Six scénarios pour l’avenir, 2000-2025

De nombreux scénarios sont possibles, mais la gouvernance mondiale est l’hypothèse la plus prometteuse.
En guise de point de départ, rappelons trois caractéristiques essentielles du monde actuel. Premièrement, l’interdépendance des États, et leur vulnérabilité réciproque dans de multiples domaines. Deuxièmement, la mondialisation et les nombreux phénomènes qui transcendent les frontières, des épidémies jusqu’à l’essor des services bancaires électroniques. Troisièmement, la structure pyramidale du pouvoir sur les plans militaire, économique, politique et culturel. À l’orée du XXIe siècle, nous vivons dans un monde unipolaire où coexistent une superpuissance unique et plusieurs échelons successifs de pouvoirs: grandes puissances, puissances moyennes régionales et émergentes.
Parmi la multitude de scénarios qui peuvent être imaginés, nous en retiendrons six. Chacun sera décrit comme une réalité et non comme une hypothèse qui pourrait ou devrait se réaliser. Le premier scénario découle de la structure pyramidale du pouvoir que nous connaissons aujourd’hui.I. STABILITÉ UNIPOLAIREL’hégémonie des États-Unis est fondée sur des biens matériels et incorporels qui ne montrent aucun signe d’affaiblissement. Ce monde unipolaire perdure des décennies et constitue la période la plus pacifique et la plus prospère de l’histoire de l’humanité. La plupart des États s’accommodent de leur interdépendance et en tirent des avantages réciproques. Les acteurs internationaux sont plus soucieux de créer des richesses pour leur bénéfice mutuel que de se livrer à des pratiques agressives ou au parasitisme. Ce modèle s’apparente donc plus à la relation Canada-Mexique-États-Unis qu’au triangle Inde-Sri Lanka-Pakistan. Si l’unipolarité s’avère plus propice à la paix qu’un équilibre multilatéral ou que la bipolarité, elle ne peut toutefois prévenir les désordres parmi les petits États et les États « défaillants ». Les puissances étrangères interviennent parfois, mais pas toujours, dans certains points chauds du globe, généralement avec l’aval des Nations unies.Les États-Unis représentent une puissance hégémonique (« hégémon ») d’un nouveau genre sur la scène mondiale. Un accord semble en effet se dessiner : Washington n’abuse pas de sa puissance, et les autres pays ne se liguent pas contre elle. Cette superpuissance unique agit rarement seule. Washington recherche, et obtient généralement, l’assentiment des autres puissances sur ses principaux objectifs. Les politiques mises sur pied dans les années 90 pour isoler l’Irak et la Corée du Nord en sont de bons exemples.Les perspectives économiques sont favorables pour la plupart des pays de la planète et le monde est suffisamment riche et éclairé pour trouver les voies d’un développement durable. Les grandes orientations données par la Banque mondiale permettent aux pays d’accroître leur PIB et d’élever leur indice de développement humain. La mortalité infantile continue de reculer dans la plupart des pays. La Russie commence à concrétiser son potentiel économique et de nouveaux géants apparaissent : la Chine, le Brésil, l’Argentine, l’Indonésie ou le Kazakhstan. Aucun de ces pays n’a cependant le désir ou les moyens de défier l’hégémon mondial.L’Europe et le Japon demeurent d’importantes puissances commerciales. Toutefois, l’Europe est tout au plus une confédération d’États, des obstacles linguistiques, culturels et économiques rendant impossible une union complète. Quant au Japon, la pierre angulaire de sa sécurité reste son alliance avec les États-Unis et l’Empire du Soleil levant souffre de lourds handicaps : l’archipel est surpeuplé ; sa population vieillissante compte moins d’actifs pour financer les retraites ; et ses marchés extérieurs se resserrent sous la pression de la Corée et d’autres pays voisins qui peuvent répondre aux mêmes demandes à des prix inférieurs.La croissance économique naguère vigoureuse à Singapour ou à Hong-Kong est entravée par des régimes autoritaires. L’expansion fiévreuse de la plupart des économies de la bordure du Pacifique se ralentit, les besoins en main-d’œuvre, en capitaux et en énergie devenant plus coûteux à satisfaire.II. CHAOS ET DIVISIONMais peut-être faisons-nous fausse route en extrapolant à partir de la période de calme et de prospérité relatifs de cette fin de XXe siècle. Comment le