sur les emprunts immobiliers tout en n’imposant pas les valeurs immobilières ou les plusvalues. Le PIB réel de l’Irlande glissera sous les 3 % en 2008, contre 5,2 % en 2007, et remontera à plus de 4 % en 2009. Le rapport souligne que la croissance était de 9 % en moyenne de 1995 à 2001.

L’Étude économique de l’OCDE : Irlande 2008 sera prochainement disponible sur www.oecd.org/librairie.

©L’Observateur de l’OCDE n° 267, mai-juin 2008




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