chaos pourrait-il au juste remplacer la stabilité? Un changement important survenant dans toute partie du système peut tout bonnement se répercuter sur sa totalité. En premier lieu, la biosphère est devenue inhospitalière dans certaines régions où la vie humaine était florissante dans les années 90. La prospère bordure du Pacifique vit sous la menace constante de volcans et de lignes de faille qui emportent les vies et détruisent les biens. Les tempêtes et les sécheresses se multiplient sous l’effet du changement climatique et de la déforestation. Des épidémies comme le sida minent la santé physique et financière des populations. La croissance se heurte ainsi à des obstacles à la fois écologiques et économiques et il est plus facile d’en appeler au « développement durable » que de le mettre en œuvre.En second lieu, le calme rationnel qu’inspire la prospérité n’est pas partagé par ceux dont les besoins les plus élémentaires ne sont pas satisfaits. Dans de nombreux pays, les jeunes sans travail vivent mal le fossé qui sépare les nantis des indigents. Des extrémistes attisent les violences ethniques et religieuses. Des États font faillite.En troisième lieu, les armes de destruction massive deviennent plus facilement accessibles. Une seule explosion nucléaire survenant près d’une ville (qu’elle soit due à une défaillance technique, une erreur humaine ou un acte intentionnel) renverrait l’accident de Tchernobyl ou l’attentat d’Oklahoma City à la rubrique des faits divers. Des rumeurs selon lesquelles l’Irak est prêt à lancer des missiles chargés de bacilles d’anthrax sèment la panique en Iran et en Israël.Quant au géant chinois, il s’éveille, mais qu’il frémisse et le monde tremble. Le ralentissement de l’économie chinoise laisse des millions de sans-travail. Les sombres prédictions de Malthus semblent se réaliser : le pays a sacrifié trop de terres agricoles à l’industrie. L’agitation gagne les populations frontalières. Le régime autoritaire est défié par des réformateurs démocrates et des potentats locaux. Les réformes que connaît la dictature risquent de mettre en péril la paix mondiale.Les États-Unis ne parviennent pas à tenir leur rôle de leader ou tentent de s’imposer avec trop d’agressivité. Ils mécontentent leurs alliés, parfois se les aliènent. Washington oscille entre la complaisance passive et l’expression la plus arrogante de sa puissance. Le climat intérieur du pays se dégrade lui aussi à mesure que se multiplient les clivages raciaux et sociaux, que les latino-américains et d’autres groupes ethniques rejettent la culture longtemps dominante, que les armes à feu dictent leur loi dans certaines rues et dans de nombreuses écoles, que le Congrès et l’opinion refusent de financer la recherche scientifique, la santé publique et les infrastructures.De nombreux pays imitent l’exemple américain et exposent leur démocratie au lavage de cerveau des technologies de communications de masse. La sédentarité, la télévision omniprésente et la « malbouffe » favorisent l’obésité, la toxicomanie gagne, au détriment de la santé mentale et physique des populations. Les comportements parasites se multiplient. Beaucoup se comportent comme des passagers clandestins de la société. L’humanité s’enfonce dans une période de troubles alors qu’un nombre croissant d’individus -- parfois perdus dans les profondeurs du cyberespace -- ne vivent plus que pour leur propre compte.III. L’HÉGÉMON DÉFIÉRien n’est éternel. Des puissances montantes défient l’Oncle Sam quand il semble affaibli ou, au contraire, se fait trop dominateur. La majorité de la population chinoise reste pauvre, mais le PIB colossal du pays permet à Pékin de se doter d’une formidable puissance armée. Grâce à ses ingénieurs, la Chine acquiert un niveau technologique de premier ordre. Ses besoins pétroliers la poussent à s’accrocher fermement à l’Asie centrale et à régner en maître sur la mer de Chine méridionale.Les problèmes se multiplient lorsque la Chine durcit sa répression contre les peuples ouïgour, kazakh et tibétain, lorsqu’elle presse le Japon de ne plus construire de systèmes de défense antimissiles et exige d’absorber Taϊwan dans une fédération dominée par Pékin. Washington envoie de nouveau des porte-avions dans le détroit de Formose. La paix semble plus compromise que lorsqu’un certain archiduc d’Autriche mourut à Sarajevo.À ce stade, deux hypothèses sont envisageables. Devant la démonstration de force des États-Unis, la Chine renonce à ses prétentions. Mais, comme les dirigeants russes en 1911 et en 1962, elle se jure de plus jamais reculer devant une puissance rivale et accroît encore ses dépenses d’armement pour se préparer à une autre confrontation d’ici dix ou vingt ans.Seconde hypothèse guère plus réjouissante : Washington se retire et laisse la Chine annexer Taϊwan. La République populaire se met alors à intimider ses autres voisins : le Viêt-nam, la Corée, le Japon, la Russie, l’Inde. Washington aimerait contenir la Chine, mais souffle le chaud et le froid. La Chine s’enhardit et va droit vers une confrontation avec l’hégémon affaibli, convaincue qu’elle remportera la prochaine bataille.IV. BIPOLARITÉ ET COOPÉRATIONEn 2025, la Chine et les États-Unis ont un PIB équivalent et leurs économies sont plus complémentaires que concurrentes. Aucune prétention territoriale ne les oppose. Des projets de coopération ont convaincu les populations que l’entente ne peut qu’être mutuellement bénéfique dans tous les domaines. La question de Taϊwan n’empoisonne plus les relations sino-américaines. Les technocrates l’ont emporté sur les idéologues et la Chine a adapté le modèle taϊwanais. La Chine continentale et Taϊwan sont liés économiquement, mais forment deux entités politiques distinctes qui s’accommodent de leurs désaccords idéologiques.La Chine a conservé ses frontières du XXe siècle et se concentre sur ses problèmes intérieurs. Elle doit faire face à des difficultés économiques et écologiques à la fois grandes et nombreuses, mais d’autres pays lui donnent ou lui vendent les produits alimentaires et les autres biens qui lui font défaut. Si la Chine ne joue pas un rôle actif au sein des Nations unies, elle s’oppose rarement aux opérations de pacification lancées par d’autres pays.V. MULTIPOLARITÉ ET COOPÉRATIONLes pôles de puissance sont différents mais complémentaires. La démocratie et la paix se renforcent l’une l’autre. La plupart des États sont des démocraties représentatives, que relient les échanges commerciaux et d’autres formes de collaboration. Le cyberespace est le point de rencontre de la communauté scientifique, du monde culturel, des milieux d’affaires, des familles, et des internautes du monde entier.Avant 2025, Moscou et Washington ont réduit leurs arsenaux nucléaires à 600 missiles stratégiques et les autres puissances nucléaires sont bien au-dessous de ce niveau. Les obligations posées par les articles 43 à 47 de la Charte des Nations unies en matière de forces armées sont satisfaites. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est doté d’un Comité d’état-major et la plupart des membres des Nations unies mettent des forces armées à la disposition du Conseil de sécurité. La sécurité collective devient une réalité. Le souvenir de l’intervention musclée des Nations unies contre Saddam Hussein dans les années 90 renforce la confiance dans la sécurité collective et dissuade les agressions brutales contre l’équilibre mondial qui se dessine. Israël et la plupart de ses voisins apprennent à coexister et à commercer ensemble.L’écart Nord-Sud se resserre. De plus en plus de pays d’Asie, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Amérique latine s’engagent sur la voie d’un développement rapide et durable. De nouvelles variétés de blé, de riz, de maïs et d’autres cultures permettent de nourrir les populations dans la quasi-totalité des régions sans recours intensif à l’irrigation et aux produits chimiques. Très peu de pays restent tributaires d’une seule production. Les pays en développement comme les pays industrialisés réorientent les ressources consacrées à la défense vers les besoins de développement. En Amazonie et dans les autres régions tropicales, la biodiversité est protégée et devient rentable.VI. GOUVERNANCE MONDIALE SANS GOUVERNEMENT MONDIALUne société civile transnationale apparaît dans de nombreux pays et de nombreuses régions du monde. Plus des trois quarts de l’humanité partagent des valeurs communes : liberté des choix politiques, liberté des marchés, respect des droits de l’homme. La notion de territoire n’est plus aussi importante en tant que principe d’organisation. Aucune autorité supranationale ne gouverne le monde. Les gouvernements nationaux subsistent, mais partagent le pouvoir avec un aréopage d’instances non gouvernementales -- groupements d’entreprises, syndicats, organisations non gouvernementales (ONG) – avec qui ils forment des réseaux d’institutions de plus en plus étendus afin de satisfaire un large éventail de besoins de l’humanité.Les gouvernements nationaux délibèrent entre eux, ainsi qu’avec des spécialistes responsables issus d’instances internationales et transnationales. Le fonctionnalisme est appliqué à la lettre : la prise de décision est éclairée et dirigée par des experts, avec la médiation et sous la supervision de représentants des gouvernements élus. En cas d’épidémie, par exemple, des experts gouvernementaux forment un comité regroupant des membres des commissions médicales nationales, de l’Organisation mondiale de la santé, du Comité international de la Croix-Rouge, ainsi que de l’Académie internationale des sciences de la santé, nouvellement créée. Pour faire face à des problèmes économiques allant des fluctuations monétaires jusqu’aux prix des matières premières, des experts gouvernementaux forment un comité rassemblant des membres de l’OCDE, de la Banque mondiale, du FMI, des principales banques commerciales et de l’Académie internationale des sciences économiques et sociales, nouvellement créée.Pour répondre aux menaces contre la paix et la sécurité, les gouvernements s’en remettent largement au Conseil de sécurité et au Secrétaire général de l’ONU. Quelques États conservent un arsenal nucléaire, mais le Conseil de sécurité possède sa propre force d’intervention rapide, appuyée par des unités désignées de la plupart des États membres. Le Secrétaire général dispose d’un panel de médiateurs dont il peut proposer les services aux parties en litige. Un comité de sages composé de lauréats du prix Nobel de la paix assiste le Conseil de sécurité et le Secrétaire général.En 2005, l’Université du Moyen-Orient est fondée par des Arabes et des Israéliens qui se sont connus sur les bancs des universités américaines, avec l’aide de divers gouvernements et fondations. En 2025, cette université a formé une génération d’hommes et de femmes plus soucieux de développement pacifique que de haines sectaires. À leur initiative, ont déjà été lancés plusieurs projets associant Israël et ses voisins pour le bénéfice de tous.Au total, la gouvernance mondiale est une politique publique mondiale qui saisit les chances et répond aux dangers inhérents à la mondialisation.QUEL EST LE SCÉNARIO LE PLUS SOUHAITABLE?QUEL EST LE PLUS RÉALISTE?Les plus mauvais scénarios sont faciles à identifier. Les scénarios II et III pourraient entraîner la destruction de nombreuses vies et de précieuses ressources. Les planificateurs avisés s’efforceront d’empêcher qu’ils ne se réalisent.Tous les autres scénarios qui aboutissent à la paix et à la prospérité sont acceptables, mais le scénario de la gouvernance mondiale présente des avantages indéniables. Il suppose, tout d’abord, le développement d’une société véritablement transnationale, sans laquelle le système des États pourrait à terme s’effondrer.La gouvernance mondiale s’appuie ensuite sur l’émergence d’une structure dans laquelle ONG et gouvernements affrontent ensemble les défis les plus complexes. Une telle association offre la flexibilité et l’amplitude d’action nécessaires pour satisfaire les besoins qui se font jour.La sagesse peut-elle venir aux hommes avant que le ciel ne s’abatte sur leurs têtes ? Une vision des relations internationales fondée sur l’interdépendance mondiale offre un cadre de réflexion plus large pour préparer l’avenir que le réalisme ou l’idéalisme. Il se peut que les responsables comprennent que les méthodes du passé ne permettent pas de lutter contre certains problèmes nouveaux tels que le réchauffement planétaire. L’interdépendance peut contraindre les forces antagonistes d’hier à négocier ensemble les meilleures solutions.Le concept d’interdépendance résume à lui seul aussi bien les chances que les dangers inhérents à la mondialisation. En tant que principe d’action, il ne présume pas que les hommes soient bons ou mauvais. Il table sur le fait que les gouvernements et les autres acteurs, guidés par leur intérêt bien compris, seront incités à créer des richesses pour le bénéfice de tous plutôt qu’à se les approprier unilatéralement.


